Volkswagen Beetle 2012 : La coccinelle au gout du jour

ESSAIS ROUTIERS par Daniel Charette, février 20, 2012

Le défi que représentait la conception de cette troisième génération de coccinelle en était un de taille. Il est en effet difficile de faire évoluer un design moderne à l’allure rétro sans le dénaturer ou simplement lui enlever toute trace du concept original. Alors que certains croyaient à la mort prochaine (pour une seconde fois) de la Beetle, Volkswagen a réussi un véritable tour de force en présentant ce nouveau modèle 2012.

La New Beetle a fait sensation lors de son apparition en 1998, en ravivant les souvenirs de ceux qui ont vécu les folles années 60 et 70. Toutefois, l’effet s’est peu à peu estompé et les hippies nostalgiques se font de plus en plus rares. Il était temps de passer au chapitre suivant et la nouvelle venue décroche radicalement de son image de jouet. On reconnaît immédiatement qu’il s’agit d’une Beetle, mais désormais tous les groupes d’âge sont en mesure de l’apprécier. Elle est plus large, plus basse, affiche une surface vitrée réduite, une ligne de toit fuyante et un bouclier avant plus agressif. À en croire les regards qu’elle a reçus durant l’essai, elle ne laisse personne indifférent. Pas même les plus jeunes qui l’observent du coin de l’œil ne voulant pas affirmer leur intérêt pour ce qui a trop longtemps et à tort, été considéré comme un « char de femme ».

Conduite inspirante

Les produits Volkswagen ont la réputation de procurer un agrément de conduite supérieur à la moyenne et la VW Beetle n’y fait pas exception. Même la livrée la plus soporifique telle qu’essayée, équipée du moteur de base et de la transmission automatique s’est avérée amusante. Pas sportive, mais suffisamment enjouée pour vous décrocher un sourire de temps à autre.

Bien qu’un peu assoiffé, le 4 cylindres atmosphérique de 2,5 L offre des performances plus qu’acceptables et sa sonorité est agréable. Comme elle emprunte  la plateforme de la plus récente Golf, le comportement routier de la Beetle est similaire. Si le châssis est solide et ne laisse émaner aucun son même sur nos routes tiers-mondistes, la voiture à l’essai était affligée d’un sifflement provenant d’une glace latérale aussitôt que l’on dépassait les 115 km/h. Il s’agit sans doute d’un cas isolé (ou mal isolé?), mais le bruit était suffisamment agaçant pour convaincre quiconque de respecter la limite de vitesse.

Dans l’habitacle par contre, la VW Beetle surpasse la Golf en dégagement et en qualité de présentation. Évidemment, la coupe du toit fait un ravage aux places arrière, mais si vous achetez une voiture pour vous et la personne à vos côtés, la Beetle vous dorlotera. Son tableau de bord est superbement présenté et vous ne trouverez plus la moindre trace du vase à fleurs. Plusieurs rappels de la teinte de la carrosserie se retrouvent à l’intérieur et dans le cas du véhicule d’essai habillé du rouge flamboyant, c’était du plus bel effet. Même en livrée de base, l’équipement est complet : sièges chauffants, climatisation, régulateur de vitesse; tout y est… ou presque. Le jour où un amoncellement de neige se dressera devant votre Beetle vous causant de la difficulté à vous extirper d’un stationnement, vous réaliserez alors qu’il manque un bouton afin de désactiver l’antipatinage. C’est une véritable aberration, à croire que la direction de Volkswagen ait pris très au sérieux l’hypothèse de fin du monde le 21 décembre prochain et croit qu’on n’aura jamais à affronter d’hiver à nouveau.

Jolie, performante et maintenant unisexe, la Volkswagen Beetle 2012 plaira sans doute à un auditoire élargi. Personnellement, je l’aurais bien conduite une semaine de plus!

L’essentiel Volkswagen BeetlePrix de base 21 975 $Prix du modèle essayé 27 975 $Entraînement : avant

Moteur 4 L, DACT, 2,5 L, 170 ch , 177 lb/pi de couple (Sportline 2,0T 200 ch, 207 lb-pi)

Boîte manuelle 5 vitesses ou automatique 6 vitesses (Sportline 6 M ou 6 DSG)

Appréciation globale 4/5