Pendant des années, Kia a été la risée des concessionnaires, cette marque que l’on achetait parce qu’elle était bon marché et que l’on conduisait jusqu’à ce qu’on ait les moyens de s’offrir autre chose. Cette réputation a radicalement changé, voire s’est complètement inversée dans certains cas. Mais tous les modèles n’ont pas suscité la même confiance. Voici 10 modèles Kia qui ont véritablement surpris le public, suivis de 10 autres qui donnent encore aux acheteurs des raisons d’y réfléchir à deux fois.
1. EV6
Personne ne s’attendait à ce que le premier véhicule 100 % électrique de Kia ait cette allure. L’EV6 a fait son apparition en 2022 avec une silhouette élancée, proche de celle d’une voiture de sport, une batterie de 77,4 kWh et un système de recharge à 800 volts permettant de passer de 10 à 80 % en environ 18 minutes. Personne n’aurait prédit que Kia remporterait le titre de « Voiture mondiale de l’année 2022 ».
2. Stinger
Lorsque Kia a annoncé la sortie d’une berline sportive à traction arrière équipée d’un V6 biturbo développant 365 chevaux, beaucoup pensaient qu’elle serait décevante. La Stinger s’est en réalité révélée véritablement rapide, bien équilibrée et agréable à conduire ; elle a fait l’objet de tests comparatifs face à BMW et Audi, et a su tenir la route. Une telle affirmation aurait été impensable il y a dix ans.
3. Telluride
Lancée en 2020, la Telluride a immédiatement commencé à remporter des distinctions que les grandes marques collectionnaient depuis des années. Elle a été élue « Voiture de l’année » par plusieurs publications, a séduit les critiques par la qualité de son habitacle et s’est si bien vendue que les concessionnaires ont appliqué une majoration par rapport au prix affiché. Le fait que les concessionnaires appliquent une majoration sur une Kia constituait un phénomène véritablement inédit.
4. K5
La K5 a remplacé l’Optima en 2021 et s’est imposée comme un modèle qui semblait provenir d’une autre marque. Avec ses lignes nettes, sa ligne de toit de type « fastback » et ses 290 chevaux dans la version Sport, elle s’est imposée comme une berline à prendre au sérieux dans un segment où la plupart de ses concurrentes avaient baissé les bras. Elle avait l’air haut de gamme et offrait une conduite suffisamment assurée pour être à la hauteur de cette image.
5. Sportage (5e génération)
La Sportage de cinquième génération, lancée pour l’année 2023, n’a rien à voir avec les crossovers plutôt classiques qui l’ont précédée. Son design extérieur audacieux représentait un véritable pari en matière de design, son habitacle a fait un bond en avant significatif en termes de qualité, et les versions hybrides ont apporté une touche d’efficacité supplémentaire à l’ensemble. Les critiques, qui s’attendaient à un modèle classique, ont découvert un véhicule bien plus intéressant.
6. EV9
Le SUV électrique à trois rangées de Kia a fait son apparition en 2024, s’imposant d’emblée comme un modèle qui ne passe pas inaperçu. Il a été salué pour son habitabilité, ses espaces de rangement bien pensés et son architecture de recharge rapide identique à celle de l’EV6. Dans un segment censé être dominé par des marques de luxe bien établies, l’EV9 a su se démarquer de manière inattendue et convaincante.
7. Le carnaval
La Carnival a mis fin à la réputation de la Sedona et, par la même occasion, à toute la honte associée aux monospaces. Elle ressemble davantage à un grand crossover qu’à un monospace traditionnel ; son habitacle est véritablement haut de gamme dans les finitions supérieures, et son confort de conduite est tel que les passagers ne se sentent pas pénalisés. Même ceux qui juraient ne jamais acheter de monospace continuent de l’adopter.
8. Niro EV
La Niro EV s’est discrètement imposée comme l’une des options 100 % électriques les plus pratiques du segment des crossovers compacts. Son autonomie en conditions réelles s’est avérée satisfaisante, son habitacle était confortable et son prix, inférieur à celui de la plupart de ses concurrents, a séduit les acheteurs à la recherche d’un véhicule électrique sans compromis ni explications.
9. Soul EV
Avant l’EV6, la Soul EV se distinguait par une approche véritablement originale : elle intégrait un groupe motopropulseur électrique performant dans un modèle abordable et décalé qui plaisait au public. Elle n’était certes pas la plus rapide ni celle offrant la plus grande autonomie, mais elle a permis à de nombreux acheteurs de franchir le pas vers l’achat d’un véhicule électrique sans ressentir l’angoisse souvent associée à ce choix.
10. Forte GT
On pourrait facilement passer à côté de la Forte, mais la version GT, avec son moteur turbocompressé de 201 chevaux et sa boîte manuelle à six rapports en option, s’est imposée comme une compacte de conducteur à un prix que pratiquement aucun concurrent ne pouvait égaler. Elle ne s’est pas vendue en très grand nombre, mais les acheteurs qui l’ont choisie savaient exactement ce qu’ils achetaient.
