Nissan Altima hybride 2007 – Les premiers pas

ESSAIS LONG TERME par Jacques Duval, novembre 2, 2007

La version hybride de la Nissan Altima nous a été livrée la semaine dernière, première étape d’un essai à long terme visant à vous raconter ce qu’est la vie au quotidien avec une voiture écologique. Elle est grise avec un intérieur noir, un agencement un peu fade à mon goût, mais les écolos ne sont pas du genre à vouloir se faire remarquer. Ses premiers pas ont été un enchantement : un habitacle spacieux, une grande facilité de conduite, une qualité d’assemblage notable et, surtout, un groupe propulseur d’une quiétude reposante.

J’ai commis la même erreur que tout le monde à ma première randonnée. J’appuie sur le bouton de démarrage et rien n’arrive. Je tire le frein, je m’assure que je suis à P (park) et je recommence : toujours rien. « Qu’est-ce que je fais de pas correct ? », me dis-je ? C’est simple espèce de nigaud, le moteur est bel et bien lancé, sauf qu’un moteur électrique, c’est parfaitement silencieux. Il suffit, malgré l’absence de bruit, de déplacer le levier de vitesse à D et c’est parti. En conduisait avec un œuf sous le pied, on arrive à atteindre les 65 km/h sans que le témoin EV (electric vehicule) ne s’allume, ce qui signifie que l’on roule strictement en mode électrique avec, en boni, des chiffres de consommation en chute libre.

Jusqu’à maintenant, notre Altima hybride se satisfait de 7 litres aux 100 km en conduite ville et route et de 6,4 litres pour chaque 100 km sur autoroute. À ce rythme, on arrivera facilement à boucler 750 km avec un seul plein. Pas pire pantoutte, non ? La conduite de la voiture est devenue pour moi un défi. Chaque fois que je monte à bord, je veux battre des records. C’est sans doute mon esprit compétitif que veut ça. Comme je le disais à quelqu’un hier, conduire un véhicule hybride, c’est comme faire de la course à l’envers. Plus on roule lentement, plus on gagne en consommation. Le seul problème, c’est que ma conjointe n’arrête pas de me dire d’aller plus vite. Après tout le temps passé à l’entendre me dire de ralentir, ça fait changement. À bientôt pour le second épisode de la vie au quotidien avec un hybride, une autre des belles histoires des pays vert.