Les drive-in sont désormais si courants que la plupart d’entre nous n’y prêtons même plus attention. Ils font tout simplement partie du quotidien des automobilistes, au même titre que les pauses café et les frites de fin de soirée. Mais cette idée n’est pas apparue du jour au lendemain. Elle est née des restaurants routiers, des expériences de restauration rapide, de la vie en banlieue, de l’allongement des trajets domicile-travail et de la volonté des commerçants de trouver un moyen de servir les clients sans qu’ils aient à sortir de leur voiture. Ces 20 faits montrent comment les drive-in sont devenus un élément si familier de la vie au volant.
1. Les « drive-thru » sont issus des « drive-in »
Avant que les voies de service à l’auto ne se généralisent, les drive-in ont contribué à intégrer la voiture à l’expérience culinaire. Les clients pouvaient se garer, passer commande et manger sans entrer dans le restaurant ; en général, un serveur leur apportait leur repas directement à la vitre. C’est ainsi que manger dans sa voiture est devenu une pratique courante bien avant l’apparition des haut-parleurs.
2. Le « Pig Stand » de Kirby a contribué à l'émergence de la restauration au volant
Le « Kirby’s Pig Stand » a ouvert ses portes à Dallas en 1921 et est largement considéré comme le berceau de la culture américaine des restaurants drive-in. Son concept de service au bord de la route a démontré qu’il était possible de concevoir des restaurants axés sur les automobilistes, les places de stationnement et les arrêts rapides en bord de route.
3. Les serveurs de terrasse ont précédé les enceintes
Bien avant que les clients ne commandent via un panneau d’affichage, les serveurs ambulants assuraient une grande partie du service. Ils circulaient dans les parkings avec des plateaux de plats, conférant ainsi aux drive-in une ambiance animée et conviviale. Le drive-in a ensuite accéléré le processus, mais ce sont les serveurs ambulants qui ont aidé les clients à s’habituer à être servis dans leur voiture.
4. Le hamburger géant de Red’s
Le « Red’s Giant Hamburg » a ouvert ses portes à Springfield, dans le Missouri, en 1947, avant d’être équipé d’un guichet de service à l’auto doté de haut-parleurs. Il est souvent considéré comme l’un des tout premiers véritables systèmes de service à l’auto, car les clients pouvaient passer leur commande sans avoir recours au service traditionnel assuré par des serveurs en voiture. Cela en fait un lieu emblématique de l’histoire du service à l’auto.
5. La Route 66 a donné un caractère concret à cette idée
Le « Red’s Giant Hamburg » était situé le long de la Route 66, ce qui a permis à ce concept de se développer avec succès. Les amateurs de road trips, les routiers, les familles et les voyageurs affamés souhaitaient tous pouvoir manger rapidement sans avoir à sortir de leur voiture. Un guichet de service conçu pour les automobilistes de passage était tout à fait logique sur une route où tout le monde cherchait à continuer sa route.
6. In-N-Out a contribué à l'essor des hamburgers au drive en Californie
In-N-Out a ouvert son premier stand de hamburgers à Baldwin Park, en Californie, en 1948. Le premier établissement était modeste, mais son système de service au volant correspondait parfaitement au mode de vie très axé sur l’automobile du sud de la Californie. Cela a également contribué à forger l’image de marque, axée sur des produits frais, un service rapide et des clients qui restaient au volant.
7. L'enceinte à deux voies
Pour fonctionner correctement, les premiers services de drive ne se contentaient pas d’un simple guichet de retrait. Grâce à un interphone bidirectionnel, les clients pouvaient passer leur commande depuis leur voiture avant même d’arriver au guichet, ce qui contribuait à accélérer le processus. Cela semble banal aujourd’hui, mais à l’époque, cela a révolutionné le fonctionnement de la restauration rapide.
8. Les premiers repas pris au drive nécessitaient une protection pour les genoux
Au début, les clients d’In-N-Out recevaient une protection en papier à poser sur leurs genoux lorsqu’ils mangeaient dans leur voiture. Ce petit détail en dit long sur la façon dont les gens utilisaient les drive-in à l’époque. De nombreux clients ne se contentaient pas de récupérer leur commande et de repartir, puisqu’ils mangeaient leurs hamburgers, leurs frites et buvaient leurs boissons directement dans leur voiture.
9. Jack In The Box met le service au volant à l'honneur
Jack in the Box a ouvert ses portes en Californie du Sud en 1951 et a fait du service au volant un élément central de son identité à ses débuts. Certains de ses premiers établissements ne disposaient pas de salle, si bien que le drive n’était pas simplement un service complémentaire. La file de voitures constituait le mode de fonctionnement principal du restaurant.
