10 Saturn qui étaient plus intelligentes qu’on ne le pensait et 10 qui n’étaient bonnes qu’à finir au parc de location
Saturn était l’une des marques automobiles les plus singulières que les États-Unis aient jamais prises au sérieux. Elle s’articulait autour d’une image conviviale, de concessions sans négociation, de carrosseries en plastique et de l’idée qu’acheter une petite voiture ne devait pas nécessairement être une expérience désagréable. Pendant un certain temps, cela a mieux fonctionné que ce dont on se souvient, car certaines Saturn étaient véritablement bien pensées, de manière discrète et pratique. Elles n’étaient pas toujours passionnantes, mais quelques-unes d’entre elles offraient un agencement intelligent, une conception honnête ou juste assez de personnalité pour que le badge ne soit pas perçu comme une simple expérience d’entreprise. Voici 10 Saturn qui étaient plus intelligentes que ce que l’on pensait, et 10 qui n’étaient que de véritables voitures de location.
1. Saturn SL2
La SL2 était une meilleure petite berline que ne le laisse supposer sa réputation. Elle était légère, économique, facile à garer et juste assez vive pour rendre les trajets quotidiens moins pénibles. Les panneaux de carrosserie en plastique n’étaient pas non plus un simple gadget ; ils s’avéraient tout à fait utiles dans un monde où les portières s’ouvrent sans ménagement et où les places de stationnement devant les supermarchés sont exiguës.
2. Saturn SW2
La SW2 était le genre de voiture que les gens prétendent vouloir aujourd’hui, des années après que le marché ait cessé de s’y intéresser. Elle alliait la sobriété de base de la berline de la S-Class à un espace de chargement suffisamment généreux pour la rendre véritablement pratique. Elle n’avait rien de glamour, mais elle était bien mieux adaptée à la vie de tous les jours que bon nombre de voitures plus imposantes.
3. Saturn SC2
La SC2 a apporté une touche de style à Saturn sans pour autant renoncer au côté pratique de la marque. Elle restait économique et simple, mais sa silhouette de coupé donnait l’impression que l’on avait laissé libre cours à un peu de fantaisie. Pour les acheteurs qui recherchaient un véhicule abordable sans pour autant rouler dans une voiture totalement sans charme, ce modèle s’avérait plus judicieux qu’on ne voulait bien l’admettre.
4. Saturn Vue V6
La Vue V6 n’avait rien d’exceptionnel en termes de design, mais les versions haut de gamme avaient bien des atouts. Équipée d’un V6 d’origine Honda, elle offrait une puissance souple dans une carrosserie de SUV compact très pratique au quotidien. C’était le genre de crossover qui n’avait pas besoin d’être séduisant pour être utile.
5. Saturn Sky Red Line
La Sky Red Line n’avait pratiquement rien d’une Saturn, et c’était justement ce qui faisait son charme. Elle était équipée d’une traction arrière, d’un moteur turbo et d’un design bien plus racé que celui de tous les autres modèles exposés à côté d’elle dans le showroom. Pour une fois, Saturn proposait une voiture qui n’hésitait pas à attirer l’attention.
6. Saturn Ion Red Line
L’Ion Red Line était bizarre, mais elle n’était pas inutile. Derrière son habitacle à la disposition étrange et ses proportions maladroites se cachait une compacte suralimentée dotée d’une véritable puissance et d’un petit côté « voiture de tuning ». On pouvait facilement s’en moquer, mais il était plus difficile de la rejeter une fois qu’on se rappelait ce qu’elle cherchait à être.
7. Saturn Aura XR
L’Aura XR donnait l’impression que Saturn s’était brièvement rappelé que les berlines pouvaient être élégantes. Elle affichait des lignes plus épurées, une puissance accrue et un comportement plus posé que ce que l’on attendait de la marque. En la regardant, on pouvait se dire, avec une certaine surprise, qu’elle méritait une meilleure chance.
8. Perspectives pour Saturne
L’Outlook n’avait pas le côté excentrique des anciens modèles Saturn, mais c’était un véhicule familial bien pensé. Il offrait un véritable espace sur trois rangées sans donner l’impression, à chaque trajet, d’avoir emprunté un camion. Pour les familles qui souhaitaient abandonner les monospaces sans pour autant être prêtes à opter pour un véhicule imposant et gourmand en carburant, il constituait un compromis judicieux.
9. Saturn Astra XR
L’Astra XR est arrivée trop tard pour changer le destin de Saturn, mais elle se démarquait des compactes américaines habituelles. Elle était solide, soignée et affichait un style un peu plus européen, tant dans sa conduite que dans son habitacle. Le problème n’était pas qu’elle manquait de qualités ; le problème, c’est que presque plus personne n’était à l’écoute.