Et voici 10 modèles qui font encore hésiter les acheteurs.
1. Rio
La Rio occupe depuis des années le bas de la gamme sans avoir bénéficié d’une mise à jour notable. Elle semble dépassée dans un segment qui a évolué, les matériaux utilisés pour l’habitacle laissent deviner où l’argent a été investi, et ses performances de conduite sont si peu mémorables que la plupart des journalistes ont du mal à en dire quoi que ce soit de concret.
2. Les premiers modèles Sorento V6 (3e génération)
La troisième génération du Sorento a fait l’objet de problèmes de fiabilité qui revenaient régulièrement dans les données des propriétaires, notamment en ce qui concerne le V6 de 3,3 litres et la boîte de vitesses. Ces problèmes n’étaient pas généralisés, mais ils apparaissaient suffisamment souvent dans les historiques de réparations pour que les acheteurs qui s’en souviennent encore les évoquent dès que le nom de ce modèle est mentionné.
3. Cadence
La Cadenza était la tentative de Kia de se lancer sur le marché des berlines de quasi-luxe, mais elle n’a jamais trouvé son public. Confortable et dotée d’un équipement raisonnable, elle occupait toutefois une position délicate, à mi-chemin entre le segment grand public et le segment haut de gamme, que les acheteurs n’étaient pas prêts à accepter. Sa production a pris fin en 2021 sans tambour ni trompette, et son absence n’a pas été regrettée.
4. K900
La K900 constituait une véritable tentative de percer sur le marché des berlines de luxe de grande taille, mais elle n’a pas rencontré le succès escompté. Bien équipée et raffinée, elle n’a toutefois pas réussi à convaincre les acheteurs de payer le prix fort pour une Kia, ce qui s’est avéré plus difficile que ne le méritait le produit. La deuxième génération a apporté des améliorations, mais n’a pas non plus réussi à faire bouger les lignes sur le plan commercial.
5. Borrego
Le Borrego était le SUV à châssis séparé de Kia de 2009 à 2010 ; il n’a connu que deux années de production avant d’être abandonné. Il manquait de puissance compte tenu de sa taille, consommait beaucoup et est arrivé sur le marché précisément au moment où les gros SUV étaient la chose la moins tendance qu’une marque puisse commercialiser. C’est l’exemple parfait d’un produit inadapté, lancé au mauvais moment.
6. Sedona (premières générations)
Avant la refonte opérée par Carnival, la Sedona ne contribuait guère à redorer le blason de la catégorie des monospaces, réputée pour être le type de véhicule que l’on achetait à défaut d’autre choix. Les générations précédentes étaient certes fonctionnelles, mais ne suscitaient aucun enthousiasme, et la qualité de l’habitacle était à la traîne par rapport à celle de la concurrence, ce qui sautait aux yeux dès un bref essai routier.
7. Rondo
Le Rondo était un véhicule polyvalent compact commercialisé aux États-Unis de 2007 à 2012, qui occupait une catégorie si restreinte que la plupart des gens ne savaient pas vraiment comment le définir. Ce n’était ni un break, ni tout à fait un monospace, ni vraiment un crossover, et les acheteurs qui ne parvenaient pas à le classer ne l’achetaient pas. Ses ventes sont restées modestes et il a fini par disparaître.
8. Amanti
L’Amanti a été la berline phare de Kia de 2004 à 2009 ; on se souvient surtout d’elle pour son allure plus luxueuse que son prix ne le laissait supposer et pour son comportement routier qui n’avait rien d’exceptionnel. Elle affichait un design ambitieux sans que la technique ne soit à la hauteur, une combinaison qui a mal vieilli. On trouve parfois des exemplaires d’occasion, qui sont très abordables.
9. Les premières générations du Sportage (1re et 2e générations)
On se souvient des deux premières générations du Sportage avec une affection davantage teintée d’histoire que d’enthousiasme. Le modèle d’origine souffrait de problèmes de fiabilité qui ont forgé sa réputation, et la deuxième génération, bien qu’améliorée, n’a pas réussi à s’en défaire complètement. La gamme a survécu suffisamment longtemps pour devenir quelque chose de véritablement différent, mais ce ne sont pas ces premiers chapitres que la marque met en avant.
10. Optima (problèmes de moteur de 2e génération)
Une partie des Optima produites entre 2011 et 2014 et équipées du moteur GDI de 2,4 litres s’est forgé une réputation de pannes prématurées du moteur, ce qui a donné lieu à des rappels et à des accords à l’amiable dans le cadre de recours collectifs. Cela ne concernait pas tous les véhicules, et Kia a remédié au problème, mais cette affaire a marqué les esprits et revient immédiatement sur le tapis dès que quelqu’un évoque l’achat d’une Optima d’occasion plus ancienne.