20 compétences de conduite qu’on enseignait autrefois, mais que presque plus personne ne possède aujourd’hui
Autrefois, les voitures exigeaient davantage de la personne au volant. Il fallait être à l’écoute d’un ralenti irrégulier, sentir le comportement de l’embrayage et savoir comment rentrer chez soi alors qu’une carte papier était le seul système de navigation disponible. Les véhicules modernes ont facilité la conduite à bien des égards, des freins antiblocage et du contrôle de stabilité aux caméras de recul, en passant par les boîtes de vitesses automatiques et les alertes de pression des pneus. Pourtant, de nombreuses compétences pratiques de conduite ont disparu de la vie quotidienne, et ce sont justement celles que de nombreux conducteurs apprenaient avant que les voitures ne se mettent à réfléchir à notre place.
1. Conduire avec une boîte manuelle
Autrefois, les boîtes de vitesses manuelles étaient la norme. Beaucoup ont appris à conduire sur une vieille voiture économique, un utilitaire agricole ou une berline d’occasion. Aujourd’hui, la plupart des nouveaux conducteurs peuvent passer des années sans jamais toucher à la pédale d’embrayage, et ce qui était autrefois la norme est devenu une compétence de niche.
2. Démarrer en côte
Démarrer en côte avec une voiture à boîte manuelle est un véritable exercice de patience. Il faut maintenir la voiture immobile, amener l’embrayage jusqu’au point de prise, accélérer, puis démarrer sans reculer et heurter le pare-chocs de la voiture derrière, ce qui est tout aussi stressant que ça en a l’air.
3. Adaptation du régime lors d'une rétrogradation
Le « rev-matching » rend les rétrogradages en boîte manuelle plus fluides en augmentant le régime moteur avant que l’embrayage ne se relâche. Sans cela, la voiture peut faire un à-coup ou donner un coup sec au niveau de la transmission ; c’est pourquoi les conducteurs habitués aux boîtes manuelles d’autrefois ont appris à donner un petit coup d’accélérateur rapide et bien dosé.
4. Le double embrayage sur une boîte de vitesses ancienne
Le double embrayage est surtout utilisé sur les vieux camions, les voitures de collection et les boîtes de vitesses dépourvues de synchroniseurs modernes. Le conducteur passe au point mort, adapte le régime moteur, puis sélectionne le rapport suivant, ce qui évite les bruits de grincement désagréables.
5. Freinage talon-pointe
Le freinage « talon-pointe » est une technique de conduite manuelle plus avancée, principalement utilisée dans la conduite sportive. Le conducteur freine tout en donnant un petit coup d’accélérateur pour rétrograder, ce qui permet de maintenir la voiture bien stable avant d’aborder un virage.
6. Utilisation d'un starter manuel
Les anciens moteurs à carburateur avaient souvent besoin d’un coup de pouce pour démarrer à froid, et c’est là qu’intervenait le starter manuel. Les conducteurs devaient actionner le starter, démarrer le moteur, écouter son fonctionnement, puis relâcher progressivement le starter à mesure que le moteur se réchauffait. Ce n’est pas forcément quelque chose dont on a envie de s’occuper les matins d’hiver, mais on est sûrs que c’était amusant à apprendre.
7. Lire une carte papier
Avant le GPS, un voyage en voiture commençait avant même que la voiture ne quitte l’allée. Il fallait repérer les numéros d’autoroute, comprendre où les villes se rejoignaient, guetter les itinéraires alternatifs et garder une idée générale du trajet en tête, au lieu d’attendre qu’une voix vous indique le prochain virage.
8. Reculer à l'aide des rétroviseurs
Les caméras de recul ont rendu les manœuvres en marche arrière plus sûres et plus faciles, notamment en présence d’enfants, d’animaux domestiques, de poteaux et d’objets bas qui disparaissent derrière le pare-chocs. Autrefois, les conducteurs devaient se fier aux rétroviseurs, jeter un coup d’œil par-dessus leur épaule et avancer lentement, ce qui leur permettait de mieux se repérer et de savoir où se trouvaient réellement les coins arrière de la voiture.
9. Stationnement en créneau sans capteurs
Le stationnement en créneau était autrefois un petit test de sang-froid, surtout dans les quartiers animés de la ville. Il fallait évaluer l’espace, s’aligner correctement, tourner au bon moment et corriger la trajectoire en douceur, sans pouvoir compter sur des bips sonores, des lignes de guidage ou un système de stationnement automatisé pour vous dépanner.
