Mazda 3 2009 : même les meilleures ne sont pas à l’abri

ESSAIS ROUTIERS par Daniel Charette, May 16, 2008

Depuis quelques années, les véhicules Mazda et à plus forte raison la 3, ont la côte. Bouille sympathique, habitacle spacieux fini avec soin et tenue de route inspirante ne sont que quelques-uns de ses atouts.

Qui croit qu’il est impossible de s’amuser au volant d’une compacte économique n’a probablement pas fait l’essai d’une 3. Bien sûr il ne faut pas se leurrer et la comparer avec des sportives aguerries, mais pour la catégorie il est difficile de trouver mieux côté agrément de conduite. La version à l’essai, une rutilante GT de moins de 3 000 km au compteur, s’appuyait sur le moteur 4 cylindres de 2,3 L ainsi que sur une transmission manuelle à 5 rapports afin d’afficher son tempérament vroum vroum, comme on se plaît à le dire chez Mazda. Avec 156 chevaux et 150 lb-pi de couple, les accélérations sont franches, mais on se serait attendu à un peu mieux du côté des reprises. Non pas que les performances font défaut, seulement l’écart de plus de 2000$ pour avoir droit à ce moteur n’est pas tout à fait justifié puisque le 4 cylindres de 2,0 L développe tout de même 148 chevaux et 130 lb-pi de couple en plus de se montrer plus économique à la pompe.

Peu importe le moteur, la Mazda 3 exploite une plateforme bien conçue qu’elle partage notamment avec la version européenne de la Ford Focus ainsi qu’avec la Volvo S40. La version GT propose, sans grand détriment au confort, une tenue de route incisive qui permet l’enchaînement de courbes à vive allure sans trop de roulis. Les pneus et jantes de 17po équipant cette version y sont pour quelque chose tout en donnant fière allure à la voiture. Bonne note également pour le freinage qui est puissant et facilement dosable.

À l’intérieur, on a l’agréable impression de se retrouver à bord d’une voiture beaucoup plus onéreuse. Autant la qualité des matériaux utilisés que la finition soignée accentuent cet effet. L’éclairage rouge des diverses commandes est très brillant la noirceur venue sans pour autant être agressant, tandis que les cadrans indicateurs placés dans de profondes nacelles sont à l’abri des rayons du soleil : n’essayez donc pas cette excuse avec monsieur l’agent. Afin de pouvoir prolonger la promenade, les sièges sont confortablement fermes et offrent un bon soutien latéral, à noter que ceux du véhicule à l’essai n’étaient pas équipés du cuir optionnel qui les rend quelquefois glissants. Le coffre à bagages a une bonne capacité et est exempt de charnières intérieures endommageant parfois les objets lors de la fermeture du couvercle. Le volume disponible devra être utilisé pour une grande quantité de petits effets plutôt que le contraire puisque l’ouverture ne permet pas d’y ranger par exemple deux sacs de golf autrement qu’en abaissant les dossiers de la banquette arrière. Si cela pose problème, la version 3 Sport est toute désignée puisque sa configuration à hayon la rend des plus polyvalentes.

Pratique, performante et offerte à prix avantageux pour peu que l’on fasse preuve de retenue dans le catalogue des options, il n’est pas surprenant de croiser autant de Mazda 3 sur les voies publiques. Comme tout n’est pas rose, le véhicule à l’essai a mis votre humble serviteur dans l’obligation d’appeler du secours à la suite d’une défaillance du véhicule. Bien que le moteur était en marche, la transmission refusait la sélection d’un rapport. L’investigation du concessionnaire une fois le véhicule remorqué a révélé qu’une fissure du boîtier de transmission aurait amené cette dernière à se vider de son huile et à rendre l’âme. On nous assure toutefois qu’il s’agit d’un cas isolé et le contraire serait surprenant puisque les sondages de satisfaction et la valeur de revente de cette voiture parlent d’eux-mêmes.