Mercedes-Benz Classe C 2000 : elle va bientôt tirer sa révérence…

ESSAIS ROUTIERS par Éric Lefrançois, November 2, 2000

Elle va bientôt tirer sa révérence…

Au cours des dernières années, Mercedes a veillé à ce que la Classe C soit sans cesse plus performante en misant sur un moteur à compresseur volumétrique pour la C230. Plus performante, certes, mais le cœur n’est rien sans les jambes, et celles de la Classe C commencent à se fatiguer. C’est pourquoi, Mercedes s’apprête à lever le voile sur une nouvelle génération d’ici les prochains mois.

Un habitacle bien fini

Même si les cotes d’habitabilité de la Classe C lui confèrent une légère avance sur ses rivales germaniques, telle l’Audi A4, elle doit baisser pavillon devant certaines suédoises (Saab 9-3 et Volvo S70) et japonaises (Infiniti I30 notamment) offrant un dégagement supérieur aux passagers de la banquette et un coffre à bagages plus généreux. Par ailleurs, les fauteuils avant accueillent leurs invités avec une fermeté toute germanique, et la présence d’un renflement de sécurité sous le tableau de bord – une protection supplémentaire en cas d’impact – gêne la recherche d’une position de conduite idéale, quoique plus facile cette année à trouver du fait que la colonne direction est désormais télescopique.

Un quatre cylindres plus nerveux

Le quatre cylindres de 2,3 litres de la C230 est épaulé par un compresseur Eaton. Du coup, la puissance passe de 148 à 185 chevaux et le couple bondit de 162 livres-pied à 200. De navrantes, ses prestations sont devenues honorables. Quoique plus alerte et plus vivant que le 2,3 litres atmosphérique qu’il remplace, ce moteur n’en est pas moins bruyant lorsque durement sollicité. Pour plus de noblesse et des accélérations plus franches, les disciples de la Classe C s’en remettent à la C280 qui, rappelons-le, n’a rien perdu au change en modifiant la disposition de ses cylindres. Le feutre de ce V6 est d’ailleurs plus conforme à la personnalité de Mercedes-Benz.

Un comportement routier rassurant

Le comportement routier prévisible de la Classe C rassure, et la conduite autrefois délicate sur chaussée détrempée ou enneigée est maintenant plus sécurisante grâce au dispositif ASR (Acceleration Slip Control). Pour plus d’agrément dans les conditions routières difficiles, toutes les Classe C proposent le système électronique de contrôle de la stabilité (ESP). La direction, quant à elle, communique bien les sensations de la route mais accuse tout de même une certaine lourdeur au centre. Enfin, il convient de noter que cette Mercedes se révèle parfois sensible aux vents latéraux. En conclusion : Vivement une nouvelle Classe C. La présente génération a visiblement pris de l’âge face à la concurrence !

Nouveautés en 2000:

Colonne de direction télescopique Système de stabilité électronique