Jeep suscite une fidélité qui frôle le culte, avec son salut de la main, ses notes sur les sentiers et ses autocollants de pare-chocs. Une partie de cette renommée est amplement méritée. Une autre partie tient au fait que le logo porte le véhicule à un niveau qu’il ne mérite pas. Voici 10 modèles qui justifient cette dévotion, et 10 autres pour lesquels elle est plus difficile à expliquer.
1. Jeep Wrangler TJ (1997-2006)
Le TJ est généralement considéré comme le modèle phare de l’histoire du Wrangler. Il a conservé les essieux rigides tant appréciés des passionnés, a intégré une suspension à ressorts hélicoïdaux offrant un confort de conduite nettement supérieur à celui du YJ qui l’a précédé, et s’est présenté sous une forme qui inspirait l’authenticité et la fonctionnalité. Les modèles d’occasion restent très recherchés.
2. Jeep Cherokee XJ (1984-2001)
Peu de véhicules ont acquis la réputation dont jouit la XJ Cherokee depuis près de vingt ans. Sa carrosserie monocoque la rendait plus légère que ses concurrentes, mais ses performances tout-terrain étaient suffisamment convaincantes pour lui valoir une communauté d’adeptes qui n’a cessé de s’agrandir depuis l’arrêt de la production. Les exemplaires en bon état se vendent bien plus cher que ne le laisserait supposer leur âge.
3. Jeep Wrangler JL (depuis 2018)
Le JL a répondu aux critiques formulées à l’encontre de son prédécesseur sans pour autant renoncer à ce qui faisait l’attrait des Wrangler. Il est plus silencieux sur autoroute, mieux équipé d’origine et proposé avec un moteur quatre cylindres turbocompressé offrant une consommation de carburant dont les anciens Wrangler ne pouvaient que rêver.
4. Jeep Wagoneer (1963-1991)
Le Wagoneer original a, en quelque sorte, inventé la catégorie des SUV de luxe plusieurs décennies avant qu’elle ne se généralise. Il proposait un véhicule familial confortable, doté de garnitures en bois et d’une transmission intégrale, à une époque où aucun autre modèle ne pouvait rivaliser, et son influence sur les véhicules qui ont suivi est difficile à surestimer.
5. Jeep Comanche (1986-1992)
Le Comanche a été construit sur la plateforme du XJ Cherokee et en partageait les atouts : légèreté, aptitudes tout-terrain et la possibilité d’opter pour le six cylindres en ligne de 4,0 litres tant apprécié des passionnés. Arrêté prématurément, c’est aujourd’hui un véritable pick-up de collection.
6. Jeep Gladiator (depuis 2020)
Le Gladiator a remis le pick-up Jeep au goût du jour après une longue absence, et il l’a fait comme il faut. Construit sur la plateforme JL, il offre de véritables capacités tout-terrain, avec un toit et des portes amovibles qu’aucun autre pick-up de taille moyenne ne peut égaler.
7. 1941-1945 Willys MB
C’est grâce à la Jeep militaire d’origine que tous les autres modèles de cette liste existent. La Willys MB était robuste, simple et capable de se rendre là où les véhicules plus imposants ne pouvaient pas aller. Eisenhower l’aurait qualifiée de l’un des outils les plus importants de la Seconde Guerre mondiale.
8. Jeep Grand Cherokee ZJ (1993-1998)
Lors du Salon de l’automobile de Détroit de 1992, la Grand Cherokee de première génération a littéralement percuté un mur, confirmant ainsi le caractère spectaculaire de la mise en scène par un véhicule qui a véritablement impressionné. Elle alliait de réelles capacités tout-terrain à un habitacle confortable, et son V8 de 5,2 litres lui conférait des performances à la hauteur.
9. Jeep Grand Wagoneer (depuis 2022)
Le Grand Wagoneer revisité est spacieux, superbement équipé et regorge de technologies, tout en conservant une transmission intégrale que la plupart des SUV de luxe de sa gamme de prix ne peuvent égaler. Il mérite amplement sa place au sommet de la gamme.
10. Jeep Wrangler Rubicon 2003-2006
La version Rubicon a transformé le Wrangler en un véritable outil de franchissement de rochers, disponible dès sa sortie d’usine. Doté de différentiels à blocage, d’une barre stabilisatrice avant déconnectable et d’un rapport de transmission plus court, il a établi une référence pour les 4×4 de série que le nom incarne depuis lors.
