10 Mercedes qui ont toujours quelque chose de spécial… et 10 qui ne sont que des sources de problèmes coûteux
Mercedes a toujours proposé deux univers distincts sous une même marque, et il est facile de les confondre jusqu’à ce que l’on se retrouve face à une facture de réparation. Certains modèles donnent l’impression d’avoir été conçus par des passionnés d’automobile, construits avec une sorte d’excès obstiné qui tient toujours la route des décennies plus tard. D’autres semblent avoir été conçus par un comptable obsédé par les fiches techniques, et la facture de cette ambition finit par atterrir dans l’allée de quelqu’un d’autre. L’âge a tendance à tout égaliser ici, transformant le fleuron d’hier en mise en garde de demain chez le garagiste. Voici 10 Mercedes qui restent exceptionnelles, et 10 qui ressemblent à des problèmes coûteux.
1. La Classe E W124
Rien dans la W124 ne donne une impression de médiocrité, même chez celles qui affichent deux cent mille miles au compteur et dont la poignée de porte claque encore avec une véritable autorité. Mercedes les aurait conçues avec une robustesse à toute épreuve pour résister à une utilisation en taxi dans des régions où l’on n’a aucune patience pour les voitures fragiles, et cela se voit dans chaque jeu entre les panneaux de carrosserie.
2. La R129 SL
La R129 date d’une époque où une Mercedes décapotable n’avait pas besoin d’écrans ni de gadgets, mais simplement d’un long capot et de commandes qui cliquettent comme la serrure d’un coffre-fort. C’est le genre de voiture qui transforme une simple course à l’épicerie en un moment de fête, sans jamais en faire trop.
3. Le G-Wagon W463
Le G-Wagon « à l’ancienne » n’a jamais prétendu être autre chose qu’une caisse posée sur un châssis à échelons, et c’est précisément cette authenticité qui fait qu’on l’adore encore aujourd’hui. Il est lent et gourmand en carburant, mais d’une certaine manière, tout cela n’a plus d’importance une fois que l’on est au volant.
4. La Classe S W140
On raconte que les ingénieurs auraient fondu en larmes lorsque les comptables ont enfin réussi à maîtriser le budget de la W140, et on ressent pleinement toute cette extravagance dès qu’on ferme l’une de ses portières. Elle reste la voiture que l’on cite souvent pour illustrer ce que signifie réellement l’expression « surconçue ».
5. La Pagoda SL
La W113 doit son surnom à la forme concave de son toit rigide amovible, et elle est devenue au fil des ans l’une des voitures les plus discrètement élégantes que Mercedes ait jamais construites. La conduire aujourd’hui procure une sensation de sérénité que les voitures de sport modernes ne peuvent pas imiter.
6. Le 190E 2,3-16
Conçue en collaboration avec Cosworth pour la compétition, la 190E 2.3-16 a transformé une berline sans prétention en une voiture véritablement passionnante à conduire, et cet ADN n’a jamais disparu. À l’arrêt, elle n’a pas l’air rapide, ce qui rend l’expérience d’autant plus satisfaisante dès que l’on trouve un bon tronçon de route.
7. La C63 AMG (W204)
Le V8 atmosphérique de la W204 C63 est le genre de moteur dont on parle comme d’un vieil ami : bruyant et un peu déjanté, mais juste ce qu’il faut. Il est devenu une sorte de classique moderne précisément parce qu’AMG n’a plus jamais construit de moteur tout à fait comme celui-là.
8. La SLS AMG
Les portes papillon auraient à elles seules suffi à faire de la SLS une voiture mémorable, mais le V8 atmosphérique à l’avant fait de chaque démarrage un véritable événement. Elle emprunte sa silhouette à la 300SL d’origine sans jamais donner l’impression d’être un simple déguisement.
9. L'AMG GT
Avec l’AMG GT, on a l’impression que Mercedes a enfin trouvé sa propre réponse à ce qu’est une véritable voiture de sport à moteur avant : basse et large, avec un capot qui semble s’étirer à l’infini. Prendre le volant procure toujours cette sensation rare de conduire un véhicule conçu par des gens qui voulaient sincèrement qu’il soit exceptionnel, et pas seulement rentable.
