De nos jours, le cuir est considéré comme un surclassement automatique, mais sur bon nombre de voitures de sport plus anciennes, le tissu était un choix plus judicieux. À la fin des années 1980 et tout au long des années 1990, de nombreux habitacles étaient plus esthétiques avec des empiècements à carreaux, des renforts texturés et un tissu de siège assorti au reste du tableau de bord, plutôt que d’essayer de l’habiller. C’était particulièrement vrai pour les coupés japonais, les berlines sportives allemandes et les voitures américaines qui avaient encore un petit côté rebelle. Voici 20 modèles pour lesquels l’intérieur en tissu ne donnait pas l’impression d’être une option moins chère. On avait plutôt l’impression que c’était là qu’il fallait qu’il soit.
1. Mazda RX-7 FC
La FC RX-7 a vu le jour au milieu des années 1980, à une époque où les phares escamotables donnaient encore à une voiture un air futuriste et où tous les coupés sport japonais semblaient se prendre un peu trop au sérieux. Les sièges en tissu s’harmonisent mieux avec cet habitacle que ceux en cuir, car la voiture donne le meilleur d’elle-même lorsqu’elle dégage cette impression de légèreté.
2. BMW E30 M3
La E30 M3 a d’abord été conçue pour l’homologation, et cela se ressent encore aujourd’hui quand on la regarde. L’intérieur en tissu rappelle ses origines dans les voitures de tourisme et la culture sportive un peu carrée de la fin des années 1980, tandis que le cuir lui donne un aspect un peu trop lisse pour une machine qui était censée avoir un certain caractère.
3. Nissan Silvia S13
La S13 incarne ce style « parking de Tokyo » que les amateurs recherchent depuis des années, et cela tient en partie au fait que cette voiture était très simple lorsqu’elle est sortie. Le tissu lui va à merveille, car la Silvia n’a jamais eu besoin de se donner des airs. Il lui suffisait d’un avant racé, d’une posture parfaite et d’un habitacle prêt à affronter une conduite sportive.
4. Toyota MR2 SW20
La SW20 MR2 avait déjà de quoi faire avec sa configuration à moteur central et cette silhouette basse et élancée que Toyota lui avait donnée dans les années 1990. Le revêtement en tissu confère à l’habitacle une atmosphère chaleureuse et centrée sur le conducteur, ce qui est important dans une voiture qui a toujours semblé un peu plus spéciale lorsqu’elle restait compacte et légèrement brute.
5. Honda CRX Si
Une CRX Si équipée de sièges en tissu donne toujours l’impression d’être le genre de voiture qu’on aurait pu apercevoir devant un centre commercial en 1990, avec un étui à cassettes posé sur le plancher côté passager. Les sièges en tissu étaient le choix idéal ici, car la CRX mise tout sur la légèreté, les montées en régime et cette petite énergie Honda pleine d’entrain que le cuir ne parvient jamais vraiment à mettre en valeur.
6. Ford Mustang Fox Body GT
Les Mustang « Fox-body » étaient à leur apogée lorsqu’elles avaient encore un petit côté brut. Les sièges en tissu d’une GT se justifient pour la même raison que les jantes à rayons et les tableaux de bord aux lignes anguleuses : ce n’a jamais été un coupé de luxe raffiné.
7. Chevrolet Camaro IROC-Z
L’IROC-Z incarne à la perfection l’Amérique de la fin des années 1980, de son nom jusqu’à ses graphismes, en passant par toute l’époque des T-top qui l’entoure. Le tissu a tout à fait sa place dans cet habitacle, car il évite que la voiture ne soit trop lisse.
8. Porsche 944
La 944 a toujours fait partie de ces voitures que l’on apprécie d’emblée ou pour lesquelles on se prend d’affection au fil des années. Le tissu y a contribué. Il s’accorde parfaitement avec le style épuré et sobre des intérieurs Porsche des années 1980, et permet à la voiture de conserver son caractère de coupé sport allemand précis, plutôt que de ressembler à une version plus petite et moins affirmée d’une voiture de luxe.
9. Mitsubishi Eclipse GSX
La première génération de l’Eclipse GSX s’est parfaitement inscrite dans la tendance des voitures importées du début des années 1990, à une époque où les insignes « turbo » et la transmission intégrale faisaient encore sensation sur un petit coupé. Le tissu de l’habitacle est tout à fait approprié, car la GSX a bâti sa réputation sur ses performances et son caractère, et non sur un intérieur luxueux.