Voici maintenant 10 raisons qui rendent ce badge plus difficile à justifier.
1. Jeep Liberty 2002-2007
La Liberty a succédé à la XJ Cherokee et a déçu presque tous ceux qui appréciaient le modèle d’origine. Elle était plus lourde, moins performante et souffrait de problèmes de fiabilité, notamment des pannes notoires du lève-vitre arrière et une suspension avant qui s’usait prématurément. Elle a ainsi gâché toute la bonne volonté dont elle bénéficiait.
2. Jeep Cherokee XJ 2,5 L quatre cylindres (1984-1990)
La XJ Cherokee équipée du moteur de base de 2,5 litres est, en réalité, un véhicule bien différent de la version très appréciée de 4,0 litres. Manquant de puissance et souvent associée à une boîte automatique peu réactive, elle n’a pas su tirer pleinement parti du potentiel de la plateforme.
3. Jeep Patriot 2007-2017
La Patriot était une compacte à traction avant commercialisée sous l’enseigne Jeep à une époque où la marque avait besoin de prouver ses capacités tout-terrain. La qualité de l’habitacle laissait à désirer, la tenue de route était médiocre et la transmission intégrale en option n’apportait guère de réelles capacités tout-terrain.
4. Jeep Compass de première génération (2007-2017)
Presque tout ce qui a été dit à propos du Patriot s’applique à la première génération du Compass, qui partageait sa plateforme et la plupart de ses défauts. Il s’est bien vendu parce que la marque faisait vendre le produit.
5. Jeep Liberty CRD Diesel (2005-2007)
Le Liberty CRD était présenté comme une option diesel performante et économe en carburant à une époque où les SUV diesel suscitaient un véritable engouement. Dans la pratique, il a été en proie à des défaillances du système d’alimentation, à des problèmes d’injecteurs et à une pénurie de pièces de rechange qui s’est rapidement installée après que Jeep l’eut discrètement retiré du marché au bout de seulement trois ans. Les propriétaires
6. Jeep Renegade (2015-2023)
La Renegade repose sur une plateforme Fiat, ce qui se reflète dans son bilan de fiabilité. Les propriétaires signalent des problèmes fréquents avec la boîte automatique à neuf rapports, les systèmes électriques et le groupe motopropulseur. Son look est joyeux et original, ce qui a séduit des acheteurs qui méritaient mieux.
7. Jeep Cherokee KL 2014-2019
La KL Cherokee a été lancée avec une boîte automatique à neuf rapports si problématique que les concessionnaires recevaient déjà des bulletins de mise à jour logicielle avant même que les voitures n’arrivent sur leurs parcs. Les propriétaires ont signalé des hésitations, des changements de vitesse saccadés et un comportement imprévisible en circulation, rendant l’expérience de conduite véritablement désagréable. Ces problèmes de boîte de vitesses ont perduré pendant des années et ont durablement terni la réputation du modèle.
8. Jeep Wrangler JK deux portes, 2007-2010, boîte automatique
La version deux portes du Jeep Wrangler équipée d’une boîte automatique était une combinaison qui ne satisfaisait ni les amateurs de tout-terrain ni les conducteurs au quotidien. La boîte de vitesses était lente à réagir sur les chemins, et la configuration deux portes limitait la praticité sans apporter aucun autre avantage.
9. Jeep Comanche de 1988 à 1992 équipée d'un moteur de 2,5 litres
Le Comanche mérite bien sa réputation dans sa version 4,0 litres. Dans sa version 2,5 litres, c’était un petit pick-up dont la puissance était insuffisante pour les tâches habituelles d’un utilitaire, et son empattement court associé à un arrière léger le rendait instable à vide.
10. Jeep Grand Cherokee WK 2005-2010 équipée d'un moteur V6 de 3,7 litres
La WK Grand Cherokee était un véhicule fiable dans sa version V8. Ce n’était pas le cas du V6 de 3,7 litres de base. Il développait une puissance modeste tout en affichant une consommation à peine inférieure à celle du V8, et son comportement rugueux et bruyant à l’accélération a été abandonné à juste titre.