20 parfums et matériaux d’intérieur de voitures neuves qui nous manquent énormément aujourd’hui
Aujourd’hui, monter à bord d’un véhicule flambant neuf est une expérience profondément numérique, dominée par d’immenses écrans tactiles, des plastiques lisses noir piano et des matériaux synthétiques conçus pour durer éternellement. Si l’on remonte quelques décennies en arrière, les habitacles automobiles offraient une expérience bien plus tactile, distinctive et sensorielle, avec des odeurs et des textures uniques qui ont aujourd’hui complètement disparu des salles d’exposition modernes. Les constructeurs automobiles utilisaient autrefois de vrais métaux, des tissus épais et des formules chimiques pour les adhésifs, ce qui conférait à chaque marque une atmosphère caractéristique dès l’instant où l’on ouvrait la lourde portière.
1. Sièges en velours moelleux
Difficile de faire mieux que ces revêtements en tissu moelleux que l’on trouvait dans les voitures d’antan. S’installer dans un siège en velours tout doux, c’était toujours comme se glisser dans un nuage. Ce matériau isolait à merveille les passagers des températures estivales comme hivernales.
2. L'odeur âcre du vinyle neuf
L’odeur caractéristique des habitacles de voitures de la fin du XXe siècle était en grande partie due à la réaction de substances chimiques exposées à la lumière directe du soleil. Chaque fois que l’on ouvrait la portière d’une berline ou d’un break neuf, on était envahi par cette odeur sucrée de vinyle en cours de durcissement. Heureusement, la réglementation a permis d’éliminer cette odeur ces dernières années pour des raisons de sécurité.
3. Moquette à poils longs et à boucles profondes
Les berlines de luxe de la fin des années 1970 étaient dotées d’une moquette si épaisse et si moelleuse que l’on avait l’impression que nos chaussures s’enfonçaient jusqu’à disparaître. Les constructeurs ne lésinaient pas sur la hauteur des poils, ce qui conférait à l’ensemble de l’habitacle une atmosphère chaleureuse et douillette, à l’ambiance incroyablement décadente. Retirer les frites coincées dans ces longues fibres était un véritable cauchemar, mais le confort absolu sous les pieds valait largement l’effort supplémentaire que demandait le passage de l’aspirateur.
4. Véritable cuir corinthien haut de gamme
C’est Chrysler qui a popularisé ce matériau de sellerie luxueux à l’époque du disco, transformant ainsi les habitacles des voitures en salons haut de gamme. Sa texture lisse offrait un toucher souple, et il vieillissait à merveille en développant des plis uniques qui témoignaient de l’amour que l’on portait véritablement au véhicule. Il dégageait un parfum riche et raffiné.
5. Panneaux en placage de frêne véritable
Autrefois, les tableaux de bord et les panneaux de porte arboraient fièrement des garnitures en bois véritable au milieu de leurs éléments en plastique et en métal. En passant la main sur ce bois, on pouvait sentir le grain de ce matériau naturel. Aujourd’hui, les voitures utilisent des films imprimés pour imiter ce même grain de bois, mais le rendu n’est tout simplement pas authentique.
6. Anneaux chromés sur les volants
Autrefois, les volants étaient de magnifiques cercles tout simples, faits de plastique dur et brillant, rehaussés d’un croissant en métal massif au centre. Appuyer sur cet anneau froid et poli déclenchait un klaxon bruyant et gratifiant qui imposait instantanément le respect aux autres conducteurs sur la route. Le poids du métal se faisait nettement sentir dans la main.
7. Tapis de sol en caoutchouc ultra-résistants
Bien avant que les crossovers légers ne tentent de se donner un air de durs à cuire, les pick-ups et les SUV étaient réellement conçus pour le travail. Cela se traduisait par des tapis de sol en caoutchouc ultra-résistants plutôt que par de la moquette à poils longs. Ils dégageaient une odeur merveilleuse, comme celle des machines d’usine, et repoussaient la pluie et la saleté comme personne.
8. Garnitures de toit en vinyle perforé
Si vous levez les yeux à l’intérieur d’une voiture de collection classique, vous verrez sans doute un toit tendu en vinyle de couleur crème, parsemé de milliers de minuscules trous réguliers. Ce matériau conférait à la partie supérieure de l’habitacle un aspect épuré et texturé, tout en jouant un double rôle en absorbant les bruits de la route qui résonnaient. Il avait tendance à s’affaisser légèrement au fil des décennies.
9. Empiècements en tissu à motif pied-de-poule complexe
Les constructeurs automobiles se sont beaucoup amusés à rehausser toutes sortes de modèles, des coupés aux citadines, en ajoutant de jolis empiècements en motif pied-de-poule au centre des sièges. Ce tissu à mailles serrées, en coton ou en laine mélangée, était très résistant et ne craignait pas les taches. Au-delà de son aspect pratique, il contribuait également à égayer un tableau de bord qui, sans cela, aurait été plutôt terne.
