Vous est-il déjà arrivé d’acheter un objet de luxe et de le voir perdre de la valeur avant même d’avoir eu le temps de vous en vanter ? Eh bien, c’est souvent le cas avec les voitures, y compris les SUV. Certains de ces véhicules ont aujourd’hui l’allure de la royauté, mais cinq ans plus tard, ils ont perdu la moitié de leur prix d’achat. C’est ce qu’on appelle la dépréciation.
On parle souvent de « valeur de revente » en même temps que de dépréciation. Elle indique simplement la part du prix d’origine que la voiture conserve. Un pourcentage de revente plus élevé signifie une dépréciation plus lente, tandis qu’un pourcentage plus faible signifie que la voiture a perdu plus de valeur. Nous avons classé ces modèles de la dépréciation la plus faible à la plus élevée (de la valeur de revente la plus basse à la plus élevée), et tout cela est basé sur les données d’iSeeCars.com.
Nissan Pathfinder : SUV de taille moyenne
Le taux de rétention de valeur s’élève à 48,5 %, soit à peine plus de la moitié pour le modèle 2020. Le Pathfinder a été confronté à des problèmes de fiabilité, en particulier les modèles antérieurs à 2022. Les problèmes liés à la transmission CVT, les finitions intérieures qui donnent une impression de mauvaise qualité et la forte concurrence de Toyota et Honda s’ajoutent à cela. Il est spacieux et performant, mais les acheteurs sur le marché de l’occasion hésitent, ce qui se reflète dans le prix qu’ils sont prêts à payer.
GMC Yukon XL : SUV grand format
Si le Yukon XL offre un espace généreux, ses coûts d’acquisition et d’utilisation sont considérables. Les réparations et le carburant sont des sujets récurrents sur les forums de propriétaires. De plus, le chevauchement des marques entre le Suburban et le Yukon, chez General Motors, sème la confusion chez les acheteurs, ce qui nuit encore davantage à la valeur de revente des deux modèles en cannibalisant la demande. Il conserve néanmoins 51,1 % du prix d’origine du modèle de 2025.
Chevrolet Suburban : SUV grand format
Au bout de cinq ans, le Suburban ne conserve que 54,1 % de sa valeur. Pourquoi ? La surproduction, le vieillissement des versions de base et son utilisation massive par les flottes lui font perdre de son caractère exclusif. De plus, face aux modèles plus récents dotés de technologies de pointe, les anciens Suburban font figure de reliques. Sa taille peut certes impressionner, mais les acheteurs de véhicules d’occasion recherchent bien plus qu’un simple espace de chargement.
Land Rover Discovery : SUV de luxe de taille moyenne
Au bout de cinq ans, il ne conserve que 55,1 % de sa valeur. Malgré son prestige et ses performances tout-terrain, c’est un pari risqué à l’occasion. Les propriétaires signalent des problèmes récurrents, notamment au niveau de la boîte de vitesses et du système d’infodivertissement. Les capteurs font également partie des sources de plaintes. Pour les acheteurs à la recherche d’une bonne valeur résiduelle, ce SUV présente plus de risques que d’avantages.
Infiniti QX60 : SUV de luxe de taille moyenne
Une ambiance haut de gamme, mais des problèmes de budget. Les défauts de la transmission CVT et une technologie de motorisation dépassée pèsent sur le modèle. Même si les modèles plus récents se sont améliorés, les acheteurs n’oublient pas le passé. Et compte tenu de la stratégie à long terme peu claire d’Infiniti, la confiance et la valeur de revente en pâtissent. Pour ces raisons, le QX60 ne conserve que 55,1 % de sa valeur.
Audi Q7 : SUV de luxe de taille moyenne
Une conduite souple ? Oui. Une bonne valeur de revente ? Pas vraiment, car ce véhicule ne conserve que 55,1 % de sa valeur après cinq ans. La technologie complexe du Q7 et la concurrence acharnée en font un achat risqué. Les acheteurs de ce segment ont le choix, et beaucoup se tournent vers des marques réputées pour leur fiabilité et leur facilité d’entretien.
