Mercedes-Benz GLA 250 4MATIC 2018 — Dans l’ère du temps

ESSAIS ROUTIERS par Daniel Charette, septembre 2, 2018

APPRECIATION DE: -

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Après les fourgonnettes, puis les gros utilitaires énergivores, la tendance est désormais aux petits utilitaires sportifs qui comportent plusieurs avantages : économie à l’achat ainsi qu’à la pompe, agrément de conduite et encombrement réduit. Ce sont finalement de meilleurs VUS, mais qui sont devenus moins VUS. La Mercedes-Benz GLA 250 4MATIC se classe dans cette catégorie.

Maintenant, quelle est la différence entre une voiture à traction intégrale légèrement surélevée et un utilitaire sport compact dont la garde au sol est plus urbaine que brousse? Je vous avouerai qu’elle me laisse perplexe. En revanche, si la mode est aux utilitaires sport, il est de bon ton d’appeler la GLA ainsi. C’est en quelque sorte un retour au gros bon sens, puisque les compactes à hayon et autres familiales répondent aux besoins de la vaste majorité de la population et que ces utilitaires sport compacts s’en rapprochent de plus en plus.

Une étoile abordable

Qui veut rouler en Mercedes-Benz pour le prix d’une japonaise moyennement équipée? Bonne nouvelle, l’étoile de la GLA 250 4MATIC 2018 peut briller dans votre garage pour un peu moins de 40 000 $ (avant taxes et préparation). Ce n’est pas une aubaine vous direz, mais je vous assure que c’est une authentique Benz, avec un habitacle soigné et des joints de carrosserie bien serrés.

Le tableau de bord ressemble à celui des autres produits de la marque, soit un heureux mélange de surfaces feutrées et d’accents d’aluminium et de chrome. Le volant est plutôt sportif, d’un petit diamètre, mais avec un large pourtour. Les accessoires en vogue sont à peu près tous là et la liste des options et des ensembles est généreuse, le niveau d’équipement dépend finalement que du portefeuille de l’acheteur.

Les sièges sont élégants, mais il m’a été difficile personnellement de trouver une bonne position de conduite. Un peu comme celui qui marque le but de la victoire et qui est porté en l’air par le reste de son équipe, on se sent trop haut. J’aurais préféré être plus calé, plus près du plancher, mais avec la ceinture de caisse presque aussi haute qu’un char d’assaut, il faut garder le siège en position « chaise d’école » pour avoir une visibilité adéquate. Une bonne note à ce chapitre aux rétroviseurs extérieurs de grande dimension.

De gros os

La Mercedes-Benz GLA 250 n’en a peut-être pas l’air, mais elle frôle les 1600 kilos. À titre de comparaison, une berline intermédiaire de luxe d’il y a quelques années comme la Audi A6 C5 (1997-2004) pesait environ 250 kilos de moins. Avec une telle masse, hautement perchée de surcroît, on se trouve face à un dilemme. Confort et roulis ou tenue de route et fermeté? Finalement, on se rend bien compte, pourquoi elle fait partie des utilitaires; même avec un amortissement ferme qui devient désagréable sur mauvais revêtement, on sent bien le poids qui tente de faire la valse à la caisse en virage rapide. À vitesse modérée toutefois, pas de problème.

Afin de rendre véloce cette petite Mercedes aux gros os, on a placé sous le capot le petit, mais bien en verve, 4 cylindres turbocompressé de 2 litres. Sa puissance de 208 chevaux est correcte, mais le secret de ses prestations réside dans son couple de 258 lb/pi disponible à seulement 1250 tr/min. Jumelé à une boîte à double embraye à 7 rapports et au rouage intégral, la GLA 250 4MATIC bondit de 0 à 100 km/h en moins de 7 secondes.  C’est amplement suffisant et les versions plus puissantes sont futiles.

Fiche technique de la Mercedes-Benz GLA 250 4MATIC 2018

  • Prix de base : 38 500 $
  • Prix du modèle essayé : 46 970 $
  • Entraînement : intégral
  • Moteur : 4 cyl en ligne, DACT, 2 L, turbocompressé, 208 chevaux, 258 lb-pi de couple
  • Transmission : robotisée, 7 rapports