10 modèles Acura qui incarnent parfaitement le luxe abordable et 10 autres qui ont perdu de vue ce qui faisait la grandeur d’Acura
Acura a bâti toute son identité sur un argument simple : la fiabilité Honda, habillée d’une touche un peu plus exclusive, sans le prix d’une marque allemande. Pendant longtemps, cette formule a fonctionné à merveille, donnant naissance à des voitures dont les passionnés parlent encore des décennies plus tard. Mais à un moment donné, la marque s’est égarée à plusieurs reprises, en suivant les tendances des crossovers ou en jouant la carte de la sécurité d’une manière qui ne ressemblait absolument pas à Acura. Les bonnes années et celles qu’on préfère oublier se côtoient dans la gamme, parfois à seulement une génération d’intervalle. Voici 10 Acura qui ont parfaitement réussi la formule, et 10 autres qui vous font vous demander ce qui a bien pu se passer lors de la réunion de conception.
1. NSX de première génération
Conçue avec la contribution d’Ayrton Senna et dotée d’une carrosserie entièrement en aluminium bien avant que cela ne devienne courant, la NSX originale a prouvé qu’un constructeur japonais était capable de fabriquer une supercar qui se conduisait comme une voiture de tous les jours. Sa maniabilité était d’une telle précision qu’elle faisait passer pour des amateurs des voitures coûtant deux fois plus cher. Trois décennies plus tard, c’est toujours le modèle que l’on cite pour expliquer ce que devait être Acura.
2. Integra Type R
La traction avant n’était pas censée procurer de telles sensations. Le moteur VTEC à haut régime de la Type R et sa boîte de vitesses exclusivement manuelle ont transformé une petite voiture économique en un bolide capable de battre des records au tour et de faire tourner la tête à des adultes sur une route de campagne. Elle reste l’une des expressions les plus pures de ce que peut être une petite voiture de sport spécialisée.
3. TL Type-S
La TL Type-S a su transformer une berline confortable et bien construite en un véritable bolide, avec en prime une boîte de vitesses manuelle en option, ce que peu de marques de luxe se donnaient la peine de proposer à ce prix-là. Elle passait inaperçue sur le parking, mais humiliait les voitures plus sportives dès le prochain feu rouge. C’est justement ce contraste qui faisait tout son charme.
4. RSX Type S
Un moteur quatre cylindres à haut régime, une boîte manuelle à six rapports et un châssis qui récompensait la conduite sportive ont fait de la RSX Type S l’une des favorites des amateurs qui accordaient une réelle importance aux sensations de conduite. Elle n’a jamais prétendu être un modèle phare de luxe, et elle n’en avait pas besoin. C’était tout simplement une voiture véritablement agréable à conduire, arborant le logo Acura.
5. Légende
C’est à la voiture qui a tout déclenché qu’il revient d’avoir donné le ton. La Legend était équipée d’un V6 souple, offrait une qualité de fabrication qui surprenait les habitués des berlines américaines, ainsi qu’un intérieur raffiné qui a permis à Acura de s’imposer d’emblée comme une alternative sérieuse à Lexus. Elle a bien vieilli et reste dans la mémoire de ceux qui en ont possédé une.
6. MDX d'origine
Conçu sur une plateforme de pick-up mais réglé pour offrir une conduite digne d’un véhicule nettement plus petit, le premier MDX a prouvé qu’Acura était capable de proposer un SUV familial sans pour autant perdre de vue ses fondamentaux. Il disposait de trois rangées de sièges, d’une réelle capacité de remorquage et d’un confort de conduite qui n’avait rien à envier à celui de ses concurrents plus onéreux. Les familles qui en achetaient un avaient tendance à le garder longtemps.
7. CL Type-S
La CL Type-S reprenait le même V6 fougueux et l’option boîte manuelle que sa sœur la TL, le tout dans une carrosserie deux portes plus épurée. Elle ne s’est jamais vendue en grand nombre, mais ceux qui en ont acheté une l’ont généralement adorée, et on trouve encore aujourd’hui des exemplaires d’occasion dans les cercles de passionnés. C’est l’une des voitures les plus méconnues de l’histoire d’Acura.
8. TSX
Issue à l’origine de la gamme européenne de Honda, la TSX a insufflé à la marque Acura une touche plus sobre et plus européenne, avec une tenue de route plus précise que n’importe quel autre modèle de sa catégorie de prix. Certaines années, elle était même proposée en version break, une rareté dans ce segment. On avait l’impression d’une voiture conçue pour ceux qui s’intéressaient vraiment à la conduite, et pas seulement au prestige de la marque.
9. RDX d'origine
La première RDX avait troqué le V6 auquel on s’attendait pour un quatre cylindres turbocompressé, un choix véritablement audacieux pour un SUV de luxe compact en 2007. Elle offrait une tenue de route plus précise que ce que proposait généralement son segment, et le turbo lui conférait une personnalité qui faisait totalement défaut à la plupart de ses concurrentes. Elle ne plaisait pas à tout le monde, mais elle avait un véritable caractère.