Maserati Levante : SUV de luxe haut de gamme
Au bout de cinq ans, la Levante ne vaut plus que 55,1 % de sa valeur d’origine. Elle fait tourner les têtes, mais pas assez pour être rentable. Des coûts d’entretien élevés et une fiabilité inégale freinent cette superbe italienne. Son charme exotique ne se traduit pas par une bonne valeur de revente, d’autant plus que les acheteurs de véhicules d’occasion redoutent les factures de réparation salées.
BMW X6 : SUV de luxe de taille moyenne
La BMW X6 perd environ 55,1 % de sa valeur sur une période de cinq ans. C’est considérable, surtout pour un véhicule haut de gamme aux performances exceptionnelles. La raison ? Son caractère de niche. Son toit incliné réduit son aspect pratique, ses équipements technologiques deviennent rapidement obsolètes et les réparations coûtent cher. Les acheteurs recherchent le confort et l’espace, pas seulement l’apparence. Cela nuit à son image sur le marché de l’occasion.
Ford Expedition : SUV grand format
Les coûts de carburant et la complexité des motorisations rebutent les acheteurs sur le marché de l’occasion. Au bout de cinq ans, l’Expedition ne conserve que 55,9 % de sa valeur. Même les familles qui apprécient son espace s’inquiètent souvent de la longévité du moteur turbo et des coûts d’entretien plus élevés. C’est un véhicule solide, mais pas vraiment sur le plan de la revente. Les acheteurs recherchent une assurance à long terme, et celle-ci fait défaut.
Buick Enclave : SUV de taille moyenne
Au bout de cinq ans, l’Enclave conserve 57,5 % de sa valeur. Son confort de conduite et son habitacle haut de gamme jouent en sa faveur dès le premier jour, mais plus au bout de cinq ans. Le manque de prestige de la marque et son utilisation intensive par les flottes de location lui font perdre de la valeur. Les acheteurs attendent davantage de la marque Buick que ce que ce segment a à offrir.
Lincoln Navigator L : SUV de luxe pleine grandeur
Imposante par sa taille mais peu performante en termes de valeur résiduelle, cette voiture ne conserve que 59,1 % de sa valeur. Sa consommation élevée et son entretien coûteux expliquent pourquoi les acheteurs sur le marché de l’occasion se montrent prudents. Elle est certes luxueuse, mais trop volumineuse et onéreuse pour la plupart des acheteurs d’occasion, qui préfèrent des investissements plus judicieux à long terme.
Nissan Armada : SUV grand format
Après cinq ans, l’Armada affiche toujours un taux de rétention de 59,1 %. Ce n’est pas catastrophique, mais ce n’est pas idéal non plus. Elle souffre d’une consommation élevée, d’un style dépassé et d’un habitacle qui semble plus vieillot que celui de ses concurrentes. Les acheteurs sur le marché de l’occasion optent souvent pour la Sequoia ou la Tahoe à la place, ce qui fait que l’Armada reste plus longtemps en stock chez les concessionnaires, à des prix plus bas.
Range Rover : SUV de luxe haut de gamme
Mais attention, surtout s’il s’agit d’un modèle haut de gamme. Les acheteurs se détournent dès qu’ils entendent parler de réparations coûteuses et de problèmes électriques. Le Range Rover perd pas moins de 60 % de sa valeur en cinq ans. Certes, il respire le prestige, mais il laisse aussi entrevoir un « cauchemar d’entretien ». Sur le marché de l’occasion, le prestige ne sert à rien si le tableau de bord ne cesse de s’allumer.
Cadillac Escalade : SUV de luxe pleine grandeur
Avec un taux d’environ 60,2 %, l’Escalade standard subit le même sort que sa version ESV : des changements de génération rapides, des coûts d’entretien élevés et une clientèle qui privilégie les équipements technologiques plus récents. Elle séduit au premier abord, mais vieillit vite, et sur le marché de l’occasion, les dernières mises à jour font passer même les modèles récents pour des modèles dépassés.
Cadillac Escalade ESV : SUV de luxe pleine grandeur
Ni son allure imposante ni son habitacle spacieux ne permettent à l’Escalade ESV d’échapper à une dépréciation rapide. Après quelques années sur la route, il ne lui reste plus que 69,2 % de sa valeur d’achat. Les équipements technologiques deviennent vite obsolètes, la consommation reste élevée et la saturation du marché des flottes réduit son attrait. Les nouveaux modèles tape-à-l’œil n’aident pas les anciens à tenir le coup.