Les vacances, ça se prépare!

VOYAGES par Rédacteur invité, avril 21, 2017

Le printemps est encore jeune, mais déjà, on songe à l’été! Une saison durant laquelle, généralement, votre voiture entreprend sa grande expédition annuelle. Plusieurs milliers de kilomètres l’attendent. Avez-vous songé à bien la préparer? Voici quelques éléments à vérifier avant votre départ pour partir l’esprit vraiment tranquille!

Premier détour : mécanicien!

Si vous approchez du kilométrage préconisé pour la révision périodique (vidange d’huile, rotation des pneus, etc.), ne sacrifiez pas votre précieux temps de plage pour vous rendre à un atelier mécanique. Prévoyez cette visite quelques semaines avant votre départ. Et, bon à savoir, surtout si vous habitez dans une grande ville, les ateliers ont un carnet de rendez-vous saturé dès le mois de juin. Ne croyez pas pouvoir prendre rendez-vous à la dernière minute.

Ça freine? 

Primordial : l’état des plaquettes de frein. D’autant plus qu’en famille et avec les bagages à bord, la masse à ralentir est plus élevée. Ne partez pas avec des plaquettes dont l’usure est déjà avancée. Si vous ressentez des vibrations au freinage, les disques de frein sont peut-être à rectifier ou à remplacer. N’oubliez pas que le liquide de frein, s’il a plus de deux ans, peut être chargé d’humidité. Surtout par temps chaud et avec une voiture alourdie, la part d’eau qu’il contient peut entrer en ébullition. D’où le risque d’avoir une pédale de frein qui va directement au plancher en raison de la présence de bulles d’air dans le circuit de freinage. Danger!

Gardez le contact avec la route

Les amortisseurs conditionnent le contact des pneus avec la chaussée et maîtrisent les inclinaisons de la voiture dans les virages ou au freinage. Une tâche d’autant plus ardue que la voiture est chargée. Vos amortisseurs sont fatigués? Sachez alors que, sur une mauvaise route, l’adhérence diminue, ce qui rend hasardeux le comportement de l’auto lors de virages. Pire encore, les distances de freinage s’allongent dangereusement (+ 25 % avec des amortisseurs usés à 75 %).

Pas question non plus de prendre la route avec des pneus en mauvais état. L’usure de la bande de roulement n’est pas tout : vous devez aussi vous assurer que la profondeur entre les sculptures ne dépasse pas 1,6 mm. De plus, les différences d’usure entre les deux pneus d’un même essieu ne doivent pas être trop marquées. Méfiez-vous également des usures inégales sur la largeur de la bande de roulement : elles peuvent indiquer un défaut de parallélisme des roues ou une trace de choc ayant faussé une roue. N’oubliez pas de vérifier la pression des pneus, de préférence à froid, avant de partir. Et pendant que vous avez le manomètre en main, vérifiez le pneu de secours si votre véhicule en est équipé ou, dans le cas contraire, l’ensemble de dépannage pour parer aux crevaisons.

Galeries de toit : optez pour du solide 

Elles servent à amarrer l’excédent de bagages ou à transporter la planche à voile ou les vélos. Évitez les armatures dont la constitution est trop faible, car elles peuvent se révéler dangereuses. Les chargements, à moins d’avis contraire (pour en avoir le cœur net, consulter le manuel du propriétaire), ne doivent pas excéder 70 à 80 kg. Fixez-les avec une corde solide et évitez absolument les câbles en caoutchouc, incapables de retenir la charge. Pour la planche à voile, prenez la précaution de l’attacher le « nez vers le bas » pour que les turbulences de la route ne l’arrachent pas.

Vu la diversité des profils de portières, les autos récentes requièrent chacune des barres de toit adaptées. Si vous venez de changer de voiture, vos barres précédentes risquent de ne plus convenir. Avant de vous lancer dans de folles dépenses, privilégiez les matériels en kit : les barres elles-mêmes sont à conserver, il suffit de remplacer les attaches.

Remorque : peur d’oublier quelque chose? 

Elle est indispensable si votre excédent de bagages dépasse un certain poids ou un certain volume. Respectez la charge maximale indiquée par le constructeur.

Vous n’avez jamais conduit en tractant une remorque? L’habitude viendra vite, sauf pour les manœuvres qui nécessitent une logique toute particulière. Entraînez-vous dans un stationnement!

Porte-vélo : à l’arrière ou sur le toit? 

Lequel choisir? À l’arrière? Ce montage est plus adapté aux vélos d’enfants. Évitez les systèmes à sangles, fixés sur la porte du coffre : vous risquez de rayer la peinture de votre auto à chaque manipulation. À éviter si votre véhicule est muni d’un béquet débordant sur le coffre.

Donc, sur le toit, c’est mieux? Oui, même s’il faut hisser le vélo sur le pavillon du toit, ce qui est loin d’être une sinécure. Toutefois, hormis cet inconvénient, c’est l’emplacement le plus sûr. Meilleure solution issue des milieux professionnels? Les dispositifs qui permettent, une fois que la roue avant est démontée, d’attacher le vélo par la fourche.

Assurances : vos protections sont bonnes et valides? 

N’hésitez pas à communiquer avec votre assureur pour l’aviser que vous prenez la route vers les États-Unis. Vérifiez que votre protection d’assurance auto est adéquate. En fait, on ne pose pas une roue aux États-Unis sans une protection d’un minimum d’un million de dollars de responsabilité civile. Assurez-vous également que tous vos documents sont bien en ordre (permis de conduire, certificat d’immatriculation, assurance, etc.).