10. Bien se garer en côte
On enseigne toujours le stationnement en côte, mais de nombreux conducteurs l’oublient dès que l’examen est terminé. Autrefois, on avait pour habitude de tourner les roues de manière à ce que le trottoir ou l’accotement puisse arrêter la voiture si elle venait à rouler, puis de serrer le frein à main et de laisser le véhicule correctement immobilisé.
11. Utilisation des signaux manuels
Les clignotants et les feux stop fonctionnent généralement bien, si bien que la plupart des conducteurs n’envisagent jamais de solution de secours. Les signaux manuels restent toutefois indispensables en cas de panne des feux, en particulier sur les voitures anciennes : le bras gauche permet d’indiquer un virage à gauche, un virage à droite ou un arrêt, selon sa position.
12. Freinage au seuil sans ABS
Avant que les freins antiblocage ne se généralisent, les conducteurs devaient apprendre à freiner brusquement sans bloquer les roues. Le freinage à la limite consistait à trouver la limite d’adhérence disponible, puis à maintenir la pression sur la pédale de frein à ce niveau pour empêcher la voiture de déraper.
13. Savoir quand ne pas freiner brusquement
De nombreux conducteurs plus âgés ont appris à « pomper » les freins sur les routes glissantes, et ce conseil était tout à fait pertinent pour de nombreux véhicules non équipés d’ABS. Les véhicules modernes dotés d’ABS nécessitent généralement une pression ferme et constante ; le véritable savoir-faire consiste donc à savoir quelle technique de freinage convient au véhicule que l’on conduit.
14. Comment redresser la trajectoire après un dérapage
Le contrôle électronique de stabilité peut aider à corriger un dérapage, mais les conducteurs d’autrefois devaient davantage se fier à leur intuition et à leur sang-froid. Il fallait regarder dans la direction où l’on voulait aller, modérer les mouvements brusques, tourner le volant en douceur et éviter de surcorriger lorsque l’arrière de la voiture dérapait.
15. Direction sans assistance
La direction manuelle apprenait aux conducteurs à travailler avec la voiture plutôt que de la forcer à tourner à l’arrêt. Dans les vieux pick-up, les berlines d’époque et les tracteurs, on apprenait à laisser le véhicule rouler légèrement avant de tourner le volant, car faire pivoter de larges pneus avant à l’arrêt demandait un réel effort.
16. Vérification de la pression des pneus à l'aide d'un manomètre
Les voyants d’alerte de pression des pneus sont utiles, mais ils ne remplacent pas un manomètre. Les conducteurs de la vieille école vérifiaient leurs pneus à froid, utilisaient la pression recommandée pour le véhicule et repéraient l’usure de la bande de roulement ou les dommages sur les flancs bien avant que le voyant ne s’allume sur le tableau de bord.
17. Changer un pneu crevé
Autrefois, savoir changer un pneu faisait partie des compétences de base en matière d’assistance routière. Il fallait trouver un endroit sûr, allumer les feux de détresse, desserrer les écrous de roue avant de soulever la voiture, utiliser correctement le cric, monter la roue de secours, puis resserrer le tout.
18. Utilisation du frein moteur en descente
Les longues descentes peuvent mettre les freins à rude épreuve si le conducteur maintient la pédale enfoncée tout au long du trajet. On apprenait autrefois aux conducteurs à rétrograder et à laisser le moteur contribuer au contrôle de la vitesse, en particulier sur les routes de montagne où la surchauffe des freins peut devenir un véritable problème.
19. Dégager une voiture de la neige en la secouant
Avant, quand on s’enlisait dans la neige ou la boue, on suivait toujours la même procédure. On déblayait la neige autour des roues, on les redressait, on accélérait doucement et on passait prudemment de la marche avant à la marche arrière, au lieu de faire patiner les roues jusqu’à ce que la voiture s’enfonce encore plus.
20. Démarrer une voiture à boîte manuelle en la poussant
Le démarrage à la poussée, ou démarrage par impulsion, était l’ancienne astuce utilisée lorsque la batterie était à plat sur certaines voitures à boîte manuelle. Il fallait faire rouler la voiture, mettre le contact, engager un rapport, relâcher l’embrayage au bon moment, puis espérer que le moteur démarre.