Suzuki Grand Vitara 2009 : Un hiver sans souci

ESSAIS LONG TERME par Jacques Duval, avril 8, 2009

Autrefois un peu laissée pour compte, la marque Suzuki a le vent dans les voiles. Pour s’en convaincre, il suffit de conduire l’une de ses dernières créations et de jeter un coup d’oeil sur l’avenir. À ce propos, le constructeur nippon se prépare fébrilement au lancement de sa première voiture à vocation sportive dont les caractéristiques et les performances nous seront dévoilées d’ici quelques semaines. Malgré des photos masquées, il s’agit, de toute évidence, d’une berline SX 4 au tonus plus affirmé.

Quant aux produits existants, Suzuki Canada, par l’entremise de M. André Beaucage, nous a offert l’utilisation pendant les mois d’hiver de la version à moteur 4 cylindres du Grand Vitara.

FEUILLE BLANCHE CÔTÉ FIABILITÉ

Première révélation; pas un seul retour chez le concessionnaire, ce qui signifie près de 7000 km sans le moindre ennui mécanique ou ces agaçants bruit de caisse. Cela me fait d’ailleurs réfléchir sur le classement de Suzuki quelquefois dans certaines rubriques traitant de fiabilité. Notre SX4, soumis à un test à long terme il y a deux ans, a été vendu à un voisin qui à plus de 30 000 km n’a eu aucun incident mécanique ou autre à rapporter.

Cela dit, l’autre aspect intéressant du Grand Vitara 2009 est qu’il est désormais préposé avec un moteur 4 cyl de 2,4 litres et 166 ch.qui se combine à une boîte manuelle à 5 rapports ou automatique à 4 rapports.Les performances demeurent très adéquates pour ce genre de véhicule et Suzuki n’hésite pas à permettre aux usagers du Grand  Vitara de tirer jusqu’à 3000 livres de poids, que ce soit avec le 4 cyl ou le V6 de 230 ch aussi offert. Le revers de la médaille est que la consommation demeure un tantinet élevée avec une moyenne générale de 12 litres aux 100 km. C’est surtout en ville que le GV est pénalisé toutefois, ce qui signifie que l’on peut s’attendre à une consommation de 9 litres aux 100 à une vitesse stabilisée sur autoroute.

En gros, la combinaison moteur/transmission automatique affiche un rendement très satisfaisant.

Que ce soit en milieu urbain ou sur des routes de campagne, ce Suzuki est toujours très à l’aise et inspire un réel sentiment de sécurité. Sa structure monocoque doublée d’un châssis à échelle n’y est d’ailleurs pas étrangère. Contrairement à bien d’autres SUV dont les 4 roues motrices sont à la merci d’un ordinateur, le conducteur peut, avec le Grand Vitara, opter pour 2 ou 4 roues motrices (avec Low et High) au moyen d’un sélecteur au bas de la console centrale. Le boîtier de transfert se contrôle aussi de au moyen de cette commande clairement libellée.

UN HABITACLE ENGAGEANT

Là où le Grand Vitara brille de tous ses feux, c’est dans l’habitacle qui affiche une finition à la fois relevée et soignée. On ne ressent pas l’économie que laisse supposer son prix abordable. Les rangements sont nombreux, la visibilité très bonne et l’ergonomie impeccable. Bref, tout est à portée de main et facile d’adaptation. Question de goût sans doute, les sièges paraissent trop fermes pour ma vieille carcasse. La suspension, quant à elle, absorbe sans grogner les revêtements du tiers monde qui caractérisent notre réseau routier.

Le Suzuki Grand Vitara est le genre de véhicule qui ne suscite pas de grands élans d’enthousiasme, mais qui s’acquitte de sa tâche de véhicule SUV avec une homogénéité remarquable. En plus et malgré un équipement substantiel, son prix de 28 995 $ devrait lui valoir de nombreux nouveaux adeptes.