Volkswagen Atlas 2018 — Gros, bon, pas cher

ESSAIS ROUTIERS par Daniel Charette, juin 29, 2018

APPRECIATION DE: Volkswagen - Atlas 2018

  • Consommation:
  • Qualite-prix:
  • Esthetique:
  • Confort:
  • Performance:
  • Appréciation générale:

Lorsque nous magasinons un véhicule, nous avons tous des critères différents. Certains veulent une marque en particulier, d’autres un style ou un « mode de vie » qui leur donne l’air branché et qui est associé à un produit. Les plus pragmatiques tentent pour leur part d’en obtenir le plus possible pour leur argent. Que vous achetiez du jus d’orange, du yogourt ou un véhicule utilitaire, vous pouvez tout ramener à l’échelle du litre afin de déterminer le produit le moins cher.

2018_atlas-6615 Afin de comparer le Volkswagen Atlas 2018 avec le défunt Touareg qui détenait auparavant la palme du plus gros utilitaire Volkswagen, j’ai retenu la mesure du volume de l’espace de chargement de l’Atlas avec la 3e banquette repliée, question que les 2 véhicules soient comparés en configuration 5 places puisque le Touareg n’avait pas de troisième rangée. Le Touareg pouvait engloutir 877 litres, tandis que l’Atlas en avale 1572, toujours avec 5 personnes à bord dans les deux cas.

Maintenant, en tenant compte que le Touareg 2017 le plus dépouillé affichait un prix de détail suggéré de 51 960 $ et que l’Atlas débute à 35 960 $, l’espace de chargement du Touareg coûtait 59,25 $ le litre, tandis que l’Atlas offre son volume à 22,88 $ le litre. Un « rabais » de 61 %. Si cet exercice est utile pour le yogourt, je ne m’en servirais pas pour le vin. De plus, l’Atlas a un goût de piquette si on le compare au Touareg.

Répondre à la demande

2018_atlas-6591 Le Volkswagen Atlas 2018 est simplement la réponse du constructeur à la demande des consommateurs. Ceux (et ils étaient nombreux) qui ne tenaient pas compte de la grande qualité des composantes et de la fabrication du Touareg le trouvaient onéreux. Qui plus est, bon nombre de véhicules moins chers étaient également plus gros. C’est ainsi que le nouvel Atlas a été conçu : gros, bon et pas cher.

Volkswagen a évidemment dû couper ici et là pour en offrir autant à ce prix, mais du moment qu’on ne le compare pas au Touareg, il n’est vraiment pas si mal. En fait, il soutient aisément la comparaison avec la concurrence en termes de qualité des matériaux, d’assemblage, de confort et d’insonorisation. Si la carrosserie fait dans le genre costaud, l’habitacle est épuré et le tableau de bord est immensément plus agréable à regarder et à utiliser que celui de véhicules concurrents qui ont de fortes influences de science-fiction.

Pour ce qui est de l’espace, pas de surprise, le Volkswagen Atlas 2018 est spacieux. Même les places de la troisième rangée sont relativement confortables et peuvent accueillir des adultes occasionnellement. Pour bénéficier de sept places dans un véhicule utilitaire, c’est un des meilleurs choix. Pour avoir mieux, faut mettre le facteur « cool » de côté et opter pour une fourgonnette.

Le Volkswagen Atlas est peut-être généreux sur le plan de l’espace, mais il en prend aussi beaucoup sur la route. La visibilité vers les coins avant est difficile et les piliers peuvent facilement cacher un piéton. À l’arrière pas de problème, les rétroviseurs sont immenses et on peut toujours s’en remettre à la caméra au besoin.

Des mécaniques éprouvées

01-volkswagen-atlas-2018 Le Volkswagen Atlas 2018 est proposé avec le bien connu 4 cylindres à essence de 2 L turbocompressé ou l’optionnel V6 de 3,6 L. C’est ce dernier qui doit équiper l’Atlas si on souhaite se prévaloir du rouage intégral, sinon l’Atlas 4 cylindres est simplement tracté. Le modèle à l’essai, équipé du V6, de la boîte automatique à 8 rapports et du rouage intégral, a fait preuve d’équilibre dans ses prestations, sans toutefois briller sous aucun aspect.

L’accélération est correcte, sans plus. Les reprises sont un peu mieux, mais la transmission hésite parfois à sélectionner le bon rapport et on perd une bonne seconde entre le moment où on enfonce la pédale et celui où l’Atlas fait un bond en avant. Côté consommation, on frôle les 12 litres par tranche de 100 kilomètres. On a vu pire, mais aussi beaucoup mieux.

Bien que le Volkswagen Atlas 2018 repose sur la très polyvalente plateforme MQB, il est loin d’avoir le tempérament d’une Golf. Son poids et son centre de gravité élevé en font un véhicule peu dynamique et plutôt ennuyant à conduire. Les ingénieurs ont fait un bon boulot pour contrôler le roulis et infliger une certaine précision à la direction, mais la masse en mouvement est toujours perceptible. On est à des années-lumière du Touareg qui tirait ses origines de son cousin le Porsche Cayenne et qui, avec le Audi Q7, formaient le trio d’utilitaires les plus agréables à conduire.

Si vous avez réellement besoin d’espace, une fourgonnette comme la Kia Sedona ou la Chrysler Pacifica sont de bien meilleurs choix. Surtout si on songe à la version tractée de l’Atlas qui n’a pas les aptitudes hors-route que son allure laisse présager. En revanche, si votre religion ou le soin que vous apportez à votre image ne vous permettent pas de conduire une fourgonnette, alors l’Atlas est un véhicule utilitaire à sept places qui mérite d’être sur votre liste de magasinage.

Fiche technique du Volkswagen Atlas 2018

  • Prix de base : 35 960 $
  • Prix du modèle essayé : 49 690 $
  • Entraînement : intégral
  • Moteur : 6 cyl. en V, DACT, 3,6 L, 276 chevaux, 266 lb-pi de couple
  • Transmission : automatique, 8 rapports