Le mal des transports peut sembler étrangement imprévisible. Certains trajets ne vous affectent pas trop, tandis qu’à d’autres occasions, vous réclamez une pause toutes les quelques minutes. Cela s’explique généralement par le fait que de nombreux facteurs peuvent influencer vos symptômes ; tout, de la place où vous êtes assis à ce que vous avez mangé une heure plus tôt, peut modifier la façon dont votre corps réagit au trajet. Heureusement, de nombreux facteurs déclenchants courants peuvent être évités, et une fois que vous savez ce qui a tendance à aggraver les choses, il est beaucoup plus facile de prendre des habitudes qui rendent les voyages bien plus supportables.
1. Lire ou faire défiler un écran dans la voiture
On pourrait penser que la lecture permet de se distraire suffisamment pour ne pas avoir le mal des transports, mais le fait de baisser les yeux vers un livre ou un téléphone signifie que vos yeux perçoivent une image fixe tandis que votre oreille interne détecte un mouvement constant. Ce décalage est l’un des moyens les plus rapides de transformer un léger malaise en nausée. Même quelques minutes passées à envoyer des SMS, à lire ou à consulter une carte peuvent vous mettre sur la mauvaise pente.
2. Assis à l'arrière
Sur la banquette arrière, les mouvements sont souvent perçus de manière plus amplifiée, notamment sur les routes sinueuses ou dans les embouteillages. De plus, on a moins de contrôle sur la vue de la route devant soi, ce qui peut rendre le trajet plus désorientant et pénible. Pour beaucoup de gens, cette combinaison suffit à faire apparaître les symptômes bien plus rapidement.
3. Faire du vélo l'estomac vide
Si la faim vous rend nerveux et agité avant même de monter dans la voiture, sachez que sauter un repas avant un trajet ne fera que vous rendre encore plus mal à l’aise une fois que la voiture sera en marche. Un estomac vide ne protège pas autant des nausées qu’on le croit ; bien souvent, cela ne fait qu’empirer les choses.
4. Avoir pris un repas copieux et gras juste avant
Il vaut mieux ne pas prendre la route l’estomac vide, mais il est également important de savoir ce qu’il faut manger. Un repas copieux et riche, comme un repas de fast-food, peut alourdir l’estomac et rendre les premiers malaises beaucoup plus intenses. Les aliments frits, les plats crémeux et les portions trop copieuses sont particulièrement déconseillés avant un long trajet. Lorsque votre estomac est déjà mis à rude épreuve, le trajet a tendance à paraître beaucoup plus pénible.
5. Air vicié ou tiède
Une voiture étouffante peut accentuer les nausées et les rendre plus difficiles à surmonter. La chaleur accentue souvent cette sensation de vertige et ce malaise général, surtout si vous êtes déjà sujet au mal des transports. Bien sûr, l’air frais ne résoudra pas tout, mais un air vicié peut sans aucun doute aggraver la situation.
6. Les odeurs fortes dans la voiture
Les désodorisants, les parfums, la restauration rapide et même certains produits d’entretien peuvent vous submerger lorsque vous vous sentez déjà mal à l’aise. L’odorat et les nausées sont malheureusement étroitement liés, et les odeurs fortes peuvent transformer un trajet supportable en une expérience bien plus pénible. Il vaut mieux privilégier les odeurs neutres.
7. Regarder le paysage défiler derrière les vitres
Lorsque le paysage défile rapidement sur les côtés, vos yeux reçoivent d’un seul coup une multitude d’informations visuelles instables. Cela peut rendre votre cerveau encore plus incertain quant à ce qui se passe, ce qui aggrave vos symptômes. Au lieu de vous aider à vous repérer, cette vue peut parfois vous donner l’impression d’être encore plus déséquilibré.
8. Circulation en accordéon
Les freinages fréquents, les accélérations brusques et les légères variations constantes de vitesse peuvent être particulièrement difficiles à supporter. Votre corps n’a jamais vraiment l’occasion de trouver son rythme, ce qui rend les mouvements saccadés et imprévisibles. Un embouteillage peut être agaçant pour tout le monde, mais il est souvent particulièrement pénible si vous souffrez du mal des transports.
9. Détourner le regard de la route pendant de longues périodes
Si le fait de regarder le paysage défiler à toute vitesse risque d’aggraver vos symptômes, il n’est pas non plus conseillé de détourner complètement le regard de votre environnement ; passer trop de temps à fixer vos genoux, le siège devant vous ou des objets au hasard à l’intérieur de la voiture peut en réalité aggraver la situation. Après tout, votre cerveau a plus de mal à traiter les mouvements lorsque vos repères visuels ne correspondent pas à la direction du trajet. Plus ce décalage dure, plus vous risquez de commencer à vous sentir mal.
