10 Mustang que tout collectionneur rêve de posséder et 10 qui se sont révélées de véritables ratés
Depuis plus de soixante ans, la Ford Mustang est une véritable icône de la culture automobile américaine, qui a su conquérir le cœur tant des passionnés de vitesse que des conducteurs occasionnels. Cependant, lorsqu’on fabrique une voiture pendant aussi longtemps et à travers tant de générations différentes, on est inévitablement amené à connaître quelques succès retentissants, mais aussi quelques échecs cuisants. Certains modèles sont devenus des légendes instantanées pour lesquelles les collectionneurs sont prêts à dépenser une fortune afin de les garer dans leur garage, tandis que d’autres sont sortis de la chaîne de montage avec des problèmes mécaniques cauchemardesques et une identité bien floue.
1. Shelby GT350 de 1965
Si l’on veut parler du Saint Graal absolu des débuts de l’ère des pony cars, cette bête de course haute performance construite par Carroll Shelby remporte la palme. C’était une voiture de course dépouillée, bruyante et sans concession, homologuée pour la route, équipée d’un moteur V8 modifié qui rugissait avec plus de trois cents chevaux. Pour en trouver un exemplaire authentique aujourd’hui, il faut disposer d’un compte en banque bien garni.
2. Fastback GT 390 de 1968
Les cinéphiles comme les passionnés d’automobile reconnaîtront immédiatement ce magnifique modèle comme la vedette de la légendaire scène de poursuite, avec ses pneus qui fument, du film culte Bullitt. Les lignes épurées de ce fastback vert Highland, associées à son puissant moteur V8, lui conféraient une aura de coolitude naturelle et discrète qui a marqué toute une génération. Il n’avait pas besoin de bandes voyantes ni d’ailerons imposants pour attirer l’attention.
3. Boss 429 de 1969
À l’origine, Ford a conçu cette légende des muscle cars dans le seul but de faire homologuer son énorme moteur aux spécifications NASCAR pour les courses professionnelles de stock-cars. Ce moteur surpuissant étant d’une taille tellement démesurée, les ingénieurs ont dû modifier la suspension avant du modèle de série pour que le bloc moteur puisse tenir sous le capot. Elle reste l’une des Mustang les plus rares et les plus performantes jamais produites.
4. Cobra R SVT 2000
Une voiture de circuit spécialement conçue, limitée à seulement trois cents exemplaires, n’est pas vraiment quelque chose que l’on voit tous les jours. La Cobra R n’était équipée ni de climatisation ni de sièges arrière, car la réduction du poids était la priorité absolue. Trouver un exemplaire de collection en parfait état est une tâche extrêmement difficile, car la plupart d’entre eux ont passé leurs premières années à être poussés à leurs limites absolues sur les circuits.
5. Mach 1 de 1970
Avec son capot à nervures moulé en usine, ses persiennes sur la lunette arrière et sa carrosserie de type coupé, ce modèle classique avait vraiment tout pour plaire. Grâce à un large choix de moteurs puissants et performants, les acheteurs pouvaient véritablement personnaliser cette Mustang dès le départ. C’est une icône de la culture américaine qui attire tous les regards dès qu’elle défile dans la rue principale.
6. SVT Cobra de 1993
Cette berline à hayon spéciale a marqué le point d’orgue de la troisième génération de ce modèle aux lignes carrées, extrêmement populaire, que les passionnés surnomment affectueusement la « Fox Body ». La toute nouvelle équipe « Special Vehicle Team » a fait des merveilles en améliorant la suspension, les freins et le moteur, pour créer un bolide merveilleusement équilibré, doté d’une tenue de route exceptionnelle. Elle a su combler avec brio le fossé entre la puissance brute des muscle cars classiques et le raffinement de la conduite moderne.
7. Boss 302 Laguna Seca 2012
Nommé d’après le légendaire circuit californien, ce chef-d’œuvre de modernité a été spécialement conçu pour rivaliser avec les voitures de sport européennes haut de gamme sur circuit routier. Il était équipé d’un moteur hautement optimisé, d’une suspension de course renforcée et ne comportait pas de banquette arrière. La précision de la direction était telle qu’elle procurait au conducteur une sensation d’intimité totale avec le véhicule.
8. Shelby GT500 2020
L’ingénierie moderne a atteint un sommet d’une beauté saisissante avec ce monstre suralimenté qui déploie plus de sept cents chevaux directement sur les roues arrière. Il s’appuie sur une boîte de vitesses à double embrayage ultra-rapide et une aérodynamique de pointe pour transformer toute cette énergie brute et chaotique en temps de piste fulgurants et en une conduite fluide sur autoroute. Vous obtenez ainsi une voiture capable de surpasser haut la main les supercars les plus exotiques.
9. Mustang SVO de 1984
Au lieu de miser sur un moteur V8 traditionnel et lourd, une équipe brillante d’ingénieurs visionnaires a décidé d’installer sous le capot un moteur quatre cylindres turbocompressé à la pointe de la technologie. Il se distinguait par une prise d’air fonctionnelle excentrique sur le capot, un aileron arrière unique à deux niveaux et un réglage sophistiqué de la suspension qui lui conférait une tenue de route digne d’une voiture de sport européenne agile.
