10 choses que les conducteurs disent aux policiers et qui se retournent contre eux, et 10 choses qui aident vraiment
Les contrôles routiers ont le don de pousser des gens tout à fait normaux à dire la chose la plus idiote de toute la semaine. On vous arrête et, tout à coup, vous vous retrouvez à donner des explications, à plaisanter, à discuter ou à en dire bien plus que vous ne l’auriez voulu. Cela vient généralement de la nervosité, pas d’une mauvaise intention, mais la nervosité a la fâcheuse tendance à vous faire paraître sur la défensive, sarcastique ou étrangement sûr de soi au pire moment. Le problème, c’est qu’un contrôle se passe généralement mieux quand les choses restent simples et faciles à gérer. Alors avant que les gyrophares ne viennent à nouveau bouleverser votre personnalité, voici 10 phrases que les conducteurs ont tendance à dire et qui se retournent contre eux, et 10 autres qui aident vraiment.
1. « Savez-vous qui je suis ? »
Cette phrase ne produit presque jamais l’effet escompté. Même si vous la dites à moitié pour plaisanter, elle donne l’impression que vous essayez de faire valoir votre autorité ou de faire porter le contrôle sur votre statut plutôt que sur votre comportement. Elle dégage également une forte impression de « cela devrait s’appliquer aux autres, pas à moi », ce qui n’est pas vraiment apaisant.
2. « Je ne dépassais que de peu »
Les gens disent ça comme si c’était tout à fait logique, mais en général, ça ressemble plutôt à un aveu partiel teinté d’arrogance. Tu ne nies pas vraiment le contrôle, et tu ne te rends pas service non plus : tu te contentes de négocier à voix haute avant même qu’on te le demande. C’est un peu comme montrer son raisonnement lors d’un contrôle routier alors que la réponse est toujours fausse.
3. « Tout le monde le faisait »
Cette réplique semble convaincante pendant environ deux secondes, jusqu’à ce qu’on l’entende à voix haute. Elle ne rend pas le comportement plus sûr et ne vous donne pas l’air plus prudent : elle donne simplement l’impression que vous êtes agacé d’être celui qui s’est fait pointer du doigt.
4. « Je connais mes droits »
Même si c’est techniquement vrai, le formuler ainsi risque de rendre l’échange moins productif. Cela donne généralement moins l’impression d’une assurance et ressemble davantage à quelqu’un qui se prépare à une dispute de rue vue dans une vidéo quelque part. Il y a une grande différence entre s’affirmer calmement et annoncer que l’on s’apprête à se montrer difficile.
5. « C'est ridicule »
C’est peut-être le cas, ou peut-être pas, mais le dire sur le moment n’arrange généralement rien. Cette phrase n’apporte aucune clarification, ne désamorce pas la situation et ne fait pas avancer les choses : elle ne fait qu’envenimer le climat et montre à l’autre que vous êtes déjà sur la défensive. Dès que le mépris s’invite dans la conversation, le bon sens a généralement déjà pris la fuite par la vitre côté passager.
6. « Je n’ai rien fait de mal »
Parfois, les gens disent cela avant même de savoir pourquoi ils ont été arrêtés, ce qui donne l’impression que c’est un réflexe. Si le policier vient de vous voir griller un stop, changer de voie sans prévenir ou rouler à vive allure dans une zone scolaire, cette réplique tombe à plat. Cela peut donner l’impression que vous êtes déconnecté de ce qui vient de se passer, ou que vous pensez que le simple fait de nier les faits suffira à effacer ce qui vient de se passer.
7. « Tu ne peux pas simplement me laisser partir ? »
Il existe une façon de formuler cette demande qui fait suffisamment appel à la compassion, mais bien souvent, cela donne l’impression que l’on se croit tout permis ou que l’on a répété son discours. Cela place l’agent dans une situation où il doit soit céder immédiatement, soit vous opposer un refus manifeste, ce qui n’est pas une dynamique très constructive.
8. « Je suis ami avec ton chef »
Cette phrase a tendance à mal passer dès qu’elle sort de ta bouche. Elle ressemble à une menace déguisée en geste de rapprochement, ou tout au moins à une tentative maladroite de donner à cette rencontre un caractère personnel plutôt que professionnel. Même si c’est vrai, cela rend généralement les choses plus bizarres, et non plus faciles.
9. « Vous devriez vous occuper de traquer les vrais criminels »
C’est le genre de remarque que l’on fait quand on veut se donner un air moralement supérieur tout en restant au volant du véhicule incriminé. Cela revient à insulter le contrôle, à dénigrer le travail de l’agent et ne contribue en rien à améliorer votre situation. On y retrouve aussi ce ton familier de quelqu’un qui tente de gagner une dispute dont personne ne voulait.
