Mercedes-Benz B250 2013 – Non, ce n’est pas la Mercedes du pauvre!

ESSAIS ROUTIERS par Daniel Charette, April 17, 2013

APPRECIATION DE: Mercedes - Benz b250 2013

  • Consommation:
  • Qualite-prix:
  • Esthetique:
  • Confort:
  • Performance:
  • Beatifulnesslol:
  • Appréciation générale:

À moins qu’un voisin ou vous-même en possédiez une, il y a de fortes chances pour que vous ne vous souveniez pas la dernière fois que vous avez aperçu une Mercedes-Benz de Classe B. En effet, la première génération s’est montrée assez discrète sur le palmarès des ventes. Pour 2013, on a droit à une nouvelle mouture. Est-ce la bonne cette fois? 

Une chose est sûre, ceux qui n’aimaient pas la carrosserie à hayon tout en hauteur de l’ancienne B n’aimeront pas plus sa remplaçante. Cependant, ces derniers peuvent toujours se tourner vers une Classe C d’entrée de gamme offerte à rabais ou encore attendre l’arrivée de la toute nouvelle berline de Classe A dans quelques mois. Pour les autres, sachez que si le concept est semblable, la nouvelle B250 est supérieure en plusieurs points à l’ancienne B200. 

Turbo pour tout le monde 

Mécaniquement, la Mercedes-Benz B250 2013 rend les choses faciles pour les consommateurs. En effet, un seul moteur et une seule transmission sont au programme. On pouvait auparavant choisir un moteur atmosphérique plutôt anémique ou un autre turbocompressé, mais réservé aux livrées les plus coûteuses. C’est aujourd’hui un 4 cylindres turbocompressé de 2 litres qui se trouve sous le capot de toutes les versions. Son rendement est irréprochable. Doux, puissant et pas trop glouton, il permet de mettre la B250 en mouvement rapidement tandis que la transmission automatique à 7 rapports se charge de réduire au maximum le régime moteur à vitesse de croisière. 

Il aurait été préférable toutefois de s’en tenir là à la course à l’économie de carburant plutôt qu’embarquer des systèmes problématiques comme l’arrêt automatique du moteur. Cette technologie que l’on retrouve aujourd’hui sur plusieurs véhicules et qui coupe le moteur lorsqu’on est immobilisé un certain moment, comme à un feu de circulation, fonctionne normalement assez bien. Or, ce n’était pas le cas sur la B250 à l’essai.

Pour couper le moteur, pas de problème, mais lorsque le feu passe au vert ça devient gênant. À deux reprises durant mon essai, le moteur n’a pas redémarré par lui-même en passant de la pédale de frein à l’accélérateur. Au moment de surprise où, surpris, je fige quelques secondes, s’ajoute deux ou trois vaines tentatives d’accélérer en enfonçant et relâchant l’accélérateur. Je me résous finalement à tourner la clé de contact pour remettre le moteur en marche, mais le premier essai est futile, car le sélecteur de vitesse est demeuré sur « Drive ». Le temps de passer à « Park », de démarrer et finalement de remettre le véhicule en mouvement, j’ai eu droit à une belle vague de colère provenant des automobilistes coincés derrière. Résultat : je dégage de là en vitesse, pédale au plancher et je brûle du coup plus d’essence que ce qui a été économisé avec l’arrêt du moteur. 

Une vraie Mercedes 

Actuellement le modèle le plus abordable du constructeur allemand, la B250 2013 n’est pas pour autant la Mercedes du pauvre. La qualité de construction est au rendez-vous, et ce, dans les moindres détails. Même le couvercle du réservoir à essence dégage une impression de solidité en s’articulant. Il va sans dire que l’habitacle est bien assemblé et que les matériaux sont de belle facture. La visibilité est excellente et le toit panoramique ajoute encore de la luminosité à un habitacle qui n’en manquait pourtant pas.

La majorité des commandes sont claires, à l’exception du régulateur de vitesse qui est complètement obstrué par une branche du volant. Au point tel où il est impossible de savoir comment l’actionner à moins de descendre du véhicule et de s’accroupir pour en étudier le fonctionnement. Comme j’oubliais à chaque fois de le faire avant de prendre place, je n’ai jamais été en mesure de l’utiliser. 

Malgré sa caisse en hauteur, la Mercedes-Benz B250 propose une tenue de route saine. Compte tenu de son format, c’est sans doute un des véhicules les plus confortables du genre. Notez également que jusqu’à ce que la Classe A débarque, la B250 est la seule Mercedes-Benz à roues motrices avant, ce qui en fait un meilleur véhicule hivernal qu’une Classe C de base qui ne profite pas du rouage intégral, réservé aux versions plus onéreuses, 

Fiche technique de la Mercedes-Benz B250 2013 

  • Prix de base 29 900 $ 
  • Prix du modèle essayé 34 500 $ 
  • Entraînement : traction 
  • Moteur : 4L, DACT, 2 L, turbocompressé, 208 chevaux, 258 lb/pi de couple 
  • Boîte : Automatique 7 rapports