10. Ne pas se laisser décourager par les premiers symptômes
Beaucoup de gens essaient d’ignorer ces premiers signes de chaleur, de vertiges ou de maux d’estomac, en espérant que cela passe. Malheureusement, le mal des transports devient souvent plus difficile à maîtriser une fois qu’il s’est pleinement installé. Attendre trop longtemps avant de changer de position, de prendre l’air ou de détourner le regard peut ralentir considérablement la guérison, ce qui signifie que vous souffrirez davantage.
Maintenant que vous savez quelles habitudes et quelles conditions ont tendance à aggraver le mal des transports, voyons ce qui peut aider à rendre le trajet beaucoup plus agréable.
1. Regarder droit devant soi
Contrairement à ce que l’on pourrait croire (à savoir qu’il vaut mieux ne pas regarder la route du tout), garder les yeux fixés sur la route devant vous aide votre cerveau à faire le lien entre ce que vous voyez et ce que votre corps ressent. Veillez à regarder droit devant vous : cette vision stable vers l’avant vous fournit des informations visuelles plus fiables que si vous regardiez vers le bas ou sur le côté, ce qui réduit le risque d’aggraver vos symptômes.
2. Choisir le siège avant lorsque c'est possible
Le siège passager avant offre généralement la meilleure visibilité et permet de mieux percevoir les mouvements du véhicule ; on peut ainsi mieux anticiper les virages, les arrêts et les changements de vitesse, ce qui réduit ce sentiment de désorientation. Si l’on a la possibilité de s’asseoir à l’avant, cela vaut souvent la peine de le faire plutôt que de choisir de s’asseoir à l’arrière.
3. Prendre une petite collation simple avant de partir
Vous vous souvenez que nous avions dit qu’il ne fallait pas prendre la route l’estomac vide ? Même s’il vaut mieux éviter les repas copieux, une collation légère peut aider à calmer votre estomac sans vous alourdir. Les crackers, les toasts, les bananes ou d’autres aliments fades sont souvent mieux tolérés que les plats riches ou épicés. L’objectif est d’éviter d’être soit trop rassasié, soit trop affamé au moment de prendre la route.
4. Entrouvrir une fenêtre pour faire entrer de l'air frais
Au lieu de souffrir dans une voiture étouffante, veillez à entrouvrir la vitre ; l’air frais qui circule peut rendre l’habitacle moins étouffant et moins oppressant dès que les symptômes commencent à se manifester. Cela permet également d’atténuer les odeurs persistantes qui pourraient aggraver votre inconfort.
5. Garder la tête immobile et bien soutenue
Croyez-le ou non, s’adosser à l’appuie-tête peut réduire les mouvements superflus et aider votre corps à se sentir plus stable pendant le trajet. Moins votre tête bouge ou bascule à chaque virage et à chaque secousse, plus le trajet vous semblera agréable. Même si le fait d’être bien calé n’éliminera pas complètement le mal des transports, cela rendra sans aucun doute le trajet plus supportable.
6. Éviter les odeurs fortes avant et pendant le voyage
Comme indiqué précédemment, si vous êtes sujet aux nausées, il est préférable d’éviter les parfums capiteux, les produits parfumés et les odeurs alimentaires trop fortes dans la voiture. Un environnement plus neutre permet à votre estomac d’avoir moins de stimuli auxquels réagir alors que vous êtes déjà affecté par le mouvement.
7. Prendre des remèdes contre le mal des transports avant que les symptômes n'atteignent leur paroxysme
Qu’il s’agisse de bracelets d’acupression, de bonbons au gingembre, de bonbons acidulés ou de médicaments en vente libre, le moment où vous les prenez est plus important que vous ne le pensez. Ces remèdes sont généralement plus efficaces lorsque vous les utilisez avant que les nausées ne s’aggravent. Attendre d’être déjà mal en point peut réduire considérablement leur efficacité.
8. Faire des pauses lors des longs trajets en voiture
Si vous ne vous sentez pas très bien, faire une pause de quelques minutes permet à votre corps de se remettre d’aplomb et à votre estomac de se calmer. Marcher un peu, respirer l’air frais et se tenir debout sur un sol stable peuvent tous contribuer à briser le cercle vicieux des nausées. Lors d’un long trajet en voiture, faire des pauses régulières peut faire toute la différence.
9. S'hydrater
Boire de petites gorgées d’eau peut vous aider à vous sentir mieux, surtout si la chaleur ou l’anxiété aggravent le problème. En revanche, boire trop d’un coup peut provoquer des remous dans l’estomac, ce qui n’est pas très agréable non plus. N’oubliez donc pas de trouver le juste équilibre !
10. Repos oculaire
Si regarder par la fenêtre ne vous aide pas et que vous commencez à vous sentir mal, fermer les yeux pendant un moment peut atténuer la confusion visuelle. Cela peut s’avérer particulièrement utile lorsque la route est sinueuse ou que le paysage qui défile ne fait qu’aggraver votre malaise. Ce n’est pas une solution miracle pour tout le monde, mais pour certaines personnes, cela permet d’atténuer suffisamment les symptômes pour tenir le coup pendant le trajet.