Subaru Outback PZEV 2010 : un choix judicieux

ESSAIS ROUTIERS par Jean-Pierre Bouchard, mai 6, 2010

La Outback a conquis le cœur des consommateurs québécois, attirés par son format pratique, son allure robuste et l’efficacité de son rouage intégral. L’année modèle 2010 marque l’arrivée de la toute dernière génération, qui se démarque entre autres choses par un espace intérieur plus généreux. Au banc d’essai, une livrée d’entrée de gamme, la PZEV, dotée de la boîte à variation continue. Son prix : 30 195 $. 

Plus d’espace pour les passagers arrière

L’analyse de la fiche technique permet de constater qu’elle est un peu plus courte que la précédente. C’est plutôt au chapitre de la largeur, de la hauteur et de l’empattement que la Outback 2010 gagne de précieux centimètres. À lui seul, l’empattement profite de 7 cm additionnels. Une fois à l’intérieur, les occupants sont moins à l’étroit que par le passé, notamment ceux qui prennent place sur la banquette arrière.  

Même si la garde au sol a été augmentée de 7 cm, l’accès aux places avant ne pose aucune difficulté. Une fois assis, le conducteur peut trouver facilement une bonne position de conduite et profiter d’un bon confort. J’aurais toutefois apprécié que le coussin du siège, un peu court, m’offre un meilleur soutien pour les cuisses. Le volant inclinable et télescopique, le réglage électrique du siège du conducteur, ainsi que les sièges avant chauffants font partie des caractéristiques de série.

Le système Bluetooth, la prise pour brancher un iPod, et la radio satellite exigent de débourser plusieurs centaines de dollars pour les obtenir. Ce sont pourtant des caractéristiques de série sur des véhicules moins chers.  Du reste, l’instrumentation est facile à lire et les commandes sont bien disposées. Certains boutons de la radio sont en revanche un peu petits. Petit détail intéressant, le traditionnel levier de frein à main est remplacé par un frein à main électrique que le conducteur active par un bouton. Le principal avantage est de libérer l’espace entre les deux sièges avant.

Une bonne visibilité dans toutes les directions

L’importante surface vitrée, la position de conduite haute et les grands rétroviseurs extérieurs assurent une bonne visibilité dans toutes les directions. Ces derniers ne sont par contre pas repliables, ce qui, à mon avis, les rend plus vulnérables aux bris, d’autant plus qu’ils sont larges. Il faudra donc faire attention de ne pas raser les piliers des stationnements intérieurs ou encore le comptoir du service à l’auto du Tim Horton du coin.  

La banquette arrière procure un bon confort pour au moins deux occupants de grande taille, qui profiteront d’un dégagement pour les jambes et la tête beaucoup plus généreux que par le passé.  Je n’ai relevé aucune fausse note en ce qui concerne la qualité de la finition et le choix des matériaux de mon véhicule d’essai. L’habitacle filtre également bien la plupart des bruits, exception faite des bruits du moteur, surtout à froid, et de la boîte à variation continue en fortes accélérations. L’espace de chargement est par ailleurs généreux. Mais sur les deux véhicules que j’ai conduits, PZEV et 3.6R Limited, le hayon était difficile à verrouiller et nécessitait plus de force que l’exercice aurait dû l’exiger pour le verrouiller.

La Outback reçoit de série une galerie de toit dont les barres transversales articulées peuvent être dissimulées dans les longerons.  

 

Un moteur amélioré

Fidèle à lui-même, le constructeur japonais mise sur la technologie de moteurs à cylindres opposés à plat (boxer). Pourquoi ? Parce que ce type de configuration de cylindres réduit le centre de gravité, améliorant du coup la stabilité du véhicule en virage. Le quatre cylindres de 2,5 L est le même qu’auparavant, mais les ingénieurs lui ont apporté plusieurs améliorations qui le rendent plus performant et plus sobre en essence. Il fournit toujours 170 chevaux.  Sur la route qui conduit dans Charlevoix, il fournit un bon rendement. Il n’a certes pas la vigueur du six‑cylindres de 3,6 L de 256 chevaux mais, en tenant compte du poids du véhicule et de la présence de la traction intégrale, on peut dire qu’il offre des prestations suffisantes dans la plupart des situations.

Boîte CVT en option

Offerte en option, la boîte à variation continue qui équipait mon véhicule remplace la boîte automatique conventionnelle sur les modèles à quatre cylindres. Celle-ci fonctionne de façon efficace, mais elle manque de discrétion en fortes accélérations, lors d’un dépassement par exemple. Des palettes installées sur le volant permettent de simuler six rapports. J’ai réalisé une consommation moyenne de carburant 10,5 L/100 km.  

En ville comme sur la route, la douceur de roulement est toujours présente. Les imperfections de la chaussée pénalisent rarement le confort. En virage, le véhicule est stable et l’inclinaison, modérée. Au quotidien, la voiture est maniable et agréable à conduire. Les freins assurent par ailleurs des arrêts sûrs.

En matière de sécurité, la Outback obtient les notes les plus élevées de la part de l’IIHS et de la NHTSA. La nouvelle mouture de Subaru Outback constitue un excellent choix : elle offre plus d’espace et d’équipement de série qu’auparavant, en plus de coûter, en livrée d’entrée de gamme, moins chère que par le passé.