Jeep Liberty 2001 : la nouvelle Jeep Liberty passe le test

ESSAIS ROUTIERS par Sylvie Rainville, July 5, 2001

Au moment d’écrire ces lignes, tout le monde connaît le tout nouveau modèle de Jeep, la très belle Liberty (connue sous le vocable de Cherokee à l’extérieur de l’Amérique du Nord). Cette petite familiale à quatre portes remplace l’ancienne Cherokee qui était commercialisée depuis 1984. Vu que j’ai déjà décrit la Liberty il y a quelques mois sur ce site, ma nouvelle description en sera brève.

Comme nous pouvons le voir, c’est un véhicule à quatre portes qui semble reposer sur un châssis rigide. Mais ce n’en est pas le cas, car la Liberty a une carrosserie monocoque qui est renforcée par deux rails soudés sous le plancher. Deux moteurs seront au catