Nissan Maxima 2012 : Maximum atteint…

ESSAIS ROUTIERS par Daniel Charette, janvier 3, 2012

Le porte-étendard des berlines chez Nissan s’est déjà mieux porté. Certes, elle est agréable à l’œil, luxueuse et puissante à souhait, mais bien que tous ces ingrédients soient présents, la recette a un goût amer. La Maxima a-t-elle encore raison d’être?

D’emblée, celle qui se place juste au-dessus de l’Altima dans la gamme du constructeur semble justifier son prix plus élevé par un niveau de raffinement qui l’est tout autant. Exigeant au bas mot 10 k$ de plus qu’une Altima équipée sensiblement du même moteur V6, on est en droit de s’attendre à beaucoup de la Maxima. C’est ainsi que le toit vitré rétractable, la sellerie de cuir, les sièges et le volant chauffants, les phares automatiques et la chaine audio signée Bose équipent d’office la Maxima. Il ne s’agit là que d’un aperçu, la liste étant des plus complètes. Vu de cet angle, ça sent la bonne affaire. Ça se gâte toutefois derrière le volant.

Ça tire!

Fort de ses 290 chevaux, ce serait un euphémisme de dire que le moteur de la Maxima est bien en verve. Qui plus est, la transmission s’y accouplant est de type CVT et permet d’être toujours dans la plage de puissance du moteur au besoin. En fait, le problème est que ce groupe motopropulseur est si efficace qu’on souhaiterait l’utiliser au volant d’une autre voiture. À la moindre accélération ou reprise musclée, la Maxima fait promptement un bond en avant et par la même occasion, latéralement. Qu’on se le dise : ça tire de tous bords tous côtés et c’est plus qu’agaçant; c’en est dangereux. Si vous n’avez jamais tout à fait assimilé la notion d’effet de couple dans le volant, prenez rendez-vous avec la Maxima et vous comprendrez rapidement. Puissance élevée et roues motrices avant n’ont jamais fait bon ménage et en voici à nouveau la preuve. Pour remédier à la situation, on aurait pu en faire une propulsion ou mieux encore et sans doute plus facilement, une intégrale. Mais on risquerait ainsi de jouer dans les plates-bandes d’Infiniti. D’ailleurs, vous avez jeté un œil à la G37 berline?

Respect

Du moment qu’on prend la sage décision de ne pas exploiter pleinement la puissance disponible, la Maxima devient beaucoup plus agréable. La calibration du châssis est définitivement plus sportive que sur l’Altima et il est ainsi possible de prendre les grandes courbes assez rapidement sans craindre le roulis. Idem pour le freinage, puissant et capable d’arrêter la lourde carcasse de la Maxima sans qu’elle pique exagérément du nez. Les éléments suspenseurs rigides et les gros pneus n’affectent cependant pas le confort des occupants qui se sentiront comme dans un salon roulant. Si l’espace habitable est convenable, sachez toutefois qu’il est légèrement supérieur à bord de la plus prolétaire Altima. Les lignes effilées grugent bien quelques centimètres ici et là, mais tous s’entendront pour dire qu’elles rendent l’ensemble plus dynamique. Question de style. Par contre, avec la capacité du coffre, la Maxima l’emporte et démontre sa suprématie.

4DSC

Voici la définition des petits autocollants 4DSC placés dans les vitres latérales arrière : « 4 Door Sport Car ». Disons simplement que bon nombre de voitures mériteraient davantage cette appellation, mais on se rappellera qu’il n’y a pas si longtemps, des mini-fourgonnettes arboraient des décalques à la mention « Sport ». Peut-être pas aussi sportive qu’on le prétend, la Maxima est toutefois supérieure à l’Altima malgré leurs similitudes. Mais à ce point, aussi bien jeter son dévolu sur un modèle Infiniti.

FICHE TECHNIQUE

NISSAN MAXIMA SV

Prix de base 37 880 $

Prix du modèle essayé 40 815 $

Entraînement : avant

Moteur V6, DACT, 3,5 L, 290 ch , 261 lb/pi de couple

Boîte CVT

Appréciation globale 2/5