Mazda CX-9 2008 : essai en duo

ESSAIS ROUTIERS par Jacques Duval et Sylvie Rainville, février 22, 2007

Ce qu’en pense Jacques Duval

En principe, tous les essais automobiles devraient être faits de cette façon, c’est-à-dire avec l’opinion d’un gars et d’une fille. Ayant eu le plaisir de partager le volant du Mazda CX-9 avec ma collègue et amie Sylvie Rainville, lors de son lancement à Victoria, laissez-moi vous donner, en premier lieu, mon côté de la médaille.

D’abord, vous le savez sans doute, je ne suis pas un partisan des SUV et l’agrément que je retire en conduisant certaines voitures ou coupés sport me manque trop souvent dans ces gros engins, souvent plus proches du camion que d’une automobile. Mais, il faut faire sa job, « que voulez-vous » comme dirait notre ex premier ministre.

J’AI AIMÉ

Cela dit, j’ai trouvé que par son ascendance automobile (plate forme et suspensions de Mazda 6), le CX-9, malgré son format appréciable, se rapproche davantage d’une berline en affichant une maniabilité de bon aloi. Ce n’est pas une Miata, entendons-nous, mais ce n’est pas un Durango non plus.

J’ai aussi aimé la rapidité de la direction et le diamètre de braquage raisonnable du dernier né chez Mazda. Le confort m’a séduit également, quoique les sièges commençaient à me « rentrer » dans le corps après plusieurs heures au volant. J’ai trouvé la présentation intérieure superbe avec cette combinaison de bois et de métal brossé. L’espace promis est également au programme comme Mazda l’avait promis. J’ai enfin pu m’infiltrer sur la 3ème banquette sans avoir fait six mois de gym, quoique ma vieille carcasse ait eu plus de difficulté à s’en extirper. Finalement, le look a l’avantage de sortir des sentiers battus comme on l’avait fait avec le CX-7.

 

J’AI MOINS AIMÉ

En revanche, j’ai moins aimé me cogner la tête sur le pavillon en tentant de m’installer au volant. La dernière fois que cela m’était arrivé, c’était avec une Audi TT coupé. C’est le prix à payer pour le look, je suppose. À l’intérieur, pourquoi nous prive-t-on d’une colonne de direction à déplacement électrique et surtout d’un beep sonore sensible aux obstacles pendant les manœuvres de recul ?  

Le freinage est convenable certes, mais mou en attaque et exige une trop forte pression à la pédale. Une meilleure assistance serait la bienvenue. Finalement et comme beaucoup d’autres, j’ai déploré le manque de vigueur du moteur V6 d’origine Ford. Il est correct en conduite normale mais je me demande s’il ne risque pas de s’essouffler quand il y aura 6 ou 7 personnes à bord et une remorque de 3500 livres à l’arrière. On rêvera d’un bon V8 je suppose.

Voilà pour le côté macho de cet essai en couple. À toi Sylvie.

Ce qu’en pense Sylvie Rainville

Mazda CX-9, remplaçante de la MPV ?

Une journée passée à bord d’un véhicule, une partie devant le volant et l’autre en tant que passager, n’est probablement pas suffisante pour identifier l’ensemble de ses faiblesses et de ses points forts. Cependant, mes premières impressions de la nouvelle Mazda CX-9 sont assez positives.  Le constructeur nippon a réussi à allier la polyvalence d’un VUS et d’une minifourgonnette au confort et à la tenue de route d’une voiture. 

 Saura-t-elle combler le vide laissé par le départ de la MPV ?  Sans doute.  Son allure moderne qui brise le moule traditionnel des minifourgonnettes, ses trois rangées de sièges, sa capacité de chargement, la finition de son habitacle, sans oublier l’agrément de conduite sauront certainement satisfaire les consommateurs.  Mais considérant l’arrivée de nombreux joueurs dans le créneau des multisegments, dont certains – comme la Hyundai Veracruz – à des prix très compétitifs et avec un équipement très fourni, la bataille sera difficile.  La CX-9, offerte au prix de départ de 39 595 $ est le véhicule le plus cher de la gamme Mazda.

 

J’AI AIMÉ

Malgré ses dimensions imposantes, cette nouvelle venue m’a particulièrement surprise par sa maniabilité.  Tellement, qu’on a l’impression d’être aux commandes d’un véhicule beaucoup plus compact.  La finition est impeccable.  Et l’apparence intérieure bien réussie, notamment sur le modèle haute gamme. 

Les passagers profitent d’un bon dégagement aux jambes à toutes les places. 

Par ailleurs, on accède facilement à la deuxième rangée de siège, grâce à la grande ouverture des portières.  En outre, la banquette de configuration 60/40 coulisse pour faciliter le passage à la troisième rangée. Et finalement, contrairement à plusieurs véhicules dotés d’une troisième banquette, il y a amplement d’espace pour ranger votre épicerie (487 litres) sans devoir la replier.  Les sièges de deuxième et troisième rangées se rabattent pour augmenter la capacité de chargement jusqu’à 2 851 litres.

J’AI MOINS AIMÉ

Tout comme M. Duval, ma tête a heurté le pavillon en prenant place à bord. Ouch !   De plus, les 263 chevaux du moteur V6 de 3,5 litres semblent trouver la tâche difficile en accélération.  Mais il faut préciser que les modèles disponibles pendant l’événement étaient tous dotés du système de rouage intégral optionnel.  D’ailleurs si cette caractéristique fait partie de vos priorités, il vous faudra débourser 2 000 $ de plus. Même si vous optez pour la version supérieure GT à 43 995 $.  Vous désirez un système de divertissement arrière avec DVD ? Il n’est offert que sur le GT au prix de 2 480 $.  En outre, pour équiper le véhicule de cette option, il vous faudra absolument choisir le groupe de luxe (1 495 $ ou 1 000 $ sans le hayon à ouverture électrique) et le système de navigation (3 235 $), ce qui augmente considérablement le prix.