Suzuki XL-7 2007 – Mise à jour

ESSAIS ROUTIERS par Jean-François Guay, octobre 18, 2007

Toujours frais et dispos, le Suzuki XL-7 a été l’un de nos plus fidèles compagnons de route lors de nos voyages de l’été dernier. À son bord, nous avons parcouru à de nombreuses reprises le trajet Montréal-Rimouski, et à chaque fois les passagers ont apprécié le confort des suspensions et des sièges. Sans oublier son coffre caverneux qui a été capable d’engloutir, sans rouspéter, de nombreux articles de sport et de camping.

ATTENTION AUX OBJETS LOURDS

Depuis la dernière mise à jour, le 23 mai dernier, nous avons ajouté plus de 10 000 kilomètres au compteur et le XL-7 n’a éprouvé aucun ennui technique. Le seul hic est la fragilité du revers cartonné (mais tapissé) qui recouvre l’endos des dossiers de la troisième banquette. En effet, lorsque cette dernière est rabattue, il est possible lors du glissement d’un objet lourd dans le coffre que celui-ci s’accroche entre les fentes des dossiers abaissés et divisés 50-50 pour finalement se briser aux extrémités. S’il est difficile de comprendre nos explications…, il est presque assuré que les propriétaires de XL-7 savent de quoi il en retourne! Surtout s’ils ont eu le malheur d’échapper un petit objet, entre les larges fentes du plancher, car il est presque impossible de le récupérer à moins d’avoir des doigts de fée ou des pinces à long bec!

Si la mécanique semble bien rodée et n’a démontré aucun signe de fatigue (il n’y a aucun rappel à ce jour), il faut apporter un léger bémol à la qualité du cuir recouvrant les sièges avant. En effet, le cuir souple et mince semble usé prématurément. Mais ne paniquons pas! On ne retrouve aucune déchirure ou égratignure. Sauf, que même si le compteur affichait à peine 20 000 km, le cuir étiré et tapé des sièges avant semblait avoir été les hôtes de plusieurs passagers, et ce, lors de plus longs périples que ceux reflétés à l’odomètre…

UN ESPACE CARGO IMPRESSIONNANT

En ce qui concerne les liens du XL-7 avec ses cousins Chevrolet Equinox et Pontiac Torrent, ils se limitent au partage du châssis quoique celui du XL-7 est plus long de 21,3 cm. Si l’empattement demeure le même, cet espace additionnel se retrouve dans le coffre alors que le volume de chargement est de 2 696 litres (sièges abaissés) comparativement à 1 943 L dans les Equinox et Torrent. Ce qui est encore loin du volume de chargement d’une fourgonnette -comme la nouvelle Dodge Caravane qui dépasse les 4 000 L. Toutefois, le XL-7 supplante l’espace cargo des Chrysler Pacifica (2 620 L), Ford Explorer (2 344 L), Ford Taurus X (2 441 L), Honda Pilot (2 557 L), Mitsubishi Endeavor (2 163 L), et Subaru Tribeca (2 106 L). Par ailleurs, il arrive presque à égalité avec celui du nouveau Toyota Highlander (2 700 L).

UN V6 SIGNÉ SUZUKI

Par ailleurs, si les Equinox et Trorrent 2008 offrent en option le nouveau V6 de 3,6 L (264 chevaux), celui du XL-7 peut se targuer d’avoir été assemblé sous licence par Suzuki dans une usine japonaise. Ce qui laisse supposer pour plusieurs acheteurs que le V6 de 3,6 L (252 chevaux) de Suzuki est mieux construit si l’on se fit à la bonne réputation des motoristes nippons. Le moteur, jumelé à la boîte automatique à cinq rapports de série, a consommé entre 11,5 L et 13 L en conditions combinées ville/route, selon l’usage et le style de conduite..

Pour apprécier le XL-7, il faut exercer des activités qui requiert un volume de chargement important pour le transport d’équipements (ski, hockey, camping, plongée sous-marine, etc…). Qui plus est, son rouage intégral est d’un précieux secours pour remorquer –un maximum de 1 588 kg – et mettre à l’eau une embarcation dans une descente de bateau.  Somme toute, il nous reste à parcourir encore quelques milliers de kilomètres avant de conclure cet essai à long terme.

À propos, le modèle 2008 ne propose aucun changement majeur par rapport au modèle 2007 essayé. C’est à suivre…