Toutes les « muscle cars » n’ont pas eu droit à l’affiche, au rôle au cinéma ou aux applaudissements dans les salles de vente aux enchères qu’elles méritaient. C’est vraiment dommage, d’autant plus que cette mise à l’écart s’explique par des raisons tout à fait arbitraires ! Certaines ont été éclipsées par des modèles plus tape-à-l’œil de la même gamme, d’autres sont arrivées au mauvais moment, et d’autres encore n’arboraient tout simplement pas le « bon » logo pour susciter l’intérêt des collectionneurs. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ces 20 voitures méritent qu’on leur accorde un peu de visibilité, et nous sommes là pour leur offrir cette place au soleil.
1. Buick GSX Stage 1 de 1970
La Buick GSX Stage 1 de 1970 disposait d’un couple qui faisait pâlir d’envie les autres modèles, notamment grâce à son V8 de 455 pouces cubes dont la puissance officielle était de 510 lb-ft. Le problème, c’est que la réputation de Buick en matière de confort a joué en sa défaveur ; beaucoup de gens considéraient la marque comme trop raffinée pour être aussi agressive que ce véhicule le prétendait. Eh bien, les gens sont passés à côté de quelque chose, car cette voiture pouvait rivaliser avec les grands noms tout en offrant un habitacle plus agréable sur le chemin du retour.
2. Mercury Cyclone CJ de 1969
Mercury a rarement bénéficié de la même attention que Ford, et la Cyclone CJ a payé le prix fort pour avoir arboré un logo discret. Sous le capot, cependant, le V8 428 Cobra Jet lui conférait les atouts nécessaires pour faire mordre la poussière à bon nombre de voitures plus célèbres au feu rouge. Elle offrait une accélération fulgurante et prouvait que Mercury savait construire des bolides redoutables quand elle s’en donnait la peine.
3. AMC Rebel Machine de 1970
AMC ne disposait pas de la puissance marketing de GM ou de Chrysler, mais la « Rebel Machine » était un rêve à part entière. Son V8 de 390 pouces cubes, sa livrée patriotique et sa prise d’air fonctionnelle sur le capot en faisaient l’un des modèles les plus audacieux de la décennie. Curieusement, cependant, les gens continuaient à la considérer comme une voiture excentrique, alors même qu’elle avait plus de personnalité que la moitié des voitures du marché.
4. Dodge Charger Super Bee de 1971
En 1971, l’engouement initial pour les « muscle cars » commençait à s’essouffler, si bien que la Charger Super Bee n’a jamais connu son heure de gloire. Malheureusement, cela a empêché les acheteurs de profiter de sa puissance impressionnante, notamment des motorisations Hemi 383, 440 et 426. Son style n’était pas aussi épuré que celui de la Charger précédente, mais ce n’était pas une raison pour la négliger.
5. Chevrolet Monte Carlo SS 454 de 1970
La Monte Carlo SS 454 était presque trop classe pour son propre bien. Les gens la considéraient avant tout comme un coupé de luxe personnel, et le fait que son V8 de 454 pouces cubes lui conférait une véritable puissance n’aidait pas. Mais davantage de gens auraient dû y prêter attention : on pouvait rouler confortablement tout en disposant de suffisamment de puissance pour rappeler à tout le monde qu’on ne plaisantait pas.
6. Ford Torino Cobra de 1969
Les Mustang ont volé la vedette, reléguant au second plan des voitures exceptionnelles comme la Torino Cobra de 1969. Mais Ford l’avait équipée de série du moteur 428 Cobra Jet, ce qui lui conférait la puissance nécessaire pour être à la hauteur de son allure. Elle n’était pas aussi facilement reconnaissable, mais elle offrait le même genre de sensations fortes que les « big-block ».
7. Oldsmobile Rallye 350 de 1970
Avec sa peinture jaune banane, l’Oldsmobile Rallye 350 de 1970 ne passait pas inaperçue, mais les gens ne comprenaient toujours pas ce qu’elle cherchait à apporter. Au lieu de miser sur le moteur le plus puissant possible, Oldsmobile a conçu une « muscle car » mieux équilibrée. Elle a également fait son apparition à un moment où les coûts d’assurance et la réglementation se durcissaient, ce qui la rendait encore plus impressionnante que ce que les gens lui accordaient.
8. Mercury Cougar GT de 1967
Dès son lancement, la Cougar GT a vécu dans l’ombre de la Mustang, ce qui n’était tout simplement pas juste. Avec son V8 de 390 pouces cubes en option et ses phares escamotables, elle alliait puissance et élégance d’une manière que la « pony car » de Ford ne parvenait pas à égaler. La triste vérité, c’est que certains acheteurs la considéraient tout simplement comme moins sportive.
9. AMC Hornet SC/360 de 1971
La Hornet SC/360 a prouvé qu’AMC comprenait mieux le début des années 70 que ce que l’on pensait. Au lieu de construire un mastodonte imposant, AMC a intégré un V8 360 dans un châssis compact et a créé une voiture de série relativement abordable. Elle ne s’est pas vraiment vendue, mais cela ne fait que renforcer aujourd’hui son charme d’outsider.
