10 voitures qui semblent banales mais qui recèlent une ingénierie de génie… et 10 autres qui ne sont que du vent
Certaines voitures ont l’air si banales qu’elles se fondraient dans la masse d’un parking, mais sous leur allure sobre se cache une ingénierie qui mérite des applaudissements. D’autres arrivent avec une carrosserie spectaculaire, de grandes promesses ou une image de marque irrésistible, mais leur contenu s’avère finalement un peu moins impressionnant. Cela ne veut pas toujours dire que les voitures tape-à-l’œil sont mauvaises ; cela signifie simplement que le design automobile peut être trompeur. Voici 10 voitures qui semblent ennuyeuses mais qui recèlent une ingénierie spectaculaire, et 10 autres qui ne sont que façade sans substance.
1. Toyota Prius
La Toyota Prius n’a jamais eu l’allure d’une voiture de rêve. Mais sous le capot, son système hybride était véritablement génial, alliant un moteur à essence, des moteurs électriques, un freinage régénératif et une gestion intelligente de l’énergie dans un ensemble très pratique. Elle a contribué à démocratiser la technologie hybride et a prouvé qu’il était possible d’intégrer l’efficacité énergétique dans la conduite quotidienne.
2. Honda Insight
La Honda Insight de première génération avait un look plutôt étrange qu’enthousiasmant, avec ses jupes de roues arrière et sa minuscule carrosserie biplace. Cette forme singulière avait toutefois une raison d’être, car Honda avait mis l’accent sur l’aérodynamisme, la légèreté et la sobriété. Sa structure en aluminium et son système hybride « Integrated Motor Assist » en faisaient l’une des voitures à essence les plus efficaces de son époque.
3. Citroën DS
La Citroën DS peut paraître élégante aujourd’hui, mais pour beaucoup de gens qui la regardent sans y prêter attention, elle peut ressembler à une vieille berline française un peu bizarre. En réalité, elle regorgeait d’innovations, notamment une suspension hydropneumatique à correction d’assiette automatique, des systèmes à assistance hydraulique et une aérodynamique exceptionnellement avant-gardiste pour l’époque. Elle offrait un confort de conduite si exceptionnel que les gens en parlent encore des décennies plus tard.
4. Lexus LS 400
La Lexus LS 400 d’origine affichait une allure sobre, presque d’un calme affiché. C’était en partie le but recherché, car ses véritables atouts résidaient dans son raffinement, sa précision, son silence, sa fiabilité et la qualité de sa fabrication. Toyota l’avait conçue pour rivaliser avec les meilleures berlines de luxe allemandes, et elle a contraint l’ensemble du marché du luxe à prendre Lexus au sérieux.
5. Audi A2
L’Audi A2 ressemblait à une petite citadine surélevée, conçue par quelqu’un qui prenait l’efficacité très au sérieux. Derrière cette silhouette fonctionnelle se cachait une structure en aluminium de type « space-frame » qui la rendait exceptionnellement légère pour une petite berline à hayon. Audi avait consacré d’importants efforts d’ingénierie à cette voiture que, malheureusement, de nombreux acheteurs n’ont pas vraiment comprise à l’époque.
6. Mercedes-Benz W124
La Mercedes-Benz W124 n’était pas faite pour faire tourner les têtes aux feux rouges. Elle avait un look sobre, aux lignes carrées, et semblait se moquer éperdument des tendances de la mode. Mais sa robustesse, son aérodynamisme, le réglage de sa suspension, ses dispositifs de sécurité et sa qualité de fabrication en ont fait l’une des berlines les plus abouties de son époque.
7. Saab 900
La Saab 900 avait un look original et pratique, mais pas particulièrement glamour. Sa conception reflétait la philosophie de Saab, inspirée de l’aéronautique, avec une priorité absolue accordée à la sécurité, un agencement inhabituel et des moteurs turbocompressés qui lui conféraient un caractère bien à elle. Son pare-brise panoramique, la fonctionnalité de son hayon et son habitacle axé sur le conducteur la distinguaient nettement des berlines plus conventionnelles.
8. Subaru Outback
La Subaru Outback ressemblait à un break surélevé chaussé de chaussures de randonnée, ce qui correspondait en gros à ce qu’elle était. Le génie de Subaru résidait dans le fait d’avoir compris ce que de nombreuses familles recherchaient réellement avant que l’engouement pour les crossovers ne s’empare complètement du marché. La transmission intégrale, la praticité d’un break, une garde au sol correcte et une grande facilité d’utilisation au quotidien lui ont valu une influence considérable, même si son apparence n’avait rien de révolutionnaire.
9. Honda Fit
La Honda Fit avait l’allure d’une petite berline économique à hayon, et c’en était bel et bien une. Pourtant, son aménagement intérieur était brillant, en particulier l’ingénieux système « Magic Seat », qui permettait de rabattre les sièges arrière dans plusieurs directions, rendant cette petite voiture étonnamment pratique. Honda a réussi à offrir une grande flexibilité de chargement malgré un encombrement très réduit.