10. Ordre d'intervention des orateurs
Dans les années 1950, parler à un haut-parleur ne semblait pas tout à fait naturel. Les premiers systèmes utilisaient parfois des panneaux indiquant aux conducteurs qu’une voix allait leur répondre, ce qui montre à quel point ce procédé était perçu comme novateur.
11. Sonic a su faire perdurer l'esprit du drive-in
Les origines de Sonic remontent au Top Hat Drive-In, qui a ouvert ses portes à Shawnee, dans l’Oklahoma, en 1953. Alors que de nombreuses chaînes se sont tournées vers les voies de service au volant, Sonic a conservé le concept de service à la voiture garée, avec des serveurs ambulants, des auvents et un système de commande par interphone. Cela a permis à un style plus ancien de service automobile de perdurer, alors que le secteur de la restauration rapide ne cessait d’évoluer.
12. Wendy’s a contribué à moderniser le guichet de retrait des commandes
Wendy’s a lancé son « Pick-Up Window » en novembre 1970. L’idée n’était pas tout à fait nouvelle, mais elle a permis d’améliorer l’organisation du service au drive pour une chaîne de restauration rapide en pleine expansion. Au début, les clients avaient encore besoin d’être guidés, ce qui montre que ce mode de fonctionnement n’était pas encore devenu une seconde nature.
13. McDonald's
McDonald’s a ouvert son premier drive le 24 janvier 1975 à Sierra Vista, en Arizona. Cette date peut surprendre, car la chaîne est aujourd’hui indissociable du service au drive. À cette époque, d’autres restaurants testaient et perfectionnaient déjà depuis des années le système de commande depuis la vitre de la voiture.
14. Le premier drive-in McDonald's
Ce premier drive-in McDonald’s se trouvait près de Fort Huachuca. L’emplacement était important, car les soldats en uniforme étaient soumis à des règles qui les empêchaient pratiquement d’entrer dans le restaurant lorsqu’ils portaient leur tenue de combat. Ce drive-in a permis de résoudre un problème local et a contribué à pousser la chaîne vers un changement bien plus important.
15. Les années 1970 ont contribué à populariser les drive-in
Dans les années 1970, le service au volant n’était plus vraiment une nouveauté, mais était devenu une caractéristique à part entière de la restauration rapide. Les banlieues s’étendaient, les trajets domicile-travail s’allongeaient et les familles passaient davantage de temps à faire leurs courses en voiture. Le service au volant s’intégrait parfaitement à cette routine quotidienne, car il permettait de se procurer plus facilement des repas et des en-cas sur le pouce.
16. Les drive-in ont transformé l'architecture des restaurants
Un bon service au volant ne se résume pas à une simple fenêtre percée dans un mur. Les restaurants ont dû repenser l’emplacement des voies, les panneaux de menu, les haut-parleurs, les points de paiement, les guichets de retrait, la circulation et les zones d’attente pour les commandes plus longues. Le bâtiment devait être adapté aussi bien aux voitures qu’aux clients qui se rendent sur place à pied.
17. Les banques ont contribué à banaliser les courses en voiture
Les restaurants n’étaient pas les seules entreprises à s’être développées autour des automobilistes. Les services bancaires au volant ont aidé les gens à s’habituer à régler leurs démarches quotidiennes depuis leur siège conducteur, par le biais de guichets, de tiroirs, de vitres de protection et, plus tard, de systèmes de tubes pneumatiques. Cette culture plus répandue des services destinés aux automobilistes a contribué à rendre les drive des restaurants moins inhabituels.
18. « Drive-Thru » est devenu l'orthographe la plus courante
« Drive-through » est l’orthographe la plus formelle, tandis que « drive-thru » est devenue la version abrégée souvent utilisée sur les panneaux, les menus et les supports de communication des marques. Cette orthographe informelle correspond bien à l’expérience vécue. Lorsque les automobilistes cherchent à acheter rapidement un café, des hamburgers ou des frites, la version abrégée semble tout à fait à sa place.
19. Les services au volant sont devenus un canal de vente majeur
En 2018, de nombreuses grandes chaînes de restauration rapide ont indiqué qu’environ 70 % de leur chiffre d’affaires provenait du service au volant. Cela explique en partie pourquoi les restaurants accordent tant d’importance à la fluidité des files d’attente, à la conception des menus, à la précision des commandes et à la circulation des voitures autour de l’établissement. Une file d’attente lente peut frustrer les automobilistes et nuire au bon fonctionnement de l’ensemble du restaurant.
20. Le « drive » continue de se réinventer
Les drive-in les plus récents vont bien au-delà d’un simple haut-parleur et d’un guichet de retrait. Certains modèles récents intègrent plusieurs files d’attente, des cuisines surélevées, des files dédiées aux commandes en ligne, des ascenseurs verticaux et des systèmes de convoyage pour accélérer la distribution des plats. Le principe de base reste simple, mais l’organisation qui l’entoure ne cesse de se perfectionner.