10. La C126 500SEC
Le coupé C126 a repris les lignes anguleuses et formelles de la Classe S pour leur donner une silhouette plus allongée, plus basse et plus athlétique, sans rien perdre de sa solidité. C’est une véritable « grand tourer », conçue pour parcourir de longues distances en ligne droite sans le moindre accroc.
Et voici 10 modèles qui mettront votre patience à rude épreuve, tout comme ils ont autrefois mis à l’épreuve la réputation de fiabilité de Mercedes.
1. La Classe S W220
La W220 a introduit la suspension pneumatique et toute une panoplie de nouveaux systèmes électroniques dans la Classe S, et ces deux éléments sont aujourd’hui devenus un sujet de plaisanterie récurrent parmi les mécaniciens. Les amortisseurs pneumatiques tombent en panne et les faisceaux de câbles se corrodent, mais cela reste une voiture d’un confort impressionnant… jusqu’à ce que le devis de réparation arrive.
2. La R230 SL
Le toit rigide rabattable et la suspension à contrôle actif de la R230 étaient véritablement ingénieux à leur sortie, mais devenaient véritablement coûteux dès que l’un ou l’autre de ces systèmes commençait à présenter des dysfonctionnements. Les propriétaires finissent souvent par devoir choisir entre réparer un problème de suspension dont le coût s’élève à cinq chiffres et simplement mettre la voiture au rebut pour de bon.
3. La ML W163
La première tentative de Mercedes dans le domaine des SUV était équipée d’une multitude de composants électroniques que la marque n’avait pas encore tout à fait au point, et des décennies d’utilisation n’ont pas épargné ces systèmes. Les propriétaires échangent des anecdotes sur ces mystérieux problèmes électriques comme d’autres échangent des histoires de pêche.
4. La Classe E W211
La W211 est connue des mécaniciens pour ses faisceaux de câbles qui se corrodent de l’intérieur, provoquant insidieusement des problèmes électriques dont le diagnostic correct prend des heures. C’est une berline vraiment élégante, mais qui traîne derrière elle une réputation dont elle n’a jamais vraiment réussi à se débarrasser.
5. La R171 SLK
Le toit rigide rétractable de la SLK semblait sortir tout droit d’un tour de magie dans le showroom, mais il se transforme souvent en véritable casse-tête dès que le système hydraulique commence à vieillir. Un toit qui reste coincé à mi-course n’est pas seulement gênant sur un parking ; cela se traduit généralement par un après-midi coûteux chez un spécialiste.
6. La CLS55 AMG
Le V8 suralimenté de la CLS55 fait forte impression lors d’un essai routier, jusqu’à ce que quelqu’un évoque le coût réel d’une remise à neuf du compresseur. C’est le genre de voiture dont on tombe amoureux, puis qu’on revend discrètement en moins d’un an.
7. La Maybach 57/62
Mercedes a conçu la Maybach pour concurrencer Rolls-Royce, et elle a largement réussi à créer une voiture dont la dépréciation est sans pareille sur la route. Le simple fait de se procurer des pièces de rechange peut transformer un entretien de routine en un calvaire de plusieurs mois, car très peu de ces modèles ont été vendus.
8. La C216 CL65 AMG
Un coupé haut de gamme équipé d’un V12 biturbo semble être le summum du luxe… jusqu’à ce que ce soit à vous de payer ses frais d’entretien au fil des années. C’est une voiture véritablement spectaculaire à conduire, mais dont la possession peut s’avérer véritablement angoissante.
9. La X164 GL450
Le premier SUV trois rangées grand format de Mercedes a hérité d’une grande partie des équipements haut de gamme de la marque, mais aussi des mêmes problèmes liés à sa suspension pneumatique. Spacieux et confortable, il figure discrètement parmi les véhicules les plus coûteux à entretenir au-delà de 100 000 miles.
10. La W221 S65 AMG
Le V12 biturbo qui se cache sous le capot de la S65 développe une puissance tout simplement démesurée, accompagnée d’une facture d’entretien à la hauteur de ses ambitions. Cela prouve que Mercedes est capable de créer un modèle à la fois extraordinaire et financièrement effrayant.