La conduite hivernale – Rien ne sert de courir, il faut partir à point.

LES GUIDES par Rédacteur invité, November 1, 2012

La clé de la sécurité routière en hiver

Au Québec, l’hiver rend les conditions routières particulièrement difficiles. Et comme la saison froide s’étire parfois en longueur, quand elle ne commence pas prématurément, il est encore plus important de savoir adapter sa conduite en conséquence. La clé de la sécurité routière en hiver : une conduite adaptée et un véhicule au point. 

Préparez votre véhicule pour l’hiver

L’hiver met à rude épreuve la mécanique automobile. Pour mettre toutes les chances de votre côté, assurez-vous que votre véhicule est en parfait état. D’abord, munissez votre véhicule de bons pneus d’hiver. Ensuite, prévoyez une mise au point générale, soit un examen des systèmes d’alimentation et d’échappement, des composantes électriques, de l’allumage et du système de refroidissement. Assurez-vous notamment du bon fonctionnement des éléments qui suivent :

  1.  La batterie : Votre batterie doit être complètement chargée pour faciliter le démarrage par temps froid. Nettoyez les bornes de la batterie et vérifiez le système de charge ainsi que les courroies. Faites tester votre batterie à l’automne et au printemps. Remplacez-la si elle est faible; n’attendez pas qu’elle ne fonctionne plus. N’oubliez pas de faire vérifier le bon fonctionnement de l’alternateur, sans quoi la meilleure des batteries n’est d’aucune utilité. 
  2. Le système d’allumage : Remplacez les fils de bougie d’allumage défectueux, les bougies usées et les chapeaux de distributeur fissurés. Si elles sont en mauvais état, ces composantes peuvent rendre le démarrage difficile et causer des pannes subites.
  3. Les phares, les clignotants, les feux et le klaxon : Pour bien voir et pour être vu et entendu, assurez-vous que les phares, les clignotants et les feux fonctionnent bien, que les phares sont bien orientés et que le klaxon fonctionne correctement.
  4.  Les freins : Faites vérifier l’état de vos freins et assurez-vous que le freinage est uniforme.
  5.  Les pneus : Vérifiez la pression de vos pneus (y compris le pneu de secours) régulièrement; vérifiez-la systématiquement lorsque vous prévoyez conduire sur une autoroute. Des pneus d’hiver de bonne qualité et bien gonflés amélioreront la traction du véhicule et réduiront la consommation de carburant. Vérifiez la pression de vos pneus lorsqu’ils sont froids. Consultez le manuel du propriétaire ou suivez les indications à cet effet apparaissant sur le montant de la portière du conducteur; ne dépassez jamais la pression maximale à froid indiquée sur le flanc des pneus. Enfin, rappelez-vous qu’il est préférable de rouler sur quatre pneus d’hiver identiques, présentant la même usure (idéalement pas d’usure du tout).
  6. Le système d’échappement : Assurez-vous qu’il n’y a aucune fuite qui pourrait laisser entrer du monoxyde de carbone dans votre véhicule; une telle fuite pourrait vous être fatale.
  7.  Les systèmes de chauffage et de refroidissement : Vérifiez qu’il n’y a pas de fissures ni de fuites dans les tuyaux de votre radiateur et que les courroies d’entraînement sont en bon état. Assurez-vous que le bouchon du radiateur, la pompe à eau et le thermostat fonctionnent correctement. Vérifiez aussi la quantité et la concentration du liquide refroidissant et de l’antigel; assurez-vous que le système de chauffage et les dégivreurs fonctionnent bien.
  8.  Les essuie-glaces : Assurez-vous que vos essuie-glaces sont en bon état et qu’ils balaient bien les surfaces vitrées. S’ils laissent des traces, remplacez-les. Achetez des essuie-glaces conçus pour un usage hivernal et utilisez du lave-glace prévu pour des températures pouvant descendre jusqu’à -40 °C. Gardez-en dans le coffre de votre voiture. 