10. Subaru Impreza WRX
Une WRX de la première génération devrait donner l’impression de revenir tout droit d’une route secondaire pluvieuse quelque part aux alentours de Leeds ou d’une spéciale sur gravier au cœur de la forêt. Les sièges en tissu contribuent à préserver cette image. Le cuir ne convient pas vraiment à une voiture dont toute la réputation repose sur la suralimentation, l’adhérence et un caractère un peu fougueux.
11. Volkswagen Golf GTI
Volkswagen mise depuis des années sur le motif à carreaux, car cela fonctionne et parce que les gens s’en souviennent. Dans une GTI d’ancienne génération, le tissu confère de la personnalité à l’habitacle sans en faire tout un plat, ce qui explique en partie pourquoi ces voitures ont été si faciles à aimer dès le départ.
12. MazdaSpeed MX-5 Miata
La Mazdaspeed MX-5 était la version NB à moteur turbo, et c’est important car cela permet à la voiture de rester fidèle à son époque et à son esprit d’origine. La sellerie en tissu convient mieux à un petit roadster comme celui-ci, car tout son charme réside dans sa simplicité, sa vivacité, son côté un peu nerveux, et son goût pour les routes de campagne plutôt que pour faire bonne figure au feu rouge.
13. Dodge Neon ACR
La Neon ACR a toujours bénéficié d’un certain statut culte, et ce n’était pas pour son esthétique. Les gens l’appréciaient parce qu’elle était abordable, rapide et parfaite pour les courses d’autocross sur parking et les journées sur circuit pour amateurs. Un intérieur en tissu convenait parfaitement à ce genre de voiture, car rien dans l’ACR n’était censé donner une impression de luxe ou de raffinement.
14. Saturn SC2
La SC2 avait ce charme particulier des Saturn de la fin des années 1990 : elle était juste assez différente pour rester gravée dans les mémoires. Le tissu était préférable au cuir, car l’ensemble était abordable, un peu bizarre, et plutôt attachant une fois qu’on avait pris le temps de s’y habituer. Ça peut sembler ironique, mais on vous assure que ce n’est pas le cas.
15. Acura Integra Type R
L’Integra Type R fait partie de ces voitures qui suscitent une véritable passion, et ce à juste titre. Elle était légère, bruyante, nerveuse et savait parfaitement ce qu’elle voulait être. La sellerie en tissu a tout à fait sa place ici, car la Type R perd de son charme dès que l’habitacle tente de se donner un air luxueux. Cette voiture a toujours été meilleure lorsqu’elle avait un côté un peu austère.
16. Ford Probe GT
La Probe GT donne toujours l’impression que, en 1989, quelqu’un s’est donné beaucoup de mal pour imaginer le futur, et pour une fois, cet effort a largement porté ses fruits. Le tissu s’accorde bien mieux avec les lignes, le tableau de bord et l’ambiance « coupé futuriste » de l’ensemble que le cuir, surtout quand on se rappelle qu’il s’agissait d’une voiture sportive et abordable, et non d’une grande routière.
17. Chevrolet Cavalier Z24
La Z24 appartenait à cette époque où un coupé compact pouvait se contenter d’un look affirmé, de quelques habillages de carrosserie et de la promesse d’offrir plus de plaisir de conduite que le modèle de base. La sellerie en tissu lui permet de mieux faire passer ce message. Le cuir aurait donné l’impression que la voiture en faisait un peu trop.
18. Nissan 240SX
Une 240SX a toujours eu le plus de cachet lorsqu’elle reste avant tout une voiture de conducteur, et seulement ensuite un objet de collection. La sellerie en tissu permet à l’habitacle de conserver cette atmosphère. Elle s’accorde parfaitement avec le charme simple et authentique de la propulsion arrière qui a rendu cette voiture si séduisante bien avant que l’on commence à traiter les exemplaires en bon état comme des pièces de musée.
19. Honda Prelude SiR
La Prelude SiR a toujours été un peu plus mature qu’une Civic et un peu plus technique que certaines de ses concurrentes, surtout à la fin des années 1990. Le choix de la toile est logique, car il permet à la voiture de rester fidèle à la tradition de Honda, qui consistait à construire des coupés ingénieux pour ceux qui accordaient vraiment de l’importance à la sensation de conduite et au caractère du moteur.
20. Mitsubishi FTO GPX
La FTO GPX affiche un look de coupé japonais des années 1990 tellement caractéristique que tenter de lui donner un air haut de gamme risque presque de lui faire perdre de son charme. Le tissu convient parfaitement, car cette voiture était jeune, un peu tape-à-l’œil et empreinte de cet optimisme propre aux compactes japonaises d’époque qui suscite encore aujourd’hui la nostalgie. Dans une voiture comme celle-là, le tissu semble tout simplement plus à sa place.