Beaucoup de voitures sont bien plus belles une fois qu’elles ne sont plus sous les feux de la rampe. À leur sortie, les versions de base de ces modèles donnaient souvent l’impression d’être celles que l’on achetait par défaut, faute de moyens pour s’offrir une finition plus soignée. Vitres manuelles, sièges en tissu, jantes en acier et petits moteurs : tout cela ne donnait pas vraiment l’impression d’avoir fait une bonne affaire. Des années plus tard, cependant, ces équipements manquants peuvent être perçus comme un cadeau, car moins il y a de vieux interrupteurs, de moteurs et d’éléments de finition, moins il y a généralement de réparations ennuyeuses à effectuer le week-end. Ces 20 voitures avaient l’air un peu embarrassantes à leur sortie, mais elles sont devenues bien plus cool en tant que voitures d’occasion atypiques, voitures de projet et survivantes attachantes.
1. Jeep Wrangler YJ de base à toit rigide (1987-1995)
Le YJ avait déjà une réputation mitigée auprès des fidèles de Jeep à cause de ses phares rectangulaires. La version de base à toit rigide n’apportait pas grand-chose en termes de charme, mais c’est en partie pour cela qu’il fait aujourd’hui son retour. Une carrosserie courte, une véritable transmission à quatre roues motrices et moins d’éléments de confort vieillissants dont il faut s’occuper.
2. Ford Mustang Fox Body LX 5.0 (1979-1993)
La LX 5.0 n’avait pas le panache visuel de la GT, surtout sans le kit carrosserie ni les garnitures voyantes. Cela en faisait un choix raisonnable à l’époque où elle était neuve, ce qui n’est jamais la phrase la plus enthousiasmante dans une brochure automobile. Aujourd’hui, son look épuré associé à la puissance d’un V8 en fait l’une des Mustang Fox les plus séduisantes du marché.
3. Toyota Pickup 22R Work Truck (1979-1995)
Un pick-up Toyota d’entrée de gamme équipé du quatre cylindres 22R incarnait à lui seul l’essence même du camion de travail. Le genre de cabine qui vous invitait à y apporter votre propre touche personnelle, ce qui ne les rendait pas particulièrement passionnants. Aujourd’hui, ces pick-up dépouillés sont appréciés pour leur simplicité.
4. Mazda Miata NA, modèle de base (1989-1997)
Les premières Miata de base pouvaient être d’une simplicité merveilleuse : jantes en acier, direction manuelle, moins d’équipements de confort que ce que la plupart des acheteurs souhaitaient. Cela les faisait paraître un peu dépouillées à côté des voitures mieux équipées exposées dans le même showroom. Aujourd’hui, sur le marché de l’occasion, ce sont les Miata NA les plus légères qui se rapprochent le plus de l’essence même de ce modèle, qui a toujours mis l’accent sur la compacité, la conduite à ciel ouvert et une bonne direction.
5. BMW E30 325i Coupé (1982-1994)
Un coupé E30 325i avec un équipement minimal ne respirait pas le luxe comme pouvaient le faire les BMW haut de gamme des années 1980. Il vous invitait à vous concentrer sur le plaisir de conduite, ce qui est difficile à vendre quand la concurrence met en avant le cuir et les boutons supplémentaires. Aujourd’hui, sa taille compacte, sa propulsion arrière et le caractère de son six cylindres en ligne parlent d’eux-mêmes.
6. Honda Civic CRX HF (1984-1991)
La CRX HF a sacrifié une partie de son caractère sportif au profit d’un poids réduit et d’une consommation modérée, ce qui a valu à beaucoup de gens de la considérer comme la « petite sœur » responsable. Aujourd’hui, cette orientation très ciblée suscite un certain intérêt, car la voiture est compacte, efficace et, ce qui est rafraîchissant, dépourvue de tout superflu.
7. Chevrolet S-10 à cabine simple et moteur quatre cylindres (1982-1993)
Un S-10 à cabine simple et moteur quatre cylindres ressemblait autrefois au genre de pick-up que l’on achetait parce qu’on avait besoin d’un pick-up, et non d’un véhicule pseudo-luxueux. Compact, pratique et simple, il semble presque rebelle à côté des énormes pick-ups d’aujourd’hui.
8. Nissan 240SX S13, modèle de base (1989-1994)
La 240SX n’était pas commercialisée aux États-Unis comme une voiture de haute performance. Les modèles S13 de base étaient modestes, équipés d’un moteur atmosphérique, et passaient facilement inaperçus, à moins d’être passionné par la propulsion arrière. Lorsque la culture du drift et les préparations amateurs ont pris de l’ampleur à la fin des années 1990 et dans les années 2000, même les versions de série ont commencé à susciter l’intérêt.
9. Subaru Loyale Break de base (1989-1994)
Une Loyale de base avait autant de charme qu’un vestibule : carrée, pratique, et c’est à peu près tout. Avec sa boîte manuelle et ses quatre roues motrices, elle incarne désormais la formule Subaru d’antan dans sa forme la plus simple et la plus attachante.