10. Shelby GT500 « King of the Road » de 1969
Cette imposante voiture de croisière sur autoroute a mérité son surnom majestueux grâce à son légendaire moteur Cobra Jet, qui développait un couple incroyable, de quoi faire fondre les pneus. Elle se distinguait par un avant allongé en fibre de verre, deux prises d’air distinctives sur le capot et un intérieur luxueux, ce qui en faisait la machine de tourisme à grande vitesse par excellence de son époque.
Maintenant que nous avons parlé de quelques superbes voitures, voici 10 modèles qui laissent à désirer.
1. Mustang II de 1974
Lorsque la crise pétrolière a frappé au milieu des années 70, Ford a réagi en réduisant la taille de son emblématique muscle car pour l’adapter à une plateforme de voiture économique sous-compacte, partagée avec la peu inspirante Pinto. Le modèle de base a été lancé avec un moteur quatre cylindres carrément embarrassant, qui peinait à atteindre une puissance dérisoire de 88 chevaux. Finies les performances rugissantes et le style agressif d’autrefois.
2. King Cobra (1978)
Si vous voulez voir ce qui se passe quand un service marketing automobile tente d’utiliser des graphismes pour masquer un manque total de performances réelles, ne cherchez pas plus loin que ce fiasco de la fin des années 70. Elle arborait un immense autocollant multicolore représentant un cobra qui s’étendait sur tout le capot, ainsi qu’un kit carrosserie complet qui promettait des sensations fortes à grande vitesse. Sous tout ce clinquant, cependant, se cachait un moteur V8 à la piteuse puissance.
3. Mustang de 1980 équipée d'un V8 255
Dans une tentative désespérée d’améliorer la consommation de carburant sans pour autant renoncer complètement à la configuration classique du V8, les ingénieurs ont conçu le moteur huit cylindres le plus petit et le moins puissant de l’histoire de la voiture. Ce moteur sans relief ne développait qu’une maigre puissance de 119 chevaux, ce qui le rendait nettement moins rapide que bon nombre de berlines familiales d’entrée de gamme à quatre cylindres de l’époque.
4. Mustang V6 de 1994
Si la refonte de quatrième génération a permis de faire entrer le modèle dans l’ère moderne, le modèle de base était équipé d’un moteur V6 profondément défaillant et peu réactif. Ce groupe motopropulseur obsolète était connu pour ses joints de culasse qui cedaient prématurément, laissant d’innombrables conducteurs en panne face à des factures de réparation exorbitantes. Il ne disposait d’aucune accélération digne de ce nom.
5. Mustang 2005 (problèmes de fuites d'eau sur les premiers modèles S197)
La cinquième génération, au style rétro, a connu un immense succès commercial dès son lancement, mais les premiers acheteurs ont rapidement découvert un défaut de fabrication particulièrement frustrant. Un système de drainage du capot mal conçu entraînait un refoulement des eaux de pluie lors des orages les plus courants, qui s’écoulaient directement dans l’espace pour les pieds du passager. Ce défaut de conception endommageait régulièrement le boîtier électronique principal, d’une grande valeur.
6. Mustang GT de 1999 (La puissance qui manque)
Les acheteurs qui s’étaient précipités pour acquérir ce modèle revisité ont été très déçus de constater que leurs voitures de sport flambant neuves étaient battues par des modèles plus anciens lors des courses. Après de nombreuses plaintes et des essais au banc, Ford a reconnu qu’un défaut de moulage au niveau du collecteur d’admission faisait que les voitures développaient une puissance nettement inférieure à celle annoncée. L’entreprise a même dû suspendre les ventes et lancer un rappel à grande échelle.
7. Mustang de 1982 équipée d'un V8 de 4,2 litres
Cette année-modèle éphémère était équipée d’un autre moteur décevant et de plus petite cylindrée, qui parvenait à allier la faible consommation d’un V8 traditionnel à la puissance insuffisante d’une voiture économique. Elle peinait à développer une puissance modeste tout en se montrant incroyablement lourde et lente dans les virages. Le système de pompe anti-pollution et le carburateur à commande électronique rudimentaire formaient un enchevêtrement confus de conduites à dépression.
8. Consommation de la Mustang II de 1975
Ford a tenté de séduire les acheteurs soucieux de leur budget en période de crise économique en lançant une version spécialement conçue pour optimiser la consommation de carburant. Malheureusement, pour atteindre ces excellents rendements, il a fallu installer un rapport de pont arrière extrêmement long, qui a complètement compromis la capacité d’accélération de la voiture. S’insérer sur une autoroute à forte circulation devenait alors une véritable source de stress.
9. Mustang Turbo de 1981
Les premières technologies de turbocompression étaient extrêmement rudimentaires, et ce modèle a constitué une expérience douloureuse pour l’équipe d’ingénieurs de Ford. Le moteur souffrait d’un turbo-lag important et imprévisible : il fallait appuyer sur l’accélérateur et attendre plusieurs secondes avant de ressentir la moindre puissance. Pire encore, son bilan en matière de fiabilité était catastrophique.
10. Mustang GT de 1996 (moteur Modular 4,6 L de première génération)
Lorsque Ford a finalement décidé de mettre hors service le légendaire moteur 5,0 litres à tiges de poussée, le constructeur l’a remplacé par un nouveau moteur modulaire complexe qui a connu des débuts particulièrement difficiles. Les premières versions de ce moteur étaient en effet affectées par des collecteurs d’admission en plastique fragiles qui se fissuraient sans crier gare, projetant du liquide de refroidissement brûlant dans tout le compartiment moteur déjà surchauffé.