10. « Je n’ai bu qu’un seul verre »
Si le contrôle est lié à la conduite avec facultés affaiblies, c’est le genre de déclaration que les gens croient prudente, mais qui, souvent, ne fait que les incriminer. Elle est donnée trop vite, généralement avant même que l’on ait posé la question précise à laquelle on tente de répondre. Dès que vous commencez à évoquer avec désinvolture vos propres zones d’ombre, le contrôle peut prendre une tournure bien moins informelle.
Une meilleure approche est généralement moins mémorable, moins émotionnelle et bien moins dramatique. Voici dix conseils qui s’avèrent réellement utiles lors d’un contrôle routier.
1. « Bonsoir, monsieur l'agent »
Ça peut paraître simple, mais cette simplicité fait toute la différence. Une salutation posée montre que vous n’essayez pas de commencer par du sarcasme, de la panique ou un défi, et c’est plus important qu’on ne le croit. Les premières secondes d’une rencontre donnent le ton bien plus vite que n’importe quelle réplique pleine d’esprit ne le ferait jamais.
2. « Mon permis et ma carte grise sont dans la boîte à gants »
Une simple explication aide, car elle réduit l’incertitude. Au lieu de tendre brusquement le bras pendant que l’autre devine ce que vous faites, vous rendez le mouvement compréhensible avant même qu’il ne se produise. Ce n’est ni raffiné ni stratégique, c’est simplement une marque d’attention dans un moment de tension.
3. « Je vais tenter ma chance maintenant »
C’est l’une de ces petites phrases qui donnent l’impression que tout est mieux organisé. Elle montre que vous comprenez que la situation est structurée et que vous êtes prêt à la gérer de manière prévisible et sereine. La prévisibilité est souvent sous-estimée lorsque la tension est à son comble de part et d’autre de la vitre.
4. « Oui »
Une réponse brève et directe est souvent plus utile que le long paragraphe plein d’hésitations que l’on a tendance à y ajouter. Si vous connaissez la réponse à une question simple, le fait de la donner sans détours évite que la conversation ne se transforme en un flot confus d’excuses et de digressions.
5. « Non »
C’est tout aussi vrai dans l’autre sens. Un « non » net et clair est bien plus rassurant qu’une réponse décousue qui, on ne sait trop comment, contient trois détails superflus, deux excuses et une théorie sur le moment où le feu est passé au orange. On a souvent tendance à trop parler parce qu’on veut paraître coopératif, alors qu’en réalité, c’est la clarté qui aide.
6. « Je comprends »
C’est plus efficace que de se disputer sur la question de l’équité en plein milieu d’un arrêt. Cela ne veut pas dire que vous acceptez tout ce qui se dit ni que vous approuvez soudainement toute la situation ; cela montre simplement que vous avez entendu ce qui a été dit et que vous n’essayez pas de transformer le bord de la route en salle d’audience.
7. « Pourriez-vous m'expliquer pourquoi on m'a arrêté ? »
Posée calmement, cette question est bien plus utile que de commencer par nier. Elle vous apporte des informations, permet de garder les pieds sur terre et évite cette atmosphère tendue qui s’installe quand on se dispute avant même d’avoir mis les choses au clair. Cela donne aussi l’impression d’un adulte qui cherche à comprendre ce qui se passe, ce qui est généralement la meilleure attitude à adopter.
8. « Je ne veux pas faire de mouvements brusques »
Cela s’avère particulièrement utile si vous devez expliquer pourquoi vous bougez avec précaution, faites une pause ou attendez des instructions. Cela montre que vous êtes attentif sans paraître théâtral, et évite que votre comportement ne soit interprété à tort comme évasif ou étrange.
9. « Merci »
Non, cela n’efface pas comme par magie une contravention, et non, cela ne signifie pas que vous avez apprécié l’expérience. Mais conclure l’échange par un simple « merci » prononcé avec calme vaut généralement mieux qu’un dernier discours plein de frustration lancé depuis le siège du conducteur. Dans bien des cas, le simple fait de ne pas ajouter une dernière touche superflue permet d’améliorer la situation.
10. « Conduisez prudemment »
C’est une formule qui fonctionne particulièrement bien à la toute fin, lorsque la rencontre est clairement terminée et que tout le monde commence à se détendre. Elle est brève, naturelle et humaine, sans paraître artificielle ni trop empressée. Surtout, elle permet de clore l’échange sur une note sereine, ce qui est souvent la meilleure façon de conclure.