Chevrolet nous a offert certaines des voitures les plus appréciées des États-Unis, et nul ne peut nier la puissance de la Corvette ou du Suburban — mais l’histoire de la marque n’est pas uniquement faite de chrome brillant et de victoires. Au fil des décennies, Chevy a également produit des modèles qui n’étaient pas au point ou qui ont été pénalisés par des problèmes de fiabilité, et les conducteurs n’ont pas oublié ces faux pas. Ces 20 échecs montrent que même un géant de l’automobile peut se tromper lorsque l’ambition prend le pas sur le bon sens.
1. Chevrolet Vega
La Vega a fait son apparition en 1971, suscitant de grands espoirs, et a même reçu des éloges dès ses débuts, ce qui a suffi à nous faire croire qu’elle allait être un succès assuré. Mais la réalité a vite rattrapé ses propriétaires : son moteur en aluminium s’est rapidement fait connaître pour ses problèmes de surchauffe, de consommation d’huile et de fiabilité, tandis que la rouille a fait vieillir prématurément la carrosserie dans les régions où les routes hivernales sont particulièrement difficiles. En somme, pas vraiment ce qu’on espérait.
2. Chevrolet Corvair
La Corvair a été l’une des expériences les plus audacieuses de Chevrolet, grâce à son moteur arrière et à sa configuration inhabituelle. Malheureusement, les problèmes de tenue de route constatés dès les débuts et les critiques du public en ont fait l’une des voitures les plus controversées de l’histoire américaine. Certes, Chevrolet s’est donné beaucoup de mal pour améliorer les versions ultérieures, mais le mal était déjà fait.
3. Chevrolet Citation
La première compacte à traction avant de Chevrolet destinée au grand public semblait constituer une avancée majeure lors de son lancement en 1980 — et ce fut effectivement le cas pendant un certain temps. Puis, les propriétaires ont commencé à faire face à des rappels, à des problèmes de freins et à une expérience globale qui ne semblait pas aussi aboutie qu’elle aurait dû l’être. Au final, ce modèle est rapidement devenu l’exemple type d’un lancement qui a tourné au désastre.
4. Chevrolet Chevette
Il faut reconnaître que la Chevette offrait un moyen de transport bon marché, mais c’était franchement son seul atout. Les acheteurs se retrouvaient avec une puissance modeste, un intérieur basique et une expérience de conduite qui semblait déjà dépassée alors même que le modèle était encore en vente. Son prix abordable lui a permis de rester sur le marché pendant des années, mais cela ne veut pas dire que quiconque l’ait confondue avec l’un des meilleurs modèles de Chevrolet.
5. Chevrolet Cobalt
La Cobalt était censée offrir à Chevrolet une présence plus affirmée sur le marché des petites voitures, après des années de modèles compacts sans grand intérêt. Au lieu de cela, c’est à peu près tout le contraire qui s’est produit. En réalité, elle s’est retrouvée impliquée dans l’un des scandales de sécurité les plus graves de GM, en raison de commutateurs d’allumage défectueux susceptibles de couper le moteur et de désactiver des systèmes de sécurité essentiels. Aucun prix n’aurait pu changer cela.
6. Chevrolet SSR
On aurait dit qu’un gros bonnet de chez Chevrolet avait eu envie d’un bolide, d’un pick-up et d’un cabriolet, tout ça en même temps. Eh bien, ça s’est passé à peu près comme on pouvait s’y attendre ! L’idée était sympa en théorie, mais les premières versions étaient chères, lourdes et pas vraiment rapides pour un véhicule au look aussi racé.
7. Chevrolet HHR
Quand on a affaire à des concurrents de taille, il faut se démener pour prendre l’avantage. Chevrolet a clairement pris conscience du succès de la Chrysler PT Cruiser et a décidé qu’il fallait proposer une autre option dans le style rétro. Le problème, c’est que si la HHR offrait un espace pratique et un certain cachet, son design semblait peu original, et sa conduite ne donnait pas vraiment envie aux acheteurs.
8. Chevrolet Uplander
L’Uplander visait à donner à la monospace de Chevrolet un aspect plus proche d’un SUV, ce qui semblait une bonne idée sur le papier jusqu’à ce que l’on se rende compte que cela se traduisait surtout par un avant à l’allure plus robuste. Au fond, il s’agissait toujours d’une monospace en concurrence avec les modèles familiaux plus dynamiques de Honda, Toyota et Dodge.
9. Chevrolet Lumina APV
La Lumina APV a sans aucun doute marqué les esprits… mais pas pour les bonnes raisons. Il suffit de la regarder ! Son long pare-brise incliné et ses lignes la rendaient atypique, tandis que le monospace lui-même peinait à paraître aussi accessible que ses concurrents. Au final, Chevrolet a pris un véritable risque avec ce modèle, mais les acheteurs ne se sont pas vraiment précipités pour en acquérir un.
10. Chevrolet Malibu Maxx
La Malibu Maxx a tenté de réunir les atouts d’une berline, d’une voiture à hayon et d’un break en un seul modèle pratique. On dirait le trio gagnant, n’est-ce pas ? Eh bien, ses proportions peu harmonieuses ont rendu son succès commercial difficile auprès des acheteurs qui recherchaient un véhicule plus élégant pour leur allée. Difficile de ne pas saluer l’idée, mais on comprend aisément pourquoi elle n’est jamais devenue un modèle très populaire.
