10 Volkswagen qui ont conquis des fans pour la vie… et 10 qui ont fait grincer des dents les mécaniciens
Volkswagen fabrique des voitures depuis 1938, une période suffisamment longue pour avoir donné naissance à de véritables légendes, mais aussi à de véritables désastres. La marque bénéficie d’un public fidèle qui frôle le fanatisme dans certains recoins d’Internet, et ce n’est pas sans raison : à son meilleur niveau, VW construit des voitures qui semblent bien pensées, durables et typiquement européennes, d’une manière difficile à définir mais facile à reconnaître. À l’opposé, elle construit des voitures qui vous feront connaître votre garagiste par son prénom dans les dix-huit mois suivant l’achat. Voici 10 VW qui ont valu à la marque sa clientèle fidèle, et 10 autres qui ont mis cette loyauté à rude épreuve d’une manière à laquelle leurs propriétaires n’étaient pas préparés.
1. La Coccinelle originale (1938 à 2003)
Aucune voiture dans l’histoire n’a été autant aimée que la Coccinelle d’origine, et cet attachement était mérité, et non pas artificiel. Elle était simple, peu coûteuse à réparer, pratiquement indestructible dans de bonnes conditions, et si caractéristique visuellement qu’elle est devenue un symbole culturel bien au-delà du monde automobile.
2. Golf GTI Mk1 (1976)
La GTI Mk1 a inventé la catégorie des « hot hatches » et l’a si bien fait que toutes les voitures qui ont suivi ont été comparées à elle. Elle était légère, réactive et vraiment agréable à conduire, sans pour autant nécessiter un circuit ni un budget colossal.
3. Combi Volkswagen (Type 2, 1950 à 1979)
La Type 2 est devenue le symbole d’une époque d’une manière qu’aucune campagne marketing n’aurait pu orchestrer. Elle était pratique, conviviale et juste assez originale pour séduire ceux qui se méfiaient des choses conventionnelles.
4. Golf Mk4 (1997 à 2006)
La Mk4 a été la Golf qui a convaincu le public que Volkswagen était capable de construire une petite voiture véritablement haut de gamme. La qualité de l’habitacle était bien supérieure à tout ce qui existait dans sa catégorie à l’époque, la dynamique de conduite était raffinée, et l’ensemble donnait l’impression d’avoir été mûrement réfléchi plutôt que simplement assemblé pour respecter un budget.
5. Phaeton (2002 à 2016)
La Phaeton était une voiture véritablement extraordinaire que presque personne n’a achetée, ce qui en fait l’une des histoires les plus fascinantes de l’histoire automobile moderne. Elle était fabriquée à la main dans une verrerie de Dresde, conçue selon des normes rivalisant avec celles de Bentley (qui appartenait également à Volkswagen), et commercialisée dans un segment où le logo sur le capot comptait plus que la voiture elle-même.
6. Corrado (1988 à 1995)
La Corrado n’a jamais reçu l’attention qu’elle méritait lors de sa commercialisation, et les passionnés se sont efforcés depuis de remédier à cette injustice. Elle était élégante, de construction solide et proposée avec un moteur suralimenté qui la rendait véritablement rapide pour son époque.
7. Golf R32 (2002 à 2008)
La R32 reprenait la plateforme de la Golf et l’équipait d’un moteur VR6 à angle étroit, qui produisait un son unique en son genre dans sa catégorie et offrait des performances à la hauteur. Elle était plus lourde que la GTI, mais plus raffinée, et son système de transmission intégrale la rendait véritablement maniable dans des conditions où d’autres « hot hatches » perdaient leur sang-froid.
8. Scirocco Mk1 (1974 à 1981)
Conçue par Giugiaro et construite sur la plateforme de la Golf, la Scirocco de première génération est le résultat de ce qui se passe lorsque Volkswagen laisse un véritable talent de designer s’exprimer librement sur un châssis fonctionnel. Elle semblait coûter bien plus cher qu’elle ne le faisait en réalité, offrait un excellent comportement routier et a vieilli avec élégance, à l’image des modèles d’époque inspirés du design italien.
9. Polo GTI (5e génération, 2010 à 2017)
La Polo GTI Mk5 a démontré qu’il était possible de réduire la formule GTI sans pour autant renoncer à ce qui faisait son intérêt. Elle était suffisamment rapide pour être agréable à conduire, suffisamment compacte pour être vraiment pratique en ville, et suffisamment bien finie pour qu’on n’ait pas l’impression d’avoir fait de compromis.
10. Golf GTI 7e génération (2013 à 2020)
La GTI Mk7 est la version qui a rappelé à tout le monde pourquoi cette marque fait toujours référence. Elle était rapide, raffinée, pratique et proposée à un prix qui la rendait accessible à ceux pour qui le modèle d’origine avait été conçu.