10. Dodge Dart GTS 440 de 1969
Installer un V8 de 440 pouces cubes dans la Dodge Dart relevait de l’excès, même selon les critères des « muscle cars ». Mais c’était un excès dans le bon sens du terme ! La Dart GTS 440 n’était équipée ni de direction assistée ni de freins assistés, et même si ce côté brut a sans doute nui à sa réputation à l’époque, c’est précisément ce qui rend cette voiture si fascinante aujourd’hui.
11. Pontiac GT-37 de 1970
Pontiac a commercialisé la GT-37 comme une alternative plus abordable à la GTO, et cette image de voiture « économique » a empêché certains passionnés de la prendre au sérieux. Pour ceux qui se sont laissés séduire, cependant, il était possible de commander de véritables équipements de haute performance, notamment de puissants moteurs V8 400 et 455 dans les versions ultérieures.
12. Pontiac Can Am de 1977
En 1977, la plupart des gens considéraient que l’ère des « muscle cars » classiques était révolue, ce qui donnait à la Pontiac Can Am l’allure d’un modèle arrivé trop tard. Même si le public lui tournait le dos, cela n’enlevait rien à son V8 de 400 pouces cubes, à sa prise d’air « Shaker » sur le capot et à sa carrosserie inspirée du Mans. Des problèmes de production ont également écourté sa carrière, si bien qu’elle n’a jamais eu l’occasion de se forger la réputation qu’elle méritait.
13. Chevrolet Biscayne L72 427 de 1966
La Biscayne était le genre de voiture que l’on achetait quand on ne cherchait pas à frimer, et c’est justement ce qui faisait tout son charme. Cette Chevrolet pleine grandeur, d’apparence toute simple, devenait une véritable « sleeper » avec ses 425 chevaux annoncés. Bon, d’accord, elle n’avait pas le glamour d’une Chevelle SS, mais elle savait se montrer convaincante en ligne droite.
14. Ford Falcon 429 Cobra Jet de 1970
La Ford Falcon 429 Cobra Jet de 1970 a à peine eu le temps de marquer les esprits avant que le nom « Falcon » ne disparaisse de la gamme Ford. Nous n’avons guère eu le temps d’apprécier pleinement sa carrosserie compacte et le moteur 429 Cobra Jet proposé en option. Heureusement, sa rareté et sa puissance la rendent bien plus intéressante que ne le laisse supposer sa réputation.
15. Pontiac Grand Prix SJ 428 de 1969
Quand on évoque une « Grand Prix », on pense généralement davantage au confort qu’aux performances sur un quart de mile ; c’est pourquoi la SJ 428 de 1969 passe souvent inaperçue. Le V8 de 428 pouces cubes de Pontiac conférait à cette voiture une puissance exceptionnelle, et son design au capot allongé lui donnait un air plus haut de gamme que les coupés « muscle cars » traditionnels. Elle ne se voulait pas une voiture de course de rue dépouillée, mais c’est justement ce qui la distingue.
16. Plymouth Road Runner 340 de 1971
Tout le monde ne parle que des Road Runner à gros moteur, mais cette version mérite davantage d’attention. Son V8 plus petit rendait la voiture plus agile, tout en offrant suffisamment de puissance pour garantir un plaisir de conduite certain. En résumé, la Road Runner a su s’imposer dès le départ.
17. Oldsmobile 442 W-31 de 1968
L’Oldsmobile 442 W-31 n’est jamais vraiment devenue une voiture célèbre, mais nous n’avons jamais oublié son V8 de 350 pouces cubes à haut régime et ses réglages axés sur la performance. C’est justement ce qui en faisait une alternative astucieuse aux voitures à gros moteur plus lourdes, et certains passionnés regrettaient cette voiture qui récompensait ceux qui savaient la conduire avec attention.
18. Aileron de la Mercury Cyclone de 1970
La Cyclone Spoiler arborait un look inspiré de la NASCAR : des bandes audacieuses et, en option, la puissance d’un moteur « big-block ». Curieusement, elle est encore aujourd’hui considérée comme un simple détail. En réalité, la Torino et la Mustang de Ford ont accaparé l’attention, laissant le coupé de Mercury dans l’attente que les collectionneurs s’intéressent enfin à lui.
19. Pontiac GTO de 1974
La GTO de 1974 est souvent critiquée parce qu’elle s’inspire de la Ventura plutôt que des GTO antérieures, plus imposantes, mais cet argument passe complètement à côté de l’essentiel. Pontiac cherchait à préserver les performances dans une configuration plus réaliste. Ce n’était pas la même bête que ses cousines, mais elle portait tout de même l’emblème avec dignité.
20. AMC Hurst SC/Rambler de 1969
La Hurst SC/Rambler avait un look extravagant, était très performante et provenait d’une marque qui n’a jamais été suffisamment reconnue par les amateurs de « muscle cars ». Avec son V8 de 390 pouces cubes et sa carrosserie Rambler ultra-légère, elle constituait une véritable menace sur le quart de mile. Mais comme elle ne portait ni le nom de Chevrolet ni celui de Dodge sur le capot, trop de gens la considéraient comme une simple curiosité.