Le Club Rodeur atteint un jalon important. 50 ans ça se souligne en grand!

SALON DE L'AUTO par Rédacteur invité, juin 16, 2017

Jean Bourque, collaboration spéciale

Samedi le 10 juin, le Club Rodeur célébrait son 50e anniversaire d’existence au Parc des Berges à Donnacona, un exploit peu commun dans le domaine de l’automobile et qui mérite d’être souligné.

Si l’on retourne cinquante ans en arrière soit en 1967, le Canada festoyait puisqu’il célébrait son 100e  anniversaire. Le Québec aussi puisque c’était l’Expo 67 et que tout le Québec se joignait au chanteur Donald Lautrec pour chanter la chanson-thème Un jour, un jour.

Le domaine de l’automobile est aussi en effervescence avec l’arrivée du Grand Prix F1 du Canada et les Muscle Car rugissaient leur puissance sur nos routes. Un passionné, monsieur Jean-Guy Blondeau est particulièrement fasciné par les véhicules de type Hot Rod. Il travaille le soir et les fin de semaines dans son sous-sol sur ce que l’on peut considérer des épaves comme sur une Dodge 1924 et avec sa ferveur la transforme en une voiture unique et rutilante.

Bientôt, Normand Lavoie, Yves Tanguay et Lucien Carrier se retrouvent dans le sous-sol de monsieur Blondeau et un peu plus tard deux autres passionnés Réjean et Gilles Beaudoin  se joignent à eux pour travailler sur des voitures qui deviendront des perles rares de beauté et de performance.

Les cinq copains de monsieur Blondeau lui suggère de former un club et c’est comme cela que le Club Rodeur à vu le jour en 1967 avec ses six membres fondateurs. Il sera officiellement incorporé en 1969. Pourquoi le nom RODEUR? Le groupe s’est inspiré de deux mots; rôdeur et hot rod. Même si le mot rôdeur à une connotation péjorative, pour eux il représente le côté recherche, car à l’époque il n’y avait pas d’internet et ils devaient sillonner le Québec à la recherche de voiture et surtout de pièces souvent très rare devenue précieuse pour construire et achever leurs différents projets.

Une fois formé le club grandit rapidement. En 1968 on passe du sous-sol à une grange à l’Ancienne-Lorette qui peut contenir six voitures et en moins d’un an on emménage dans une autre grange toujours dans le même coin et celle-ci contiendra 13 voitures. Mais le club ne cesse de prendre de l’expansion et on se doit de trouver un autre endroit. On achète un terrain au 1779 rte de l’Aéroport à l’époque à l’Ancienne-Lorette et en 1970 on construit un grand garage qui contiendra plus de 25 véhicules.

À son apogé le club aura plus de 150 membres qui se retrouve un peu partout à travers le Québec. On retrouve du monde de tous les milieux sociaux que ce soit des mécaniciens, des spécialistes de l’électronique, des personnes qui travaillent le bois, mais aussi notaire, avocat et même le champion boxeur Fernand Marcotte.

C’est en 1976 que le club vivra ses jours les plus sombres. L’édifice de la route de l’Aéroport passeau feu et toutes les voitures qui étaient à l’intérieur furent détruites. Des carcasses de voiture que l’on avaient payé à l’époque une vingtaine de dollars et qui valaient $15,000 et plus ne valaient plus rien de nouveau. La majorité des membres n’avaient pas d’assurance feu et pour plusieurs des membres ce fut la fin de cette belle aventure faute d’argent puisqu’ils avaient tous investis dans leurs magnifiques trésors sur roues.

Mais comme un Phoenix le club renaît de ses cendres et reste animés par la passion et ses rêves. Car après tout le Club Rodeur est reconnue pour son grand esprit d’entraide et c’est ainsi que le club est repartie plus grand et plus fort que jamais. Des nouveaux projets voient le jour, soient des hot rod où des voitures antiques et des nouveaux membres se joignent très motivés et eux aussi remplis de ce grand esprit d’entraide et de camaraderie. Monsieur René Toussaint prend la relève de la présidence et le club vie des heures glorieuses.

Le côté social a toujours été très important pour les Rodeur. Donc on sortait les autos pour faire place à des groupes musicaux et la place était bondé de personnes qui s’amusaient. Au cours des années il y a eu des épluchettes, des défilés, des rallyes et même le bonhomme Carnaval est venu faire son tour.

Le temps passe et peu à peu les activités diminuent. Ces dernières années il n’y avait que quelques rencontres, où les membres s’informaient souvent ce qu’était devenu un autre membre et on se rappelait les beaux jours du club.

Voilà environ deux ans, Jean-Guy Blondeau visite son ami Gilles Beaudoin en Californie et ensemble ils vont à une rencontre de hot rod. Habitué de voir environ 200 hot rod comme au Québec ils en admirent près de 3,000. Monsieur Blondeau à de nouveau la piqûre et depuis un peu plus d’un an le club reprend ses activités.

Les six membres originaux sont toujours actifs dont monsieur Blondeau qui est son président et le Club Rodeur compte maintenant une trentaine de membre. Ce que les six membres originaux espèrent c’est que le club est encore une longue vie. Parmis la trentaine de membre il y en a des jeunes qui sont très prometteurs et ils espèrent que d’autres jeunes se joindront à eux et prendront la relève.

Le Club Rodeur accueille ses anciens membres même s’ils n’ont pas de voiture antique et pour les autres vous devez possédez un véhicule de 1975 et moins. Alors si vous les voyez lors d’une rencontre quelconque dites leur bonjour.

Le Club Rodeur à 50 ans et parions grâce à son dynamisme, son esprit d’entraide et sa camaraderie qu’il atteindra 100 ans.