Aux États-Unis et au Canada, les règles de conduite et les comportements sont très différents. Bien qu’apparemment similaires, vous remarquerez quelques différences essentielles si vous commencez à y prêter attention. Ainsi, pour ceux qui prévoient un voyage transfrontalier ou qui sont simplement curieux de savoir comment les deux pays font les choses différemment, voici 20 points qui vous ouvriront les yeux et qui montrent les contrastes marqués entre ces deux pays voisins.
1. Unités et panneaux de vitesse
Le Canada utilise les kilomètres par heure, tandis que les États-Unis s’en tiennent aux miles. Ainsi, un panneau canadien indiquant 100 km/h signifie 62 mph, ce qui n’est pas aussi rapide qu’il n’y paraît. Les conducteurs américains qui traversent la frontière doivent donc faire des calculs rapides, sous peine de commettre un excès de vitesse sans s’en rendre compte.
2. Obtenir sa licence
À seize ans, vous pouvez conduire seul dans la plupart des États américains. Le Canada, quant à lui, dit : « Attends un peu, petit », avec son système de permis progressif. L’Ontario a lancé cette tendance en 1994. Aujourd’hui, les adolescents sont confrontés à plusieurs étapes, à des périodes d’attente et à une tolérance zéro en matière d’alcool.
3. Règles en matière de conduite en état d'ivresse
Les deux pays fixent la limite d’alcoolémie à 0,08 %, mais le Canada traite immédiatement les primo-délinquants comme des criminels. De nombreuses provinces fixent également la limite à 0,05 %. En Amérique, une première infraction est souvent synonyme d’amendes et de cours. Au Canada, elle s’accompagne d’un casier judiciaire, de rendez-vous au tribunal et de graves conséquences immédiates.
4. Inspections de sécurité des véhicules
La plupart des provinces canadiennes imposent des contrôles de sécurité annuels ou semestriels pour votre voiture : émissions, freins, feux, etc. Par ailleurs, des États comme le Michigan et la Floride n’imposent aucune inspection, tandis que d’autres imposent certaines vérifications aux véhicules de plus de 8 ans.
5. Les signaux de virage à gauche fonctionnent différemment
Toronto adore ses feux verts clignotants : les usagers qui tournent à gauche ont une longueur d’avance sur les véhicules venant en sens inverse. C’est logique pour la fluidité du trafic, mais les piétons n’aiment pas cela parce qu’ils ont moins de temps pour traverser. Les intersections américaines donnent généralement le vert à tout le monde simultanément, ou utilisent des flèches de gauche protégées qui restent vertes en permanence.
6. Installation d'un passage pour piétons
Les villes canadiennes ont été les premières à mettre en place des passages pour piétons à bandes en échelle, avec de grands panneaux suspendus – les voitures doivent s’arrêter complètement lorsque quelqu’un traverse. Les voitures doivent s’arrêter complètement lorsque quelqu’un traverse. Comparez cela aux passages pour piétons américains, où vous n’aurez qu’une bande peinte et bonne chance. Les feux piétons canadiens restent également allumés plus longtemps, ce qui laisse plus de temps aux gens pour traverser en toute sécurité.
7. La nécessité des pneus d'hiver
La Colombie-Britannique exige des pneus d’hiver du 1er octobre au 30 avril sur les routes de montagne. Le Québec les impose dans toute la province du 1er décembre au 15 mars. Pendant ce temps, les Américains se rendent dans les stations de ski avec des pneus d’été et se demandent pourquoi ils glissent.
8. Règles d'arrêt des bus scolaires
Les deux pays exigent des conducteurs qu’ils s’arrêtent pour laisser passer les bus scolaires dont les feux rouges clignotent. La confusion vient des autoroutes à chaussées séparées : certains endroits exigent que tous les véhicules s’arrêtent, quelle que soit leur direction, tandis que d’autres autorisent les véhicules de l’autre côté à poursuivre leur route s’il y a une barrière médiane. Les règles varient d’une province à l’autre et d’un État à l’autre, de sorte que les conducteurs transfrontaliers doivent savoir ce qui est légal dans chaque région.
9. Le coût de la distraction au volant
Que se passe-t-il si vous êtes pris en train de texter au volant au Canada ? Dans la plupart des provinces, l’amende s’élèvera à environ 600 dollars, auxquels s’ajouteront des points d’inaptitude, qui feront grimper votre prime d’assurance. En revanche, des États américains comme le Montana s’en soucient à peine, tandis que d’autres imposent des amendes comprises entre 136 et 234 dollars. Certains n’ont même pas encore de lois spécifiques sur la distraction au volant.