10. Manivelles de fenêtre en métal froid
Autrefois, pour baisser sa vitre, il fallait déployer un certain effort physique et utiliser une poignée mécanique robuste en zinc moulé sous pression. Le petit bouton en plastique situé à son extrémité tournait librement entre le pouce et l’index tandis qu’on actionnait frénétiquement la manivelle pour ouvrir la vitre et laisser entrer une brise fraîche. Ces systèmes ne connaissaient jamais de problèmes de fusibles grillés ni de faisceaux électriques défectueux.
11. Sièges en paille tressée
Prenez place au volant de nombreuses voitures d’importation anciennes ou de citadines, et vous découvrirez sans doute des sièges recouverts d’un matériau synthétique respirant imitant la paille. Ce tissage serré en croisillons permettait à l’air de circuler librement derrière vous, pour que vous ne rôtissiez pas en été. Il offrait également une sensation de robustesse très agréable.
12. Tissu d'ameublement en laine épaisse
Les voitures de luxe d’avant-guerre étaient dotées d’intérieurs doublés du même tissu en laine épais et résistant que celui utilisé pour confectionner les manteaux d’hiver haut de gamme sur mesure. Ce matériau absorbait à merveille le bruit, créant ainsi une sérénité feutrée, semblable à celle d’un caveau, à l’intérieur de l’habitacle tandis que l’on filait sur l’autoroute. Il dégageait un léger parfum réconfortant de cèdre.
13. Vinyle monochrome rouge vif
Il fut un temps glorieux où l’on pouvait commander une voiture dont le tableau de bord, la moquette, le volant et les sièges étaient tous assortis dans des nuances de cramoisi. Cette esthétique éclatante donnait l’impression, en montant à bord, d’entrer dans une boîte de nuit huppée ou dans un vaisseau spatial futuriste. Les normes de sécurité modernes et les craintes liées à la revente ont relégué au passé ces choix de couleurs audacieux, nous laissant face à une multitude d’options sans inspiration, toutes dans des tons de noir et de gris anthracite.
14. Boutons de radio en aluminium moleté
Régler le volume sur un vieil autoradio de tableau de bord était un véritable plaisir tactile, car les petits boutons de commande étaient en métal massif et gravé. Chaque minuscule rotation s’accompagnait d’un clic mécanique bien distinct qui permettait de régler la station avec précision sans jamais quitter la route des yeux.
15. Boutons de tableau de bord en métal moulé sous pression
Tirer sur le commutateur des phares ou régler le curseur de la climatisation procurait autrefois une forte résistance mécanique qui procurait un immense plaisir. Ces commandes étaient directement reliées à de solides tiges métalliques et à des câbles situés derrière le tableau de bord, plutôt que d’envoyer des signaux numériques à un écran d’ordinateur. Elles étaient conçues pour résister à des siècles d’utilisation quotidienne.
16. Le parfum du cuir vieilli et de l'huile
Si vous avez déjà possédé une voiture de sport classique ou passé suffisamment de temps à son bord, vous remarquerez rapidement qu’elle dégage une odeur caractéristique. Ce mélange d’odeur de cuir vieilli et d’huile de moteur est vraiment unique. C’est réconfortant, un peu comme passer un après-midi à faire des biscuits avec sa grand-mère.
17. Coussins de tableau de bord très rembourrés
Pour que les airbags puissent remplir leur fonction, les tableaux de bord des véhicules doivent aujourd’hui être parfaitement affleurants et rigides. Autrefois, on pouvait enfoncer le bout des doigts dans le tableau de bord comme s’il était en mousse. Ça, c’est ce qu’on appelle le luxe !
18. Tissu épais à armure jacquard
Les breaks familiaux des années 1980 étaient souvent revêtus d’un tissu à motifs complexes, de style tapisserie, qui semblait tout droit sorti d’une chaise de salle à manger victorienne. Les fils en relief créaient un jeu complexe de textures qui empêchait de glisser dans les virages serrés. Ce tissu épais était pratiquement indestructible.
19. Huisseries métalliques apparentes
Les voitures économiques du milieu du XXe siècle permettaient de réduire les coûts en laissant la tôle peinte de la portière extérieure entièrement visible depuis l’habitacle. Poser son bras sur le rebord de la vitre revenait à toucher la peinture lisse et fraîche qui s’harmonisait parfaitement avec l’extérieur du véhicule. Ce détail de conception créait une continuité harmonieuse entre l’intérieur et l’extérieur de la voiture.
20. Passepoil en chenille douce
Autrefois, les bords des sièges étaient bordés de rangées et de rangées de passepoils en chenille duveteuse. La chenille protégeait les coutures des sièges de l’usure tout en apportant à ces voitures cette touche de couleur supplémentaire que nous adorions. Lorsqu’on glissait sur les sièges, ce petit rebord en chenille effleurait la jambe, procurant une agréable sensation tactile.