L’équipement de secours

Il est toujours prudent d’avoir dans le coffre de son véhicule un équipement de secours. En hiver, cet équipement doit comporter une pelle, un balai à neige, un grattoir, des plaques antidérapantes, un sac de matière abrasive, du lave-glace d’hiver et de l’antigel pour canalisations d’essence, des gants ou des mitaines, des bottes, un foulard et une tuque. Tous ces éléments s’ajoutent à ceux que l’on devrait idéalement conserver à l’année dans son véhicule, à savoir une lampe de poche avec des piles de rechange (ou, encore mieux, une lampe de poche sans pile), des câbles d’appoint, une couverture chaude, une trousse de premiers soins, une trousse d’outils, des allumettes, des bougies, un avertisseur d’oxyde de carbone, des fusées routières d’urgence ou d’autres dispositifs lumineux (lampes, réflecteurs, fanions, etc.) et un peu de nourriture non périssable. 

Modérez vos transports!

Dès que vous soupçonnez que la chaussée présente un risque, que ce soit en raison de la neige ou de la glace, réduisez votre vitesse. Évitez les manœuvres brusques et adaptez votre vitesse aux conditions climatiques. Gardez à l’esprit qu’une chaussée peut paraître sèche alors qu’elle est couverte de glace noire; rappelez-vous que les ponts ainsi que le dessus et le dessous des viaducs sont des endroits susceptibles de cacher des plaques de glace. De plus, lorsque vous quittez la ville pour la campagne, la surface de la route peut passer subitement de sèche à enneigée ou glacée. Pour éviter les surprises, il est prudent de ralentir afin d’augmenter l’adhérence des pneus. 

Gardez vos distances!

Pendant la période estivale, il est fortement recommandé de conserver une distance minimale équivalant à 3 secondes par rapport au véhicule qui vous précède. En hiver, cette distance devrait être plus longue, voire au moins le double. Une distance plus grande vous permettra de prendre une meilleure décision en situation d’urgence, tout en rendant la conduite beaucoup plus agréable, puisque vous pourrez prévoir le mouvement de la circulation.

En cas de dérapage

En hiver, les dérapages sont très souvent le fait de conducteurs qui n’ont pas modifié leur façon de conduire en fonction des conditions de la route. Diverses techniques permettent de contrôler les dérapages de l’avant ou de l’arrière du véhicule (sous-virages, survirages, etc.). Ces techniques diffèrent selon que vous conduisez un véhicule à traction, à propulsion ou à traction intégrale. Toutefois, toutes ces techniques (braquage, contre-braquage, freinage, accélération, etc.) sont bien connues et il est possible de les mettre en pratique avant qu’elles ne s’imposent d’elles-mêmes dans une situation d’urgence. Vous pouvez, par exemple, vous exercer dans un grand stationnement désert et effectuer quelques virages, freinages ou dérapages à vitesse modérée. De plus, des cours de conduite spécialisés permettent d’approfondir ces techniques. Même si de tels cours ne sont pas obligatoires, ils n’en demeurent pas moins d’une utilité incontestable.

En cas d’accrochage

Dérapage incontrôlable? Tout peut arriver, malgré vos bonnes intentions et techniques des plus perfectionnées. Optez pour une protection d’assurance automobile qui convient à vos besoins. Chez Desjardins Assurances générales, une protection et des rabais sur mesure vous sont offerts selon votre situation. Demandez une soumission!

Assurez-vous d’avoir votre certificat d’assurance responsabilité automobile à portée de main lors de vos déplacements. Ce document comporte tous les renseignements nécessaires en cas d’accident, en plus des numéros de téléphone pour joindre votre assureur.

En somme, si vous partez à point cet hiver, il ne vous servira à rien de courir.

Sources :

  • CAA Québec
  • Transports Québec
  • Transports Canada