10 Pontiac qui méritent qu’on s’en souvienne et 10 qui ont ruiné la réputation de la marque
Pendant près d’un siècle, Pontiac a incarné la division « passion » de General Motors, insufflant des performances abordables et une image résolument audacieuse au marché automobile américain grand public. Des « muscle cars » dévorant les pneus des années soixante endiablées aux bolides de rue agressifs des années nonante, cette marque emblématique s’est forgé un héritage unique. Malheureusement, une série de décisions d’entreprise contestables, des projets de « badge engineering » sans inspiration et des erreurs catastrophiques en matière de contrôle qualité ont gravement terni cette réputation éclatante.
1. GTO de 1964
Largement considérée comme l’ancêtre de l’ère des « muscle cars » américains, cette machine légendaire a vu le jour sous la forme d’un pack d’options discret et non officiel proposé pour le modèle Tempest, réputé pour son caractère raisonnable. En intégrant un imposant moteur V8 de 389 pouces cubes dans une carrosserie intermédiaire légère, des ingénieurs ingénieux ont créé un véritable phénomène de course urbaine qui a pris les constructeurs concurrents complètement au dépourvu.
2. Firebird Trans Am de 1977
Arborant un immense autocollant « Screaming Chicken » reconnaissable entre tous sur son capot « shaker », cette cruiser noir et or est immédiatement devenue un phénomène culturel grâce à son rôle vedette au cinéma. Alors que la fin des années 70 a vu l’adoption de lois strictes sur les émissions polluantes qui ont étouffé les performances des moteurs à Détroit, cette icône au toit en T a réussi à faire perdurer l’esprit des muscle cars grâce à son style visuel audacieux et sans concession.
3. Fiero GT de 1988
Bien que les premiers modèles aient souffert d’une très mauvaise réputation, due à des moteurs sous-motorisés et à des incendies inattendus dans le compartiment moteur, cette version de fin de série a enfin permis au véhicule de révéler tout son potentiel de voiture de sport à moteur central. Elle était dotée d’un système de suspension entièrement repensé, mis au point par des experts de la course automobile, ainsi que d’un puissant moteur V6 offrant une dynamique de conduite véritablement grisante.
4. Firebird Trans Am WS6 de 2002
Véritable point d’orgue de la gamme traditionnelle des muscle cars, ce monstre au style agressif arborait un capot à prise d’air dynamique qui semblait prêt à engloutir d’un seul coup les voitures de sport de moindre envergure. Sous cette carrosserie en plastique au look sauvage se cachait un légendaire moteur V8 LS1 dérivé de la Corvette, qui transmettait une puissance colossale directement aux roues arrière.
5. G8 GXP 2009
Cette sinistre berline sportive à traction arrière était importée directement de la division australienne Holden de GM et a apporté un vent de fraîcheur aux passionnés de conduite du monde entier. Elle associait un imposant moteur V8 de six litres à une boîte manuelle à six rapports en option, donnant naissance à une voiture discrète mais performante, capable de faire mordre la poussière à des berlines de luxe européennes bien plus onéreuses.
6. Grand Prix de 1969
Ce magnifique coupé de luxe a révolutionné le design intérieur automobile en introduisant un tableau de bord innovant et enveloppant, qui plaçait chaque jauge et chaque commande à portée de main du conducteur. Il se distinguait par un capot incroyablement long et une calandre avant caractéristique en forme de V, qui lui conféraient une allure imposante et sophistiquée.
7. GTO 2006
Au départ, les puristes ont vivement critiqué cette réédition moderne, estimant qu’elle ressemblait bien trop à une voiture de location anonyme aux lignes arrondies plutôt qu’à une véritable « muscle car ». Cependant, dès qu’on appuyait sur la pédale d’accélérateur et qu’on libérait la puissance rugissante du moteur V8 LS2 caché sous ce capot sobre, toutes ces critiques esthétiques s’évanouissaient instantanément dans la fumée des pneus. Elle offrait un habitacle incroyablement confortable, habillé de matériaux haut de gamme.
8. Grand Prix Wide-Track de 1962
Cette superbe berline pleine grandeur a contribué à populariser la célèbre campagne marketing « Wide-Track », qui consistait à décaler les roues vers l’extérieur, au niveau des ailes, afin d’améliorer considérablement la stabilité en virage. Elle arborait un design extérieur épuré et minimaliste, mis en valeur par une lunette arrière concave unique et deux sorties d’échappement intégrées qui semblaient parfaitement harmonisées et sur mesure.
9. Trans Am Turbo de 1989
Pour célébrer le vingtième anniversaire de leur « pony car » emblématique, les ingénieurs ont intégré un moteur V6 Buick turbocompressé extrêmement sophistiqué sous le capot de cet élégant coupé blanc. Le résultat : une véritable fusée homologuée pour la route, si fulgurante qu’elle a été choisie comme voiture de sécurité officielle de l’Indianapolis 500 sans nécessiter la moindre modification mécanique. Elle pouvait facilement distancer la quasi-totalité des voitures de sport exotiques de son époque.
