Les voitures peuvent se forger une réputation pour toutes sortes de raisons, et toutes ne sont pas justifiées. Peut-être qu’une seule année de production ratée a terni l’image de toute la gamme, ou peut-être que les gens ont jugé une voiture en fonction de ce qu’ils pensaient qu’elle était censée être, plutôt qu’en fonction de ses réelles qualités. Certains véhicules étaient meilleurs, pires, plus singuliers ou plus mal compris que ne le laisse supposer leur image publique. Voici 20 voitures qui ont fini par endosser une réputation qu’elles n’ont jamais vraiment méritée.
1. Pontiac Aztek
La Pontiac Aztek est devenue l’emblème par excellence des designs automobiles ratés, mais les critiques à son égard ont toujours été un peu exagérées. Certes, son look était inhabituel, mais elle était spacieuse, pratique et bien en avance sur son temps en matière de crossovers adaptés aux aventures. Elle proposait même des fonctionnalités astucieuses, comme une glacière amovible et des accessoires de camping en option.
2. Toyota Prius
La Prius a été critiquée pour sa lenteur, son manque d’intérêt et son côté prétentieux, mais cette réputation tenait surtout à des gens qui n’envisageaient de toute façon pas de l’acheter. Elle n’a jamais cherché à être passionnante ; elle visait plutôt à être efficace, fiable et pratique au quotidien. Sur ces points-là, elle a tenu toutes ses promesses.
3. Nissan Murano CrossCabriolet
La Nissan Murano CrossCabriolet a fait rire parce qu’elle était bizarre, chère et difficile à classer, mais cela ne veut pas dire qu’elle n’avait aucun intérêt. Elle offrait aux acheteurs un cabriolet spacieux doté d’une transmission intégrale, d’un habitacle confortable et d’une plus grande praticité qu’un cabriolet classique. Son style ne plaisait pas à tout le monde, et Nissan s’en doutait sans doute dès le départ. Il s’agissait néanmoins d’un cas rare où un grand constructeur automobile s’est risqué à proposer quelque chose de véritablement inhabituel, ce qui mérite d’être salué.
4. Ford Mustang II
La Mustang II est souvent considérée comme le chapitre embarrassant de l’histoire de la Mustang, mais il faut replacer les choses dans leur contexte. Elle est apparue à une époque marquée par les pénuries de carburant, les réglementations sur les émissions polluantes et l’évolution des priorités des acheteurs ; Ford a donc conçu une Mustang plus compacte et plus économe en carburant, adaptée à son époque. Ce n’était pas la « muscle car » dont on se souvenait avec nostalgie, mais elle a connu un succès commercial et a permis de maintenir la marque en vie.
5. Chevrolet Corvair
La réputation de la Corvair a été marquée par la controverse, mais la voiture elle-même était bien plus intéressante que ne le laissent entendre les plaisanteries. Sa configuration à moteur arrière et sa conception à refroidissement par air la distinguaient de la plupart des voitures américaines de l’époque. Les versions ultérieures ont amélioré la maniabilité et démontré que la plateforme avait un réel potentiel. Elle est devenue un exemple à ne pas suivre, mais il faut aussi lui reconnaître le mérite d’avoir fait preuve d’audace sur un marché qui privilégiait souvent la prudence.
6. Chrysler PT Cruiser
La PT Cruiser est devenue la risée de tous après avoir semblé envahir toutes les rues, mais cela ne fait que témoigner de son immense succès lors de son lancement. Les acheteurs appréciaient son style rétro, sa configuration pratique en hayon et son prix relativement abordable. Ce n’était pas une icône de la performance, mais elle n’avait pas besoin de l’être. Le problème n’était pas qu’il s’agissait d’une mauvaise idée ; c’est simplement que l’effet de nouveauté s’est estompé.
7. Honda Ridgeline
Les puristes du pick-up n’ont cessé de répéter pendant des années que le Ridgeline n’était pas un « vrai pick-up », mais cette critique passe à côté de l’essentiel. Il a été conçu pour ceux qui recherchaient le confort, la fonctionnalité et la possibilité de transporter occasionnellement des charges. Sa structure monocoque lui conférait un confort de conduite supérieur, et ses solutions de rangement astucieuses facilitaient le quotidien. Pour de nombreux conducteurs, il s’avère plus pratique qu’un pick-up traditionnel dont ils n’utiliseraient jamais pleinement les capacités.
8. BMW Z3
On reproche parfois à la BMW Z3 d’être plus axée sur le style que sur le fond, mais ce n’est pas tout à fait juste. Elle offrait aux acheteurs un roadster compact à propulsion arrière, doté d’un badge haut de gamme et d’une forte personnalité. Les premiers modèles à quatre cylindres n’étaient pas des bolides, mais ils procuraient tout de même le plaisir de la conduite à ciel ouvert dans un ensemble bien ficelé. Les versions ultérieures à six cylindres affichaient des performances suffisantes pour rendre ces critiques encore plus dépassées.
9. Chevrolet Camaro, troisième génération
La Camaro de troisième génération fait souvent l’objet de blagues éculées sur les années 1980, mais elle était plus performante que ce dont on se souvient. Elle offrait une construction plus légère, un style moderne et une meilleure tenue de route que les modèles qui l’avaient précédée. Certaines versions étaient certes freinées par les limites de puissance de l’époque, mais la plateforme en elle-même avait beaucoup d’atouts.
