Toyota Corolla 2001 : Une berline effacée mais efficace

ESSAIS ROUTIERS par Éric Lefrançois, June 12, 2000

Une berline effacée mais efficace

Cette Corolla, la septième du nom, se veut conservatrice, effacée, mais promet toutefois de vous amener du point A au point B sans faire de détour chez le concessionnaire pour de sempiternels ajustements. Seulement voilà, plusieurs rivales (Protegé et Civic pour ne nommer qu’elles) de la Corolla se disent, avec raison, aussi fiables, mais promettent, en prime, que vous éprouverez plus de plaisir à les conduire et ce, même si le moteur de la Corolla développe cinq chevaux de plus.

Habitacle trop sobre

Toyota nous présente la Corolla sous les traits d’une berline dont la partie arrière ressemble étrangement à une Chevrolet Malibu. Coïncidence ou manque d’esprit créatif ? Allez savoir ! À l’œil, l’habitacle de la Corolla apparaît, encore une fois, peu inspiré. Le bloc d’instruments est d’une désolante tristesse (absence de compte-tours sur le modèle de base), et seules les livrée CE et LE échappent à la critique. Certains accessoires et commandes ont joué à la chaise musicale; c’est notamment le cas de la radio, maintenant plus accessible, un changement conditionné, raconte la petite histoire, par l’ingénieur en chef Suguya Fukusato, grand amateur de rock-and-roll. Ce dernier exprimait aussi son désir de voir la Corolla grandir, prendre quelques millimètres en largeur, mais peine perdue; la Corolla, hiérarchie de la gamme oblige, conserve les mêmes côtes intérieures, et donc des places arrière mesurées. Le couvercle du coffre taillé au ras du pare-chocs rend toutefois son accès aisé, et la présence de deux ingénieuses tirettes permet de rabattre la banquette arrière de l’intérieur du coffre. Les enfants vont adorer !

Un moteur souple et discret

Sur le plan technique, la Corolla s’anime d’un quatre cylindres de 1,8 litre qui développe cette année cinq chevaux de plus. Pas de quoi le rendre plus vif ! Par contre, ce moteur étonne par sa souplesse, et surtout par sa discrétion. Il fait également bon ménage avec l’une ou l’autre des transmissions (automatique ou manuelle) qui s’offre de l’accompagner. La tenue de route demeure toujours aussi prévisible, mais l’agrément de conduite, lui, se fait timide malgré les efforts louables déployés par Toyota. La présence d’une barre stabilisatrice plus grasse n’y a presque rien changé, et la suspension nous apparaît même encore plus souple. Molle, engourdie et autres épithètes de même nature qualifient la sensation que l’on éprouve à son volant. En outre, la faible motricité des pneus à tôt fait de mettre en relief la propension au sous-virage de la Corolla. La septième génération de Corolla ne justifie aucune exclamation. En plein le genre d’automobile qui n’exige aucun engagement de son utilisateur. Toyota sait que nous avons d’autres préoccupations…

Nouveautés

Cinq (5) chevaux-vapeurs de plus pour le moteur Nouvelles teintes extérieures