10. Saturn LW300
Le break LW300 n’avait rien d’exceptionnel, mais il était discrètement performant. Il offrait un espace pratique, une motorisation V6 en option et une silhouette fonctionnelle qui vieillit mieux que bien des modèles plus tendance. Dans le showroom d’une autre marque, il aurait sans doute davantage attiré l’attention.
Puis il y avait les Saturn, qui ressemblaient moins à des alternatives astucieuses qu’à des voitures remises avec un porte-clés, un bloc-notes et un rappel de les rendre avec le réservoir plein. En voici dix.
1. Saturn Ion Berline
La berline Ion avait des idées, mais toutes n’étaient pas bonnes. Les instruments placés au centre, la carrosserie haute et l’habitacle rigide lui donnaient un aspect inhabituel sans pour autant la rendre particulièrement agréable. Elle dégageait indéniablement l’impression d’une voiture qu’on finissait par acheter parce que la compacte qu’on voulait n’était déjà plus disponible.
2. Saturn L100
La L100 incarnait le moyen de transport dans ce qu’il a de plus banal et de plus fonctionnel. Elle remplissait sans encombre les fonctions de base d’une berline, mais elle ne donnait guère envie de se souvenir de la conduite une fois le trajet terminé. Certaines voitures passent inaperçues ; celle-ci semblait avoir été conçue pour rester dans l’ombre dès le départ.
3. Saturn SL1
La SL1 était honnête, bon marché et pratique, ce qui n’est pas négligeable. Elle avait toutefois un côté un peu rudimentaire qui donnait l’impression que chaque euro économisé se voyait. On la respectait plus qu’on ne l’appréciait, surtout quand le moteur semblait s’agiter pour accomplir les tâches les plus banales.
4. Saturn Vue Base
La Vue de base semblait être un choix pratique, et il faut reconnaître qu’elle l’était souvent. Le problème, c’est que cette fonctionnalité s’accompagnait d’un habitacle qui donnait l’impression d’avoir été conçu pour résister aux éclaboussures, mais pas pour mettre de bonne humeur. On l’imaginait facilement garée devant un hôtel d’aéroport, avec un tapis de sol en papier encore à l’intérieur.
5. Relais Saturne
C’est avec le Relay que l’identité propre de Saturn a commencé à se diluer sérieusement. Il ressemblait en tout point à un monospace de General Motors arborant un autre logo, ce qui était d’ailleurs le cas. Pour une marque qui s’était autrefois forgée une réputation en misant sur la différence, cela donnait l’impression d’un étrange échec.
6. Saturn Aura XE
L’Aura XE n’était pas une mauvaise voiture, mais elle avait vraiment tout d’une berline de location. Elle avait fière allure, se conduisait correctement et s’effaçait de votre mémoire avec une efficacité toute professionnelle. La XR avait un peu plus de classe ; la XE donnait davantage l’impression d’être la version qui attendait au troisième rang.
7. Saturn Outlook XE
La version XE offrait les mêmes fonctionnalités de base que les versions haut de gamme, mais avec moins de charme. Elle était spacieuse, pratique et capable de transporter des passagers sans trop de problèmes. Pourtant, dans sa version d’entrée de gamme, on avait parfois l’impression qu’on l’avait choisie par défaut plutôt que par choix.
8. Saturn LS
La LS a tenté de donner à Saturn une image plus mature, mais le résultat était maladroit. Plus imposante et plus conventionnelle que la S-Series, elle manquait toutefois de finition pour que cette évolution paraisse convaincante. Elle avait l’allure d’une voiture de fonction arborant un logo sympathique.
9. Saturn Astra XE
L’Astra XE avait de bonnes bases, mais dans la version d’entrée de gamme, on avait parfois l’impression que les éléments les plus intéressants étaient restés hors de portée. Elle se démarquait tout de même de nombreuses compactes de l’époque, même si ce n’était pas toujours perceptible pour les acheteurs occasionnels. On sentait qu’une voiture de meilleure qualité se cachait là-dessous, ce qui rendait d’autant plus frustrante sa simplicité.
10. Saturn LW200
La LW200 aurait dû avoir davantage de personnalité d’emblée, car les breaks suscitent généralement un peu de sympathie rien qu’en existant. Au lieu de cela, elle donnait souvent l’impression d’être utile, mais de la manière la plus discrète qui soit. Elle pouvait transporter les bagages, faire le trajet, puis ne laisser pratiquement aucune trace une fois les clés replacées sur le comptoir.