10. Volkswagen Golf GTI
La Volkswagen Golf GTI ne crie pas « performance » aux quatre coins, surtout comparée à des voitures de sport plus tapageuses. Cette discrétion fait justement partie de son génie, car elle allie fonctionnalité, dimensions compactes, maniabilité précise et confort au quotidien dans un ensemble harmonieux. La GTI originale a contribué à définir le concept de « hot hatch » en rendant une voiture ordinaire véritablement agréable à conduire.
Maintenant que nous avons parlé des voitures au génie discret, parlons de celles qui ne font que du spectacle.
1. DeLorean DMC-12
La DeLorean DMC-12 était dotée de portes papillon, de panneaux de carrosserie en acier inoxydable et d’un style suffisamment spectaculaire pour entrer dans la légende de la culture pop. Malheureusement, ses performances n’ont jamais été à la hauteur de son apparence. La voiture était plus lourde, plus lente et présentait davantage de compromis que ne le laissait supposer son design.
2. Plymouth Prowler
La Plymouth Prowler ressemblait à un hot rod sorti d’usine, ce qui en faisait un modèle à la fois merveilleux et étrange à commercialiser à la fin des années 1990. Le problème, c’est qu’elle était équipée d’un V6 et d’une boîte automatique, ce qui a déçu ceux qui s’attendaient à retrouver l’esprit « muscle car » à l’ancienne. Elle était audacieuse, amusante et visuellement inoubliable, mais pas aussi fougueuse à conduire qu’elle en avait l’air.
3. Mitsubishi Eclipse Cross
La Mitsubishi Eclipse Cross a repris l’un des noms les plus appréciés de la gamme sportive de Mitsubishi, ce qui a immédiatement suscité de grandes attentes. Avec son style affirmé, sa ligne de toit inspirée des coupés et son avant au look agressif, elle semblait promise à un bel avenir dans le monde des crossovers compacts. En réalité, il s’agissait d’un petit SUV assez ordinaire qui n’avait pas grand-chose à voir avec les anciens coupés Eclipse dont se souvenaient les passionnés.
4. Toyota Celica GT-S
La Toyota Celica GT-S de dernière génération affichait un look racé, surbaissé et futuriste, avec un style qui respirait la puissance d’une véritable voiture de sport. Son moteur à haut régime avait du caractère, mais la traction avant et le couple modeste faisaient qu’elle n’était pas aussi exaltante que sa carrosserie le laissait présager. Elle était agréable à conduire dans de bonnes conditions, mais elle donnait davantage l’impression d’être un coupé compact élégant qu’une véritable voiture de sport.
5. Cadillac Cimarron
La Cadillac Cimarron a tenté d’apporter le prestige de la marque Cadillac à un modèle plus compact et plus économe en carburant. Malheureusement, elle s’apparentait trop aux modestes voitures économiques de General Motors, et les acheteurs l’ont remarqué. Le logo promettait le luxe, mais la conception technique et l’expérience à bord ne correspondaient pas tout à fait à cette image.
6. Ford Mustang II King Cobra
La Mustang II King Cobra avait fière allure avec ses bandes, ses ailerons, ses autocollants et ses motifs de cobra. Son allure suggérait toute l’excitation d’une véritable muscle car, mais ses performances s’inscrivaient dans une époque où les normes antipollution et les préoccupations liées à la consommation de carburant avaient tempéré les performances des voitures américaines. Elle avait de la prestance, mais pas le mordant que son nom laissait présager.
7. Hyundai Veloster
La Hyundai Veloster affichait un look bien plus sportif que la plupart des berlines compactes, avec sa disposition asymétrique des portes, sa ligne de toit surbaissée et sa silhouette originale aux allures de coupé. Elle avait une véritable personnalité, et son design donnait l’impression d’une petite voiture de sport fougueuse. Dans sa version de série, cependant, elle misait davantage sur le style et l’originalité que sur la vitesse ou la maniabilité.
8. Jaguar X-Type
La Jaguar X-Type avait le logo qu’il fallait, la calandre qu’il fallait et suffisamment d’éléments typiques du luxe britannique pour paraître prometteuse. Sous le capot, cependant, elle partageait la même base que la Ford Mondeo, ce qui a amené les critiques à se demander si elle avait suffisamment de caractère pour être considérée comme une véritable Jaguar. Ce n’était pas une mauvaise voiture, mais son image pesait plus lourd que l’expérience de conduite.
9. Maserati Biturbo
La Maserati Biturbo arborait un badge prestigieux, un style italien et la promesse de performances dignes d’un moteur biturbo. Sur le papier, cela semblait fantastique, surtout pour les acheteurs à la recherche d’un véhicule plus glamour qu’une berline allemande. Si son badge lui conférait une certaine prestance, des problèmes de fiabilité et une qualité inégale ont gravement nui à sa réputation.
10. Smart Roadster
La Smart Roadster ressemblait à une petite voiture de sport futuriste aux proportions ludiques et au charme indéniable. Elle promettait des sensations légères et ludiques, mais sa boîte de vitesses manuelle automatisée et sa puissance modeste la rendaient moins nerveuse que son design ne le laissait supposer. Son design était certes unique, mais elle semblait aussi prête à s’attaquer à une route de montagne avec plus de conviction qu’elle n’en était réellement capable.