10. La faune sur les routes
Les élans sont essentiellement des dangers de la route à quatre pattes. Ils sont à l’origine de plus de la moitié des décès d’animaux sauvages dans le pays. Le Canada réagit en installant des passages supérieurs, des clôtures et des panneaux d’avertissement saisonniers. Venez aux États-Unis, où les cerfs sont gênants sur les routes, mais rarement mortels.
11. Blocs chauffants dans les voitures
Si vous vous promenez dans un parking canadien en hiver, vous verrez des prises électriques partout. La plupart des camions et des voitures sont équipés de série de bouchons de chauffe-moteur, qui gardent l’huile du moteur chaude lorsqu’il fait -30°F à l’extérieur. Des voitures américaines ? Peut-être en Alaska, mais la plupart des Américains n’ont jamais entendu parler des chauffe-blocs.
12. Limites de vitesse en ville
La ville d’Edmonton a ramené la vitesse des véhicules résidentiels à 40 km/h en 2021, après avoir constaté que le taux de survie des piétons était plus élevé à cette vitesse, mais qu’il n’était que de 10 % à des vitesses plus élevées. Dans les villes américaines, les gens roulent encore à 25-35 mph dans les quartiers.
13. Comportement différent des voies de fusion
Les États-Unis encouragent la fusion par fermeture éclair au moyen d’une signalisation officielle : utilisez les deux voies jusqu’au point de fusion pour une efficacité maximale. Les Canadiens, quant à eux, appliquent la même règle, mais en raison de leur culture, ils considèrent qu’il est impoli de fusionner tardivement et ont donc tendance à fusionner assez tôt. Leur politesse crée parfois des embouteillages.
14. Règles de modification des voitures
Si vous voulez une vitre arrière teintée à 3 % et des néons, la plupart des États américains l’autorisent moyennant des conditions simples. En revanche, les provinces canadiennes exigent des documents d’approbation préalable, des inspections de sécurité et des certificats de conformité pour les modifications. Elles n’interdisent pas tout, mais il faut s’attendre à ce que les choses se fassent sans trop d’ennuis.
15. Langues des panneaux de signalisation
Au Canada, la Charte de la langue française adoptée par le Québec en 1977 impose la signalisation en français d’abord, et parfois uniquement en français sur les autoroutes. Ainsi, n’essayez pas de naviguer à Montréal sans savoir que « Sortie » signifie « Exit » Quant aux provinces anglaises, elles utilisent l’anglais ou les deux.
16. Infrastructure de recharge des VE
En 2025, le Canada comptera plus de 12 900 emplacements de bornes de recharge publiques pour VE et plus de 33 700 ports, grâce à des programmes fédéraux tels que ZEVIP qui privilégient l’accès aux zones rurales et septentrionales. De leur côté, les États-Unis disposent d’un réseau global plus important – près de 60 000 points de recharge rapide – mais la distribution est inégale, avec des lacunes notables dans le Midwest et le Sud.
17. Règles relatives au fractionnement des voies pour les motocycles
Le changement de voie (motocyclettes circulant entre les voitures dans la circulation) est illégal au Canada. Vous recevrez une contravention chaque fois que vous serez pris en flagrant délit. Aux États-Unis, la Californie l’autorise, l’Utah a des règles limitées en la matière et d’autres États envisagent peu à peu de légiférer.
18. Lois sur l'utilisation des phares
Les conducteurs américains n’utilisent généralement les phares que lorsqu’il fait nuit ou qu’il pleut, à moins que la législation de l’État n’en dispose autrement dans certaines conditions. Dans de nombreuses situations, le Canada exige que les phares soient allumés pendant la journée. Certains pays exigent même qu’ils soient allumés toute l’année, c’est pourquoi la plupart des voitures neuves sont équipées de feux de jour automatiques.
19. Méthodes de paiement des parcmètres
Les villes canadiennes ont adopté le paiement numérique du stationnement bien plus tôt. La plupart des parcmètres acceptent les cartes de crédit, les applications ou les paiements sans contact dans les grandes villes comme Toronto et Vancouver. Toutefois, de nombreuses villes américaines utilisent encore largement des parcmètres à pièces, mais la situation évolue lentement.
20. Exigences techniques en matière de sécurité
À partir de 2025, tous les nouveaux véhicules vendus au Canada devront être équipés d’un système de freinage automatique d’urgence (AEB). Cette obligation fédérale vise à réduire les collisions par l’arrière et à améliorer la sécurité des piétons. Bien que de nombreux constructeurs automobiles américains intègrent volontairement le système AEB, il n’existe pas encore d’obligation à l’échelle nationale. La décision du Canada lui donne une longueur d’avance dans la mise en œuvre de technologies de sécurité avancées.