11. Chevrolet Aveo
L’Aveo a permis à Chevrolet de proposer un modèle d’entrée de gamme, mais elle n’a pas vraiment réussi à faire de la conduite économique l’expérience tant vantée. Ses performances médiocres et son manque de raffinement donnaient l’impression d’une voiture choisie pour son prix plutôt que par envie, et les conducteurs s’en rendaient bien compte. Lorsque les concurrents ont commencé à proposer des véhicules moins pénibles à conduire, l’Aveo a perdu encore plus de terrain.
12. Chevrolet Spark EV
La Spark EV était équipée d’un moteur électrique étonnamment nerveux, ce qui fait qu’elle n’était pas si mal au volant. Le problème majeur résidait plutôt dans sa disponibilité limitée et son format compact, qui ne séduisait pas un large public. Au lieu de marquer un tournant pour Chevrolet dans le domaine de l’électrique, elle est surtout restée une simple parenthèse avant l’arrivée de la Bolt EV.
13. La stratégie marketing de la Chevrolet Volt
Qualifier cela d’échec n’est pas tout à fait juste ; la Volt était techniquement ingénieuse, et de nombreux propriétaires l’appréciaient. Le problème, c’est que Chevrolet devait la présenter comme une hybride rechargeable fonctionnant en priorité à l’électricité, avec un moteur à essence de secours, et à un prix difficile à faire accepter aux consommateurs. En résumé, il fallait un argumentaire de vente beaucoup trop complexe pour la justifier.
14. Rappel concernant la batterie de la Chevrolet Bolt EV
La Bolt EV offrait à Chevrolet une véritable occasion de proposer une autonomie électrique suffisante aux consommateurs lambda ; imaginez donc la surprise générale lorsque les craintes liées aux incendies de batterie ont entraîné d’importants rappels. N’oublions pas non plus les rachats de véhicules et l’atteinte à la réputation dont aucun véhicule électrique abordable n’avait besoin. Même après les mesures correctives, la Bolt ne s’en est jamais remise.
15. Chevrolet Trax (première génération)
La première génération du Trax a fait son apparition à un moment où les petits SUV connaissaient un véritable engouement ; sur le papier, Chevrolet avait donc choisi le bon moment. Mais qu’en était-il dans la réalité ? L’habitacle donnait une impression de médiocrité, le moteur semblait à la peine et l’ensemble manquait de nouveauté. Il s’est vendu parce que les acheteurs recherchaient des petits crossovers, mais ce n’était pas un modèle dont on se vantait.
16. Chevrolet TrailBlazer EXT
En transformant le TrailBlazer en version EXT, les automobilistes enthousiastes ont gagné trois rangées de sièges, ce qui semblait formidable ! Cependant, cela a également donné naissance à un SUV plus long et plus lourd, qui semblait moins maniable que le modèle standard. L’espace n’était pas mauvais pour les familles, mais la conduite et la consommation de carburant rappelaient que « plus grand » ne rime pas toujours avec « meilleur ».
17. Chevrolet Avalanche
L’Avalanche était vraiment bien pensée, notamment grâce à son système Midgate qui permettait aux propriétaires de tirer le meilleur parti de la benne. Les premiers modèles étaient toutefois équipés d’un habillage en plastique gris massif qui donnait au pick-up un aspect trop chargé et plus clivant qu’il n’aurait dû l’être. Chevrolet a heureusement fini par adoucir ce look, ce qui n’a fait que confirmer que le design d’origine était trop exagéré.
18. Les dernières générations de la Chevrolet Monte Carlo
Les dernières Monte Carlo portaient un nom prestigieux, mais elles n’avaient ni le charme d’une voiture de luxe personnalisée ni l’allure d’une muscle car que l’on associait aux versions précédentes. Avec sa traction avant et son look de voiture de location, elle était bien loin d’être à la hauteur de ce que son nom laissait présager. On sait que c’est grave quand même un lien avec la NASCAR ne parvient pas à masquer son manque de charme.
19. Chevrolet Cavalier
La Cavalier a été omniprésente pendant des années, et même s’il est facile de penser que c’est une bonne chose, la réalité est que sa longévité a rendu ses défauts encore plus difficiles à ignorer. Un habitacle bon marché et une conduite globalement peu inspirante ? On avait vraiment l’impression que Chevrolet se reposait sur ses lauriers dans le segment des compactes.
20. Chevrolet SS
La Chevrolet SS était une superbe berline discrète dotée d’un moteur V8, d’une traction arrière et de performances impressionnantes. Le plus étrange, c’est que Chevrolet ne l’a pratiquement pas commercialisée. La marque l’a en outre vendue à un prix élevé et l’a laissée disparaître alors que de nombreux passionnés commençaient tout juste à découvrir son existence. Cet échec tient moins à la voiture elle-même qu’au fait de ne pas avoir donné à un excellent véhicule l’élan qu’il méritait.