Voici 10 modèles VW qui ont mis à rude épreuve la patience de leurs propriétaires, tendu les relations avec les mécaniciens et, dans certains cas, soulevé des questions sur le contrôle qualité auxquelles il a fallu des années pour répondre.
1. VW Phaeton (marché américain)
La même voiture qui figurait dans la première liste fait ici aussi une apparition tout à fait justifiée. Sa conception technique était remarquable et l’expérience de possession pouvait être extraordinaire, mais les coûts de réparation en cas de panne atteignaient des sommets vertigineux. Une suspension pneumatique défaillante ou un moteur W12 défectueux pouvaient générer des factures qui, en comparaison, faisaient paraître le prix d’achat initial tout à fait raisonnable.
2. VW Touareg V10 TDI (2002 à 2007)
Le Touareg V10 diesel était une prouesse technique à laquelle le marché n’avait jamais vraiment demandé. Il était extrêmement lourd, d’une complexité telle que son entretien courant relevait de la spécialité, et équipé d’un système de courroie de distribution qui nécessitait de démonter une grande partie du moteur pour être entretenu.
3. VW 1.8T (premiers modèles, de 1996 à 2005)
Le quatre cylindres turbocompressé de 1,8 litre a équipé tous les modèles pendant une décennie, et les premières versions étaient connues pour leur forte consommation d’huile et un problème de boue qui pouvait détruire un moteur sans crier gare si les intervalles d’entretien n’étaient pas strictement respectés. Il était modulable et apprécié des passionnés entre de bonnes mains, mais entre de mauvaises mains, il devenait vite coûteux.
4. VW Routan (2009 à 2012)
La Routan était un monospace Chrysler Town and Country arborant des insignes VW, une description qui ne mérite guère d’être approfondie. Elle ne bénéficiait d’aucune des prouesses techniques de VW et présentait tous les problèmes de fiabilité que les acheteurs de monospaces espéraient justement éviter en optant pour une marque européenne.
5. VW Eos (2006 à 2016)
L’Eos était équipée d’un toit rigide rétractable vraiment ingénieux qui se repliait dans le coffre selon une séquence qui faisait forte impression les premières fois qu’on la voyait. Le problème, c’est que le mécanisme comportait suffisamment de pièces mobiles pour qu’il y ait forcément un jour une pièce qui finisse par ne plus fonctionner correctement, et quand cela arrivait, la réparation n’était ni simple ni bon marché.
6. VW Golf 3e génération (1991 à 1999)
La Mk3 a succédé à la très appréciée Mk2 et a eu du mal à se montrer à la hauteur. Plus lourde et moins agréable à conduire, elle a commencé à présenter des traces de rouille à certains endroits, ce qui laissait penser que la qualité de fabrication avait baissé entre la phase de conception et la chaîne de montage.
7. Boîte de vitesses DSG de VW (premières versions, de 2003 à 2008)
La boîte de vitesses à changement direct était véritablement innovante et, dans ses versions ultérieures, vraiment performante. Les premières versions, en particulier la boîte à six rapports à embrayage à bain d’huile montée sur les modèles à couple élevé, présentaient un problème de vibrations à basse vitesse que Volkswagen a mis des années à reconnaître pleinement et à résoudre.
8. VW Thing (Type 181, de 1973 à 1974 aux États-Unis)
La Thing a été commercialisée sur le marché américain pendant exactement deux ans avant que les autorités de sécurité ne mettent effectivement fin à sa commercialisation, et les raisons n’étaient pas difficiles à comprendre. Elle ne disposait d’aucune protection anti-retournement, ses portes ne pouvaient être verrouillées que de l’extérieur et son chauffage peinait à fonctionner par temps vraiment froid.
9. VW Beetle nouvelle génération (1998 à 2010)
La New Beetle a su recréer l’aspect nostalgique du modèle original, mais sans vraiment en reprendre la simplicité mécanique qui avait fait son succès. Les lève-vitres tombaient régulièrement en panne, le système de refroidissement exigeait une surveillance constante, et la conception du tableau de bord privilégiait le porte-vase à la logique ergonomique.
10. VW Touareg (1re génération, systèmes électriques)
La première génération du Touareg était un véhicule ambitieux qui a prouvé que Volkswagen était capable de construire un SUV de luxe performant. Elle a également montré que l’architecture électrique de l’époque n’était pas encore à la hauteur des exigences qui lui étaient imposées. Les propriétaires ont été confrontés à des voyants d’alerte, des pannes de modules et des codes d’erreur qui apparaissaient et disparaissaient sans raison apparente, ce qui faisait du diagnostic un processus exigeant de la patience, un équipement spécialisé et, parfois, une certaine acceptation philosophique de l’incertitude.