10. Ford Ranger 2,3 L à plateau long (1983-1997)
Le Ranger à plateau long de 2,3 litres était un véhicule de travail sans prétention. Avec son moteur quatre cylindres et sa cabine simple, on avait tendance à le négliger face à des pick-up plus imposants qui semblaient plus attrayants. Aujourd’hui, en seconde main, ses dimensions compactes et son plateau pratique en font un véhicule aux proportions idéales.
11. Mazda RX-7 FC S (1986-1991)
La FC à aspiration naturelle est restée quelque temps dans l’ombre de la Turbo II. Plus simple, la FC conserve néanmoins la position assise basse, le caractère rotatif et les lignes épurées du coupé, sans pour autant se laisser trop influencer par les aspects plus complexes liés à son entretien.
12. Volkswagen Golf Mk2 GTI 8 soupapes (1984-1992)
La GTI Mk2 à 8 soupapes a fini par être éclipsée par la version à 16 soupapes, plus nerveuse, ce qui la faisait passer pour la moins intéressante sur le papier. C’est ainsi que de bonnes voitures sont injustement mises au rebut. Aujourd’hui, la version à 8 soupapes s’impose comme un classique accessible : assez rapide, assez pratique, et toujours très agréable à conduire.
13. Dodge Dakota V6 à cabine simple (1987-1996)
Un Dakota V6 à cabine simple n’avait ni le charme d’un petit pick-up comme le Ranger, ni la prestance d’un gros pick-up comme le Ram. Il se situait quelque part entre les deux, ce qui faisait qu’on avait tendance à le sous-estimer. Aujourd’hui, sur le marché de l’occasion, c’est justement cette taille intermédiaire qui fait son attrait, car il est pratique sans être démesurément grand.
14. Toyota Corolla AE86 SR5 (1984-1987)
L’AE86 SR5 a toujours eu du mal à s’imposer, car la GT-S était équipée du moteur 4A-GE à double arbre à cames, bien plus performant. La configuration plus simple du 4A-C de la SR5 en a fait le modèle le moins prisé pendant des années. Malgré tout, elle conserve cette carrosserie légère à propulsion arrière et ces lignes épurées typiques des Toyota des années 1980 qui ont fait de la gamme AE86 un modèle incontournable.
15. Chevrolet S-10 Blazer deux portes (1983-1994)
Avant que les SUV compacts ne deviennent des objets de nostalgie, le S-10 Blazer à deux portes avait l’air bien modeste. Les versions de base n’étaient pas très luxueuses, et personne ne les confondait avec des véhicules haut de gamme. Aujourd’hui, ses dimensions compactes, sa structure dérivée d’un pick-up et son V6 de 4,3 litres en option lui confèrent un caractère plus authentique que bon nombre des SUV qui ont suivi.
16. Pick-up Isuzu, modèle de base (1981-1995)
Le pick-up Isuzu n’a jamais bénéficié de la même notoriété que les camions Toyota ou Nissan avec lesquels il était en concurrence. Dans sa version standard à cabine simple, il pouvait paraître presque anonyme, surtout dans des couleurs de travail avec un minimum de finitions. Ce côté discret est aujourd’hui un atout, car les petits pick-ups simples aux lignes épurées sont devenus assez rares.
17. Mitsubishi Mighty Max à cabine simple (1983-1996)
Le modèle de base du Mighty Max était dépourvu de fonctionnalités et clairement conçu pour le transport de base. Aujourd’hui, cette simplicité lui confère un charme rustique, surtout pour ceux qui en ont assez des pick-up qui nécessitent une échelle et un rendez-vous avec un conseiller financier rien que pour démarrer.
18. Nissan Hardbody D21 2 roues motrices, version de base (1986-1997)
Un Hardbody de base à deux roues motrices n’avait pas l’allure tout-terrain d’un 4×4 surélevé. C’était simplement un petit pick-up aux lignes épurées et aux angles marqués qui faisait son travail. C’est en grande partie pour cela qu’il a aujourd’hui tant de charme : une allure sobre, des proportions robustes et une silhouette de pick-up compact vers laquelle on ne cesse de revenir.
19. Geo Tracker cabriolet deux portes (1989-1998)
À son lancement, le Geo Tracker prêtait facilement à rire en raison de sa silhouette excentrique. Mais au-delà des plaisanteries, il offrait une carrosserie compacte, un moteur de 1,6 litre et une transmission intégrale en option. En tant que petite voiture d’occasion, ce cabriolet deux portes est maniable, agréable à conduire et bien plus charmant que ne le laissait supposer sa réputation d’antan.
20. Suzuki Samurai à capote souple (1985-1995)
Le Samurai était lent, étroit, bruyant et rudimentaire. Son image auprès du public s’est également ternie à la fin des années 1980, à la suite d’un article controversé publié dans Consumer Reports sur les risques de retournement, ce qui n’a pas contribué à renforcer son attrait dans les concessions. Utilisé simplement comme un jouet tout-terrain, cependant, le Samurai à capote souple possède un charme rustique que les SUV modernes ont rarement l’air d’égaler.