Volkswagen Golf R 2016 – Il y a une première à tout…

ESSAIS ROUTIERS par Rédacteur invité, octobre 7, 2015

APPRECIATION DE: -

  • Consommation:
  • Qualite-prix:
  • Esthetique:
  • Confort:
  • Performance:
  • Beatifulnesslol:
  • Appréciation générale:

Les PLUS

Efficacité diabolique sur circuit

Pas intimidante malgré les performances offertes

Moteur volontaire à tous les régimes

Aides à la conduite peu intrusives en conduite rapide

Les MOINS

Sonorité intérieure artificielle

Sous-virage toujours trop présent

Direction peu communicative

Par Louis-Alain Richard

Pendant plus d’un siècle, la boîte de vitesse manuelle a été la favorite des sportifs, parce que plus rapide, plus nerveuse, plus efficace. Mais depuis une douzaine d’années, en fait depuis que le groupe Volkswagen a lancé sa boîte automatique à double embrayage en 2003, cette suprématie est mise à mal. À tel point que plusieurs chroniqueurs et de nombreux utilisateurs affirment que la boîte DSG est désormais la plus rapide des deux. Et pas seulement en accélération, surtout grâce à son système d’aide au démarrage, mais aussi sur circuit. Pour en avoir le cœur net, rien de tel qu’une comparaison directe entre deux voitures identiques, des Volkswagen Golf R 2016, sur un circuit.

Toute nouvelle pour 2016, la version R de la Golf VII arrive avec une fiche technique impressionnante : 292 chevaux, 4 roues motrices, suspension pilotée, gros freins et pneus d’été ContiSportContact 5P. La seule variable est la boîte de vitesse à 6 rapports : manuelle ou DSG.

golf_r_touch_4495 À l’intérieur, la R est richement équipée et superbement finie. Normal, car le prix de base est au-dessus des 41 000$, ce qui la place face à des rivales au nom plus prestigieux. Malgré ce tarif assez costaud pour ce qui est à la base une compacte populaire, l’argent investi est facile à justifier. Sellerie de cuir, climatisation automatique, afficheurs et ordinateurs de bord complets, rien de manque. Il est même possible de paramétrer la voiture sur plusieurs aspects, raideur de suspension, sonorité intérieure, intervention des aides à la conduite, même l’éclairage pivotant est paramétrable, c’est tout dire… La Golf R est un concentré de technologie impressionnant pour le prix.

2016_golf_r_4582 Sur la route, même constat. La R est à l’opposé de la Subaru STI, sa plus proche concurrente en prix autant qu’en performance. La Golf est plus posée, moins raide, moins dérangeante au quotidien. Autant la STI demande des sacrifices important sur le plan du confort, autant la R ne demande rien. N’importe qui peut la conduire dans le trafic d’un mardi soir de novembre ou pour aller reconduire les petites aux cours de danse du samedi matin.

Mais personne ne se procure une R pour cela uniquement, sa véritable raison d’être étant de rouler vite quand l’occasion se présente. Et il n’y a pas de meilleur endroit que sur un circuit pour le faire. Bonus, les deux rivales ont été mises à l’essai sur le même circuit de Calabogie, en Ontario, ce qui facilitera la comparaison.

06-volkswagen-golf-r-2016 Tout d’abord, la Golf R à boîte DSG. C’est de loin la plus efficace, et la plus facile à conduire. Pour qui n’est pas un pilote de course chevronné, cette boîte permet d’avoir le contrôle sur les rapports du bout des doigts, tout en évitant les surrégimes quand on s’emmêle les pinceaux. Après un seul tour, le pilote est en confiance, et peut pousser la R un peu plus vite. Avec la manuelle, c’est plus compliqué. La manœuvre du pointe-talon n’est pas facile à réaliser, et les changements de rapports en appui sont moins fluides qu’avec la DSG. Pas de doute, la DSG est plus rapide.

Sur le plan de l’adhérence et du freinage, la Golf R atteint des niveaux impressionnants pour une voiture de cette catégorie modeste. Par contre, après quelques tours, quand les pneus commencent à avoir chaud, le sous-virage inhérent à toute traction refait surface. Pourtant, malgré un rouage intégral efficace et l’application du freinage sélectif pour l’aider à pivoter, la Golf demeure sous-vireuse.

09-volkswagen-golf-r-2016 Le moteur, lui, montre bien peu de carences. Vif et souple, débordant de bonne volonté, il ne pêche que par un manque de caractère, on l’aurait aimé plus bouillant. Et aussi par une sonorité intérieure « électronifiée », une insulte aux glorieuses années des GTI 16 soupapes des années 80.

Le freinage et le rouage intégral sont absolument sans fautes ; ils n’ont jamais montré le moindre essoufflement lors des courtes sorties de 4 ou 5 tours. La direction elle, n’est pas sans reproche. On aurait aimé un peu plus de feedback, question de mieux éviter le sous-virage.

Néanmoins, malgré quelques réserves, la Golf R est une réussite. Rares sont les voitures qui offrent un tel mélange de sportivité, de luxe et de convivialité. Quant à la boîte de vitesse, le choix est simple. Même si la DSG est plus efficace et sûrement plus rapide, la manuelle demeure le meilleur choix. Pourquoi ? Parce que moins chère à l’achat et parce qu’elle ne demandera pas d’entretien coûteux aux 60 000 km. Et parce que, tout simplement, elle est toujours disponible.

Fiche technique de la Volkswagen Golf R 2016

Véhicule : compacte 5 portes à traction intégrale

Moteur : 4 cyl. en ligne de 2 L turbocompressé à injection directe, carburant super

Transmission : Boîte double embrayage ou manuelle à 6 rapports

Puissance : 292 ch de 5400 à 6200 tr/min

Couple : 280 pi-lb de 1900 à 5300 tr/min

Freins : 4 disques ventilés, avec assistance au freinage d’urgence et répartition électronique de la force de freinage

Direction : assistée, électromécanique.