Lexus IS350 AWD 2012 – Toujours dans la course

ESSAIS ROUTIERS par Jean-Pierre Bouchard, October 9, 2012

APPRECIATION DE: Lexus - Is350 awd 2012

  • Consommation:
  • Qualite-prix:
  • Esthetique:
  • Confort:
  • Performance:
  • Beatifulnesslol:
  • Appréciation générale:

Malgré son âge, l’IS vieillit en beauté. Depuis son arrivée, les stylistes ne lui ont apporté que quelques modifications cosmétiques pour en actualiser la robe. Autrement, elle est essentiellement demeurée la même depuis son lancement initial. Dans l’entretemps, Audi a renouvelé son A4, BMW a entièrement remanié sa série 3, Cadillac a recarrossé sa CTS et Infiniti a revampé sa G. Chez Mercedes, on a également redessiné la classe C. Chez Volvo, on a transformé la S60. Enfin, chez Volkswagen, on a introduit une superbe CC. La berline de Lexus voit donc défiler autour d’elle des rivales qui n’ont rien pour lui rendre la vie facile. Mais elle persiste et signe. Pour cet essai, j’ai conduit une livrée 350 à rouage intégral.

Environnement enveloppant

2012 Lexus IS 350 AWD L’IS n’est pas une voiture vraiment spacieuse. Si l’on est grand, on le réalise encore plus rapidement. Le conducteur prend toutefois place sur un siège confortable, et il ne lui faut que quelques ajustements pour trouver une position de conduite optimale. La longue course du siège l’autorise à déplier ses jambes. Pour la tête, il souhaiterait que la voiture soit un peu plus haute. Comme la ligne de carrosserie est élevée, on a un peu l’impression d’être emprisonné dans l’habitacle. Pour diminuer cette impression, les plus petits conducteurs peuvent relever la hauteur du siège. Mais les plus grands n’ont pas ce loisir, surtout lorsqu’un panneau de verre coulissant perce le toit.

À son tour, le passager avant profite d’un excellent confort. À l’arrière, l’accès est compliqué par une ouverture un peu étroite et la forme plongeante du toit. La banquette invite deux personnes de taille moyenne et moins à y prendre place, car le dégagement réservé aux jambes et à la tête est compté. Idéalement, deux passagers de taille moyenne y prendront place. Le coffre offre un volume de chargement décent, mais l’ouverture est étroite. Il n’est malheureusement pas possible de rabattre les dossiers de la banquette. Seule issue possible : un passe-ski au centre.

2012 Lexus IS 350 AWD La présentation intérieure est relativement sobre. L’instrumentation de bord est composée d’éléments faciles à lire, de jour comme de soir. La plupart des commandes tombent sous la main. Ma voiture était livrée avec un ensemble d’options comprenant, entre autres équipements, un cuir de qualité supérieure, un puissant système audio à 14 haut-parleurs, un sonar de stationnement et de recul, un écran pare-soleil de lunette arrière électrique, un volant inclinable et télescopique à réglage électrique, des sièges avant ventilés et de jolies plaques de seuil de porte avant éclairées. Pour obtenir le tout, il faut par contre accepter d’ajouter 7 000 $ au total initial de la voiture, soit 45 000 $.

Chez Lexus, on s’emploie à utiliser des matériaux de belle facture, que l’on assemble selon les règles de l’art. L’insonorisation déçoit quelque peu puisque l’habitacle empêche difficilement les bruits de roulement d’y pénétrer. Lorsqu’on prend place à bord d’une voiture de ce prix, le silence devrait régner.

Du cœur au ventre

Les roues arrière de la IS (car il s’agit d’une voiture à propulsion au même titre que la BMW de série 3, l’Infiniti G37 ou la Cadillac CTS, par exemple) peuvent être activées par un petit V6 de 2,5 l de 204 chevaux et un plus gros, ce qui était le cas de ma berline, de 3,5 l de 306 chevaux. Bien entendu on peut choisir la version démoniaque, l’IS-F, et exploiter les 416 chevaux de son V8 de 5,0 l. Mais ça, c’est une autre histoire! Pour une voiture de ce gabarit, la présence d’un moteur de 3,5 l ne peut se traduire que par des performances impressionnantes, tant au moment d’accélérer pour passer de 0 à 100 km/h que d’effectuer un dépassement.

Ce V6, en plus d’être puissant, émet une sonorité suave lorsqu’il monte en régime. Et on doit lui reconnaître, malgré son âge, un appétit raisonnable en carburant. Dans le cas de mon essai, de 10,5 l/100 km. Une consommation qui rappelle celle d’un quatre cylindres! Peut-être serait-elle encore meilleure si on ajoutait un ou deux rapports à l’actuelle boîte automatique à six rapports. Pour l’heure, cette boîte suscite tout de même peu de critique lorsqu’il est question de son fonctionnement. D’une façon générale, elle accompagne le moteur efficacement et en douceur.

En quête de raffinement

La fermeté de la suspension appuie la prétention sportive de la voiture. Lorsque la chaussée présente des signes de fatigue, l’IS350 préserve le plus possible la quiétude des occupants. Mais certaines réactions sont plus senties. La direction est lourde à basse vitesse, ce qui complique certaines manœuvres et pénalise une agilité que l’on voudrait plus enjouée. Au quotidien, on apprécie conduire la compacte japonaise. Mais elle ne provoque aucun orgasme particulier. Du reste, on sent que la voiture prend des rides sur le plan du comportement routier, et que la prochaine génération devrait en proposer un qui soit encore plus feutré, plus raffiné. Il suffit de prendre le volant d’une Audi A4 ou d’une Mercedes de classe C, par exemple, pour le constater. La présence du rouage intégral constitue une excellente nouvelle pour améliorer la conduite sur des chaussées glissantes.

À défaut d’être tape-à-l’œil, la voiture traverse le temps, je dois l’admettre, avec finesse et élégance. La firme a relevé le difficile défi de concevoir une voiture intemporelle. Et c’est en partie l’un des éléments qui plait aux acheteurs. L’autre, c’est sans conteste la réputation de fiabilité qui lui est associée. L’acheteur d’une IS, et d’un véhicule Lexus en général, achète donc non seulement le prestige, mais également la tranquillité d’esprit.

2012 Lexus IS 350 AWD La version 350 s’adresse à ceux qui misent d’abord et avant tout sur la puissance. Autrement, pour plusieurs milliers de dollars de moins, on peut tout simplement opter pour une livrée 250. Je ne suis pas prêt à dire qu’elle ne fait plus le poids devant des voitures qui ont subi récemment une cure de rajeunissement. Mais, qu’on le veuille ou non, dans cette catégorie sélecte, les acheteurs sont exigeants. Et les constructeurs doivent être en mesure de les satisfaire. Pour le moment, Lexus y parvient encore avec son actuelle IS. Mais il est légitime de rêver au changement de garde prévu pour l’an prochain.

Fiche technique

  • Prix de base : 45 000 $
  • Prix de la voiture essayée : 52 850 $
  • Entraînement : rouage intégral
  • Moteur : V6 de 3,5 l (306 chevaux, 277 lb-pi de couple)
  • Boîte : automatique 6 rapports