10. TLX Type S actuelle
Après des années passées à jouer la carte de la prudence, la TLX Type S moderne a réintroduit un véritable V6 turbocompressé et un châssis réglé pour offrir une conduite vraiment engageante. Elle a tout d’une championne, se conduit avec une réelle assurance et donne enfin l’impression qu’Acura s’est souvenue de la raison d’être initiale de la marque. C’est la preuve que la formule fonctionne toujours quand on prend la peine de l’appliquer.
Voici 10 modèles Acura qui ont perdu de vue cette formule, certains en jouant la carte de la prudence à outrance, d’autres en suivant des tendances qui ne correspondaient pas vraiment à la marque.
1. ZDX
Une ligne de toit inclinée, rappelant celle d’un coupé, greffée sur une carrosserie de crossover, semblait intéressante sur le papier, mais paraissait maladroite dans l’allée. La visibilité arrière en pâtissait, l’espace de chargement s’était réduit, et les acheteurs se sont largement détournés du modèle. Il a été retiré du marché après une courte production et est discrètement devenu une anecdote dans l’histoire d’Acura.
2. RLX
La berline phare d’Acura avait toutes les raisons de se démarquer, mais elle a fini par passer inaperçue. Elle proposait un système hybride à transmission intégrale d’une conception véritablement ingénieuse, mais son design et son comportement routier n’ont jamais été à la hauteur de ses ambitions. Les ventes n’ont jamais été à la hauteur de son prix, et le modèle a disparu sans faire de vagues.
3. ILX
Conçue sur la base de la Civic et dotée au départ d’une gamme de motorisations peu convaincantes, l’ILX ressemblait moins à une véritable Acura qu’à une Civic dotée d’un badge plus prestigieux et d’un prix plus élevé. Les passionnés l’ont tout de suite remarqué, tout comme en témoignaient les chiffres de vente. Il a fallu des années et plusieurs mises à jour avant qu’elle ne donne enfin l’impression de mériter ce badge.
4. TLX de première génération
La TLX, qui a remplacé la TL et la TSX en 2015, a joué la carte de la sécurité au point d’en devenir fade, avec un design et une dynamique de conduite qui ne la distinguaient en rien d’une Honda Accord bien équipée. Ce n’était pas vraiment une mauvaise voiture, mais simplement un modèle sans charme, arborant un badge qui, autrefois, promettait davantage. Il a fallu attendre une refonte complète, des années plus tard, pour redorer son image.
5. La NSX de deuxième génération
La NSX hybride à moteur V6 biturbo, lancée en 2016, était indéniablement rapide et affichait des performances remarquables sur le papier. Ce qui lui manquait, c’était cette sensation viscérale et « analogique » qui avait rendu le modèle original si apprécié ; celle-ci avait été remplacée par une expérience de conduite plus lourde et plus informatisée. Les passionnés la respectaient plus qu’ils ne l’aimaient, et sa production a pris fin en 2022.
6. CSX
Vendue uniquement au Canada, la CSX était essentiellement une Civic rebaptisée, dotée d’une calandre plus élégante et d’un prix plus élevé. Elle n’offrait guère des prouesses techniques qui caractérisaient les premiers modèles Acura, et les acheteurs ont largement vu clair dans cette simple opération de « badge engineering ». On s’en souvient aujourd’hui surtout comme d’une leçon illustrant ce qui se passe lorsque le « badge engineering » remplace le véritable développement de produit.
7. L'ère de la calandre en forme de bec
Au milieu des années 2010, Acura a adopté, sur plusieurs modèles, une calandre chromée en forme de « bec » pointu qui a rebuté bon nombre de ses clients de longue date. On la retrouvait sur la TL, la RDX et la MDX, et aucun de ces modèles ne la portait particulièrement bien. La marque a fini par abandonner ce design, ce qui en dit long sur l’accueil qu’il a reçu.
8. RL
Avant la RLX, il y avait la RL, une berline haut de gamme qui n’a jamais vraiment réussi à trouver son public, malgré une technologie de transmission intégrale véritablement sophistiquée sous le capot. Son design était si classique qu’il en devenait banal, et elle n’a jamais réussi à susciter le même engouement que sa prédécesseure, la Legend. Ses ventes sont restées modestes tout au long de sa carrière.
9. RDX de deuxième génération
La RDX de deuxième génération a remplacé le quatre cylindres turbocompressé du modèle d’origine par un V6 plus classique, sacrifiant ainsi sa personnalité au profit d’une conduite plus souple. Elle est devenue un crossover tout à fait performant, mais nettement moins intéressant. Ce qui était autrefois un SUV original et plein de caractère s’est transformé en un modèle parmi tant d’autres dans un segment très concurrentiel.
10. TSX V6 de fin de série
Au fur et à mesure que la TSX prenait de l’âge, les versions ultérieures ont intégré une option V6, mais ont perdu la boîte de vitesses manuelle et la tenue de route plus précise, d’inspiration européenne, qui avaient fait la particularité de ce modèle à l’origine. Elle est devenue plus lourde et plus souple, plus confortable mais moins captivante. Au moment où sa production a cessé, elle ne ressemblait presque plus à la voiture qui avait donné tout son sens à ce nom.