Suzuki Aerio 2003 : essai de la fastback AWD

ESSAIS ROUTIERS par Henri Michaud, septembre 9, 2003

Si les ingénieurs de Suzuki voulaient faire oublier la Esteem, ils ont réussi. Lors de son lancement, la plupart des gens trouvaient les lignes de la Aerio Fastback assez particulières. Mais ce sont justement ces lignes qui font sa force. Auparavant, Suzuki fabriquait des petits véhicules compacts et discrets. Avec l’Aerio, on nous livre une berline et une fastback avec beaucoup d’espace et un confort surprenant. Au premier coup d’œil, on remarque que la Fastback une voiture haute avec des angles arrondis. Lorsqu’on prend place à l’intérieur, on est surpris de la grande visibilité et de l’espace. Cela est dû aux sièges avant qui sont haut et qui procurent un confort et une vision que j’ai bien appréciés. Ensuite, il y a l’instrumentation du tableau de bord qui est toute numérique. Après quelques heures, on s’habitue au design assez spécial du tableau de bord. Par contre, il peut être plus ardu de bien voir les indications avec un éclairage extérieur trop puissant. La finition est sobre, mais soignée et de bon goût. Les sièges en tissus sont confortables et on sent qu’on peut conduire pendant plusieurs heures d’affilée. Les commandes sont facilement repérables et à portée de la main. Il y a plusieurs pochettes de rangement et on trouve même un tiroir sous le siège du passager dans le modèle SX.

On accède facilement aux places arrières avec une grande ouverture des portières. La banquette arrière se divise en mode 60/40 et peut asseoir 3 personnes, mais on est plus à l’aise si seulement deux personnes y prennent place. Elle est dotée de trois appui-têtes, mais celui du milieu est minuscule et presque de trop. Les dossiers de cette banquette peuvent être ajustés à deux positions, ce qui peut ajouter au confort des passagers arrières. Il y a assez d’espace pour les jambes à l’arrière à la condition que les passagers avant ne soient pas des géants et comme la voiture est haute, il n’y a pas de problème pour le dégagement de la tête. L’espace cargo mérite bien son nom. Son seuil bas permet de placer suffisamment de bagages. En soulevant le panneau qui camoufle la roue de secours, on découvre plusieurs compartiments pour ranger une multitude de choses(outils, couverture, etc) et on y trouve même un seau. En rabaissant la banquette partiellement ou totalement, on obtient beaucoup d’espace supplémentaire (364 L au total pour la Fastback).

La conduite de la Suzuki Fastback AWD est agréable et surprenante. Les 141 forces du moteur 2.0 L, à double arbre à cames en tête et 16 soupapes à injection multipoints avec 135 lb de couple donnent suffisamment de puissance sauf en quelques occasions ou les reprises ont été plus ardues. L’habitacle est bien insonorisé et on on entend le grondement du moteur seulement lors de poussées très fortes ou lorsque la vitesse dépasse les 110 km/h. Si la voiture est quelque peu sensible aux vents latéraux à cause de sa hauteur, la direction assistée à crémaillère permet de garder le cap. Cette direction est précise, ferme à haute vitesse et souple en ville, ce qui est très important à mes yeux. La suspension indépendante aux quatres roues avec jambes de forces McPherson procure un confort et une douceur de roulement sécuritaire. Avec la traction intégrale, on se sent plus en sécurité dans les courbes et sur les chaussées difficiles. Ajoutez à cela le système de freinage ABS et vous avez un véhicule économique et assez performant. J’ai cependant dû, à quelques occasions, enfoncer assez fort la pédale de freinage pour enclencher le système antiblocant, même sur fond sablonneux. Les pneus, des Nokia 195 55R15 n’étaient pas bruyant et bien adaptés à la conduite hivernale. De plus, pour ajouter à la sécurité, la Suzuki Aerio s’est méritée la meilleure note de l’IIHS (Insurance Institute for Highway Safety) aux États-unis. En résumé, l’Aerio Fastback est une voiture multifonctionnelle de petit format, mais avec des caractéristiques surprenantes et un équipement de base presque complet qui plaira sûrement à beaucoup de gens, que ce soit le modèle à deux roues motrices ou celui à traction intégrale. Distance parcourue: 621 km Consommation (ville/route): 9 L/100 ou 31 mi/ga