
À la suite de l’approbation par les dirigeants du constructeur de Wolfsburg de renouveler la Volkswagen Beetle, les designers ont reçu un mandat bien clair : refondre l’image de celle qui avait hérité du qualificatif de « CHAR DE FILLE ». Le mot d’ordre était de viriliser l’apparence de la voiture. Le second volet de leur mandat consistait à la rendre intéressante pour qu’elle suscite de l’intérêt non seulement en Amérique mais sur les différents marchés où le constructeur offre ses voitures.
Cette troisième génération dela Beetles’inspire toujours du modèle original, mais les lignes sont dorénavant plus contemporaines. Son profil est plus bas, elle est plus longue, plus large, son capot est plus long, son pare brise a été reculé et plus incliné et la ligne du toit a été abaissée. Elle conserve certaines rondeurs afin de respecter la silhouette de la pionnière. Ce qui ne change pas, ce sont les passages de roues largement évasés qui lui sont propres et qui servent à recouvrir de généreuses jantes de 16 à 18 pouces, chaussées de pneus larges à taille basse. Bref, elle dégage un dynamisme que sa devancière n’avait pas. Avec son design plus racé, elle se veut désormais plus masculine. La Volkswagen Beetle 2012 est offerte en trois variantes : Comfortline, Highline et Sportline.
Un choix de deux moteurs…pour le moment
Notre voiture d’essai était équipée du moteur de base de 2,5 L qui développe 170 chevaux. Son rendement conviendra à la grande majorité des automobilistes. Cette motorisation produit amplement de puissance, tant en condition de conduite urbaine que sur l’autoroute. Sans la qualifier de frugale, sa consommation est somme toute raisonnable à la condition de l’utiliser de façon raisonnable, soit en évitant les accélérations foudroyantes et en respectant autant que possible les limites de vitesse. Les acheteurs peuvent opter entre la boîte manuelle à 5 rapports ou l’automatique à 6 rapports.
Pour les adeptes de performances, une autre option est offerte : un moteur turbo de 2 L qui s’accompagne cette fois-ci d’une cavalerie de 200 chevaux, de quoi réjouir la gent masculine. Ce moteur est couplé à une boîte manuelle ou automatique à 6 rapports.
Un moteur diésel à injection directe (TDI) s’ajoutera en cours d’année.
Le pot de fleurs a disparu
Bonne décision. L’emplacement des indicateurs a également été revu dans le réaménagement complet de la planche de bord. L’instrumentation est facilement lisible et bien disposée. Contrairement à la version précédente alors que les occupants étaient loin du pare brise, le réaménagement de la silhouette a permis de les rapprocher. L’agencement des couleurs du tableau de bord, de la partie supérieure de l’intérieur des portières et des glaces arrière, assorti à la couleur extérieure de la voiture, contribue à égayer l’habitacle. À plus forte raison, si la voiture est rouge écarlate.
Les sièges et la position de conduite sont dans la lignée Volkswagen, c’est-à-dire confortables. Le volant offre une bonne prise en main assurant un quasi contrôle dans toutes les trajectoires. À l’avant, les deux occupants disposent de beaucoup d’espace. Cependant, à l’arrière, même si le dégagement à la tête a été amélioré, le dégagement aux jambes est toujours limité.
Petit bémol, le bruit du vent s’infiltre dans l’habitacle sur l’autoroute lorsque nous dépassons à peine la limite de vitesse par période de grands vents. Nous en attribuons la cause à l’absence de cadre entourant les vitres des portières. Une fois descendu de la voiture, la sonorité émise à la fermeture des portières, nous fait douter de la solidité et la qualité des matériaux utilisés. Bonne nouvelle, le coffre, voit sa capacité progresser. Avec une contenance affichée entre 310 L contre 214 L. pour la génération précédente, une nette amélioration, avec en prime un seuil bas.
Tenue de route et agrément de conduite
C’est reconnu, chez Volkswagen on privilégie la tenue de route et l’agrément de conduite etla Beetlene fait pas exception. Pour le reste, la voiture est fort bien équipée et les systèmes d’assistance électronique à la conduite répondent bien à l’appel. Les automobilistes vont l’apprécier pour ses qualités dynamiques et non pas nécessairement pour sa silhouette ou les souvenirs qu’elle rappelle.
Bientôt le cabriolet
On peut affirmer que la Volkswagen Beetle 2012 est un coupé bien conçu, bien assemblé et dont le comportement routier est supérieur à la moyenne. Sans doute qu’avec son design plus racé et ses qualités de grandes routières,la Beetlecontribuera à réaliser les aspirations du constructeur de Wolfsburg de devenir le numéro un mondial. À venir, l’ajout de la motorisation diesel TDI, reconnue pour sa durabilité et sa frugalité plus une version décapotable. Deux atouts indéniables pour élargir la clientèle.