10. Solstice GXP 2009
Ce petit roadster aux lignes sinueuses était une tentative audacieuse et passionnée de construire une véritable voiture de sport légère, capable de rivaliser avec la célèbre Mazda Miata. La version haute performance GXP était équipée d’un moteur quatre cylindres turbocompressé très nerveux développant la puissance impressionnante de 260 chevaux, ce qui lui permettait de filer à toute allure sur les routes sinueuses des canyons avec une aisance absolue. Sans oublier qu’elle était magnifique.
Maintenant que nous avons évoqué 10 fantastiques Pontiac, en voici 10 qui ont terni la réputation de la marque.
1. Aztek 2001
Figurant régulièrement en tête des classements des véhicules les plus laids jamais fabriqués, ce crossover bizarre a, à lui seul, porté un coup catastrophique à l’image de marque « cool » et performante de la division. Sa calandre avant massive à deux niveaux, ses revêtements de carrosserie en plastique étrangement anguleux et son arrière tronqué ont laissé les consommateurs et les journalistes complètement horrifiés lors des événements de lancement organisés chez les concessionnaires.
2. 1982 J2000
Lorsque General Motors a décidé d’imposer à toutes ses marques de commercialiser une version de la plateforme J-body à traction avant, destinée au marché économique, la division « Performance » s’est retrouvée avec cette compacte sans charme. Il s’agissait en substance d’une Chevrolet Cavalier lourdement camouflée, dépourvue du plaisir de conduite et des innovations techniques que les acheteurs fidèles attendaient de la marque à l’émblème en forme de pointe de flèche. Son moteur quatre cylindres, peu réactif, peinait à atteindre les vitesses d’autoroute.
3. Trans Sport 1997
Tenter de commercialiser un monospace familial auprès des consommateurs en lui appliquant des habillages agressifs en plastique inspirés des voitures de sport s’est avéré être une stratégie extrêmement déroutante qui a complètement raté sa cible. Ce véhicule était doté d’un museau avant ridiculement long et incliné, ce qui lui a valu le surnom peu flatteur de « Dustbuster » parmi les conducteurs lambda. L’habitacle regorgeait de plastiques bon marché et rugueux.
4. Montana SV6 de 2005
Au lieu de concevoir un véritable SUV moderne capable de rivaliser sur un marché en pleine mutation, les dirigeants se sont contentés, par paresse, d’ajouter un avant allongé à une plateforme de monospace vieillissante et l’ont baptisé « crossover sport van ». Cette illusion d’optique peu convaincante souffrait de proportions désastreuses, alliant un avant utilitaire aux lignes carrées à des portes arrière coulissantes qui évoquaient immédiatement les voies réservées au covoiturage. La dynamique de conduite était quant à elle totalement dépourvue d’inspiration.
5. Grand Am 1985
Si ce modèle s’est effectivement vendu en quantités massives à des acheteurs de banlieue peu méfiants entre le milieu et la fin des années 80, son impact à long terme sur la réputation de la marque s’est avéré tout à fait néfaste. Il était recouvert d’une quantité absurde de moulures latérales en plastique nervuré qui se décoloraient rapidement, se déformaient et retenaient la saleté de la route, ce qui donnait un aspect peu esthétique au fil du temps. Des problèmes mécaniques ont miné ces voitures à mesure qu’elles vieillissaient.
6. G6 2005
Lancée en grande pompe à la télévision pour succéder à la gamme Grand Am, présente depuis longtemps sur le marché, cette voiture de taille moyenne sans charme n’a pas réussi à susciter le moindre enthousiasme chez les consommateurs. Son style générique et arrondi la rendait totalement anonyme dans les parkings, renonçant complètement à la personnalité visuelle audacieuse qui faisait autrefois la particularité de la marque. Les premiers modèles souffraient d’une direction assistée électrique réputée pour son manque de réactivité.
7. Le Mans 1988
Dans une tentative désespérée de proposer une citadine ultra-bon marché, General Motors a importé une berline à hayon basique et abordable, conçue en Europe et construite par Daewoo en Corée du Sud. Apposer le nom historique d’une « muscle car » sur cette voiture économique fragile à traction avant a été perçu comme une véritable insulte par les passionnés d’automobile du monde entier. Elle souffrait d’une qualité de fabrication déplorable.
8. G3 2005
Arrivée chez les concessionnaires vers la toute fin de la vie de la marque, cette Chevrolet Aveo rebaptisée incarnait le fond du panier de l’entreprise. C’était une citadine bruyante et peu puissante qui n’offrait aucune amélioration en termes de performances, aucune amélioration de la tenue de route et absolument aucune identité stylistique propre. Elle constituait un témoignage triste et pathétique.
9. Sunbird de 1993
Cette berline compacte vieillissante est restée bien trop longtemps au catalogue, rappelant sans cesse les pires défauts de l’entreprise en matière de qualité de finition intérieure. Le tableau de bord était un véritable déluge de plastique gris, anguleux et carré, qui donnait une impression de grande médiocrité au toucher et se décolorait rapidement sous les rayons directs du soleil. Ses motorisations archaïques étaient bruyantes et peu raffinées.
10. Torrent 2006
Ce SUV compact tout à fait banal n’était rien d’autre qu’une Chevrolet Equinox de base dotée d’une calandre différente et de silentblocs de suspension légèrement plus rigides. Il n’apportait absolument rien de nouveau ni d’intéressant à un segment très concurrentiel, et se confondait totalement avec tous les autres véhicules familiaux du quartier. L’agencement intérieur était sans charme.