Un tableau de bord peut améliorer toute l’expérience de conduite ou la réduire à néant avant même que la voiture ne roule. C’est l’une des premières choses que vous voyez et touchez, et elle façonne votre impression en quelques secondes. Ce simple espace peut donner l’impression d’un salon high-tech ou d’un arrière-plan encombré. Certaines marques ont repoussé les limites avec des interfaces élégantes et des choix de conception intelligents. D’autres se sont égarées en essayant d’être différentes et ont fini par créer des aménagements qui déroutent plus qu’ils ne plaisent. Le contraste entre ces approches en dit long sur les priorités, la vision et la mesure dans laquelle une marque comprend réellement ses clients. Commençons par les tableaux de bord qui se distinguent pour toutes les bonnes raisons. Ils vont au-delà de la fonction et donnent un sens à l’habitacle.
Tesla Model S
Tesla a bouleversé l’industrie avec son tableau de bord à écran tactile de 17 pouces, sans aucun bouton en vue. Il fonctionne comme une tablette géante, recevant des mises à jour à distance qui affinent tout, de l’interface aux performances. Cette configuration futuriste a fait avancer le monde de l’automobile dans son ensemble et a obligé les concurrents à repenser l’aspect et le fonctionnement du tableau de bord d’une voiture.
BMW iX
À l’intérieur de l’iX, BMW présente un écran flottant incurvé qui ressemble davantage à une architecture haut de gamme qu’à une technologie automobile. Il s’agit d’un poste de conduite réimaginé, sans encombrement, doté de commandes gestuelles et construit avec des matériaux recyclés qui ne sacrifient en rien le style. Le développement durable joue ici un rôle majeur, mais l’aspect reste indéniablement haut de gamme.
Lexus LS (2021)
En pénétrant dans la Lexus LS, vous découvrirez un tableau de bord qui ressemble davantage à une galerie d’art artisanale qu’à un tableau de bord technique. Les éléments en verre Kiriko et les surfaces aux finitions Takumi- créent un sentiment d’art, et pas seulement de design. L’écran divisé de 12,3 pouces s’intègre parfaitement et l’éclairage d’ambiance imite le clair de lune en fonction de l’heure de la journée.
Volvo XC90
La clarté définit l’approche du XC90 en matière de conception du tableau de bord. L’écran Volvo, de type tablette, s’étend verticalement et son esthétique scandinave est dépouillée pour permettre au conducteur de rester concentré. Vous pouvez même l’utiliser avec des gants. Avec l’assistant Google intégré et les meilleures notes de sécurité, ce tableau de bord prouve qu’être minimal ne signifie pas manquer quelque chose.
Porsche Taycan
La technologie ne doit pas voler le plaisir de conduire, et Porsche le prouve avec la Taycan. Quatre écrans personnalisés, un affichage côté passager et un panneau central épuré et sans boutons apportent de l’innovation sans sacrifier la sensation. L’agencement fait subtilement référence à l’emblématique 911 et entre de plain-pied dans l’ère électrique avec un design épuré et confiant.
Audi A8 (2021)
Les écrans tactiles n’ont rien de nouveau, mais la version d’Audi est différente. La configuration de l’A8 comprend deux affichages nets qui ont un retour haptique satisfaisant et qui imitent les boutons réels. Enveloppée dans un design noir piano, cette disposition minimaliste semble à la fois raffinée et délibérée. Les commandes vocales fonctionnent à merveille et l’ensemble du système réduit les distractions au minimum.
Mercedes-Benz Classe S (2022)
Benz n’a pas lésiné sur les moyens pour la Classe S. Son écran OLED de 12,8 pouces offre des images d’une grande netteté, tandis que les jauges en 3D donnent de la profondeur à chaque conduite. La navigation AR se projette même sur le pare-brise, et la voiture réagit à vos habitudes grâce au système MBUX. La technologie de reconnaissance des empreintes digitales et des visages ajoute un niveau de luxe dont la plupart des voitures ne peuvent que rêver.
Passons maintenant d’un design intelligent à des configurations qui ont complètement raté le coche.
Pontiac Aztek
La disposition du tableau de bord de l’Aztek a semé la confusion dès son lancement. Le combiné d’instruments central empêchait le conducteur de se concentrer sur son travail, et le design encombrant ne faisait qu’empirer les choses. Atteindre les commandes de base était un véritable parcours du combattant. Largement critiquée pour son ergonomie médiocre, elle est rapidement devenue l’exemple type des erreurs de conception du début des années 2000.
Fiat Multipla
Assis dans le Multipla, on a plus l’impression de piloter un tableau de commande que de conduire une voiture. Des dizaines de boutons identiques couvrent le tableau de bord, mais aucun n’est placé de manière intuitive. L’étrange disposition symétrique ajoutait à la confusion. Ainsi, les conducteurs se posaient des questions sur les fonctions les plus élémentaires. Les critiques l’ont également qualifiée de chaotique, encombrée et d’un design complètement déconnecté de la facilité d’utilisation.
Toyota Prius (2004)
Toyota a tenté quelque chose de nouveau avec la Prius, mais le résultat en a laissé plus d’un perplexe. Le compteur de vitesse est mal placé au centre, ce qui oblige le conducteur à jeter un coup d’œil latéral pour vérifier sa vitesse. Les commandes tactiles sont à la traîne et sont même difficiles à lire en plein soleil. Pour une voiture construite sur l’innovation, le tableau de bord manquait de confort et de clarté.
Jeep Wrangler (avant 2018)
Le Wrangler d’avant 2018 s’accrochait fermement au passé, et pas dans le bon sens du terme. Boutons et boutons dominaient le tableau de bord de manière désorganisée. Les matériaux étaient bon marché, l’agencement était désuet et les tentatives de moderniser les fonctions tombaient à plat. Il a fallu attendre une refonte majeure en 2018 pour que Jeep offre enfin aux conducteurs la mise à jour qu’ils attendaient.
Nissan Juke (2011)
Au premier abord, l’habitacle du Juke est amusant, mais l’effet de nouveauté s’estompe rapidement. Sa console inspirée des motos et ses accents flashy semblent déconnectés de l’expérience de conduite. De plus, les commandes et la disposition semblent incohérentes d’une version à l’autre. En fin de compte, ce qui devait être unique s’est avéré plus confus et moins impressionnant.
Mini Cooper (avant 2014)
Dans la Mini d’avant 2014, le compteur de vitesse central surdimensionné faisait tourner les têtes, mais il ne facilitait pas la conduite. Les informations importantes étaient plus difficiles à repérer, surtout lorsque le compte-tours était caché derrière le volant. L’apparence était différente, certes, mais les conducteurs se sont rapidement sentis frustrés. Mini a fini par revoir le design pour qu’il corresponde mieux à sa réputation de voiture performante.
Chrysler Sebring (2007)
Rien ne se démarque à l’intérieur de la Sebring 2007, ni l’agencement, ni les matériaux, ni même la technologie. Le petit écran groupé offre peu d’interaction, et l’absence de commodités modernes donne l’impression que le tableau de bord a été pensé après coup. Il est donc facile de comprendre pourquoi les critiques ont qualifié la Sebring de terne – l’aménagement ne leur a tout simplement pas donné de raison de s’en préoccuper.