10. Subaru Baja
La Subaru Baja a été critiquée pour ne pas être assez « pick-up » ni assez « voiture », et c’est précisément ce qui la rendait intéressante. Elle alliait la praticité d’un break à transmission intégrale à une petite benne ouverte, ce qui lui conférait une utilité originale difficile à classer. Les acheteurs ne l’ont pas vraiment adoptée à l’époque, mais le concept semble bien plus judicieux sur le marché actuel, où nombreux sont ceux qui recherchent des véhicules utilitaires compacts et atypiques.
11. Cadillac Cimarron
Si la réputation de la Cimarron comme l’un des moments les plus sombres de l’histoire de Cadillac est compréhensible, la situation n’était pas aussi désespérée que le laisse entendre la légende. Le véritable problème tenait à son positionnement : les acheteurs s’attendaient à une véritable voiture de luxe et se sont retrouvés avec un modèle bien plus proche d’une compacte relookée. Considérée comme une petite berline économique, elle n’était pas mauvaise du tout pour l’époque ; elle était simplement trop chère.
12. Fiat 500
La Fiat 500 moderne a été qualifiée de minuscule, peu pratique et trop axée sur le style, mais ces critiques dépendent fortement de ce que l’on attend d’elle. En tant que citadine, elle est charmante, facile à garer et économique à l’usage. Elle n’a jamais été conçue pour être une voiture familiale ni une bête de course sur autoroute.
13. Ford Crown Victoria
La Crown Victoria s’est forgé une réputation de voiture de police, de taxi et de berline pour seniors par excellence, ce qui a conduit certains à négliger ses atouts. Elle était robuste, spacieuse, facile à entretenir et offrait un confort que peu de voitures modernes peuvent égaler. Elle n’a rien de glamour, mais toutes les bonnes voitures n’ont pas besoin d’être glamour.
14. Nissan Juke
Le design du Nissan Juke en a fait une cible facile, mais ce modèle avait plus de personnalité que bon nombre de petits crossovers de son époque. Il proposait une motorisation turbo en option, une conduite ludique et un habitacle qui ne donnait pas l’impression d’être tout à fait banal. Vous n’appréciez peut-être pas son look, et c’est tout à fait légitime, mais être original ne signifie pas pour autant être mauvais.
15. Chevrolet Volt
La Volt a souvent été mal comprise, car les gens ne savaient pas toujours s’il fallait la qualifier d’hybride, de voiture électrique ou d’un entre-deux. Cette confusion a nui à son image, mais la technologie en elle-même était véritablement ingénieuse. Les propriétaires pouvaient effectuer leurs trajets quotidiens en mode électrique tout en disposant d’un moteur à essence pour les longs trajets, ce qui a permis de dissiper l’angoisse liée à l’autonomie avant même que le réseau de recharge ne devienne beaucoup plus pratique.
16. Jaguar X-Type
La X-Type a été critiquée pour partager ses origines avec une plateforme plus conventionnelle, mais cela ne fait pas pour autant d’elle une mauvaise voiture. Elle offrait aux acheteurs une Jaguar plus compacte et plus abordable, dotée d’une transmission intégrale en option et de codes stylistiques traditionnels. Le problème, c’est que les gens s’attendaient à un modèle phare miniature, et non à une berline de luxe compacte conçue pour élargir la gamme de la marque.
17. Smart Fortwo
Les critiques adressées à la Smart Fortwo tiennent surtout au fait qu’elle est ridiculement petite. Elle peut certes paraître maladroite sur les autoroutes, mais ce n’est pas là qu’elle a été conçue pour rouler. Dans les villes encombrées, sa taille rendait le stationnement et les manœuvres d’une facilité déconcertante. Elle se démarquait également à une époque où la plupart des voitures devenaient de plus en plus grandes et lourdes.
18. Dodge Neon
La Dodge Neon était souvent considérée comme un moyen de transport bon marché, et il faut bien l’admettre, elle l’était. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle manquait de charme ou de performances. Les premiers modèles de la Neon étaient légers, vifs et étonnamment agréables à conduire, surtout comparés à de nombreuses voitures économiques de la même époque. Sa réputation a souffert des mesures de réduction des coûts et d’un manque d’attention par la suite, mais le concept de base avait un réel attrait.
19. Lexus SC 430
La Lexus SC 430 a été vivement critiquée par les passionnés, qui lui reprochaient d’être trop molle, trop lourde et pas assez sportive. L’erreur était de partir du principe qu’elle était censée être une voiture de sport nerveuse. Il s’agissait en réalité d’un cabriolet de luxe silencieux et confortable, doté d’un V8 souple et d’un caractère serein.
20. AMC Pacer
L’AMC Pacer a toujours eu la réputation d’être l’une des voitures les plus étranges jamais commercialisées aux États-Unis, et c’est effectivement le cas. Mais « étrange » ne rime pas forcément avec « sans valeur ». Elle offrait un habitacle spacieux, de grandes surfaces vitrées et un design singulier qui cherchait à redéfinir ce que pouvait être une voiture compacte.