Scion iQ 2012 – La voiture de demain, aujourd’hui?

ESSAIS ROUTIERS par Daniel Charette, août 6, 2012

APPRECIATION DE: Scion - Iq 2012

  • Consommation:
  • Qualite-prix:
  • Esthetique:
  • Confort:
  • Performance:
  • Appréciation générale:

La petite Scion iQ apparaît comme une solution idéale aux embouteillages et au nombre grandissant de véhicules dans le parc automobile, auquel les infrastructures ne sont pas du tout adaptées. Reste à voir ce qu’il en coûte de faire partie de la solution.

Un volant, quatre roues, quatre places… Oups!

2012 Scion iQ, Halifax NS Le prix ne pose pas problème, mais encore faut-il savoir ce que l’on obtient pour cette somme. Un volant, quatre roues, quatre places… Oups! C’est en fait ce que Scion annonce, en vérité, quiconque possédant des jambes sera incapable de prendre place à l’arrière. Cet espace est tout de même souvent sollicité pour des paquets vu la quasi-absence de coffre. Un contenant de lave-glace y entre tout juste et y demeure bien coincé.

2012 Scion iQ, Halifax NS Si comme moi vous préférez accéder à vos paquets par le hayon plutôt qu’en inclinant le dossier de votre siège, il y a fort à parier que le dossier de la banquette arrière passera sa vie replié. On aurait simplement pu ne pas installer cette banquette inutilisable, mais il aurait été impossible de qualifier la iQ de « plus petite voiture à quatre places ».

Bien adaptée à la conduite urbaine

Mécaniquement, la Scion iQ 2012 se montre tout à fait à la hauteur. Les performances de son moteur sont bien adaptées à la conduite en ville et la consommation de carburant donne presque envie de prendre les pétrolières en pitié. La seule boîte proposée est à variation continue. Ce choix est logique tant du point de vue de l’exploitation de la puissance disponible que de l’économie de carburant, mais n’aide absolument pas à abaisser le niveau sonore dans l’habitacle, un des points faibles de la petite Scion.

Malgré son format s’apparentant à une voiturette de golf, l’équipement est complet. Il en est de même pour les dispositifs de sécurité au cas où son petit format causerait de l’insécurité. Derrière le volant, on dispose d’autant de dégagement que nécessaire, et ce, malgré que la hauteur du siège donne l’impression d’être assis à un tabouret de bar. C’est pratique pour la visibilité vers l’avant, mais pour le confort on repassera. Justement, parlant de visibilité, celle de trois quarts arrière laisse à désirer. Au moment de se stationner par contre, aucun problème. Garer la Scion iQ est un jeu d’enfant et il est toujours agréable de profiter d’un espace laissé vacant par tous les autres véhicules plus imposants. C’est un peu comme avoir des places réservées un peu partout!

La touche Toyota

Craignant rebuter une clientèle traditionnelle friande de la douceur de roulement propre aux produits de la firme japonaise, Toyota a décidé d’équiper la Scion iQ d’une suspension à l’amortissement généreux. Tant et si bien, qu’on n’a pas l’impression d’être au volant d’un véhicule aussi compact et jamais on ne se fait « brasser la cage ». Par contre, l’agilité et le comportement joueur auquel on s’attendrait ne sont pas au rendez-vous. Sa sympathique frimousse laisse présager une maniabilité exceptionnelle, mais dans les faits, le roulis et le tangage ont tôt fait de calmer les ardeurs. Pourtant plus grosse, la Fiat 500 n’a rien à envier en terme de comportement routier à la plus petite voiture à quatre places.

Si l’économie de carburant et la capacité à se garer dans les espaces les plus restreints sont à ce point importants que vous être prêts à payer un peu plus cher que pour une des sous-compactes populaires pourtant plus compétentes, la Scion iQ est pour vous. De là à dire que la majorité des automobilistes prendront cette direction et que le paysage se remplira de cette petite puce, j’en doute fort.

FICHE TECHNIQUE : SCION IQ 2012

  • Prix de base 16 760 $
  • Prix du modèle essayé  17 605 $
  • Entraînement : traction
  • Moteur : 4L, 1.3 L, 94 chevaux, 89 lb/pi de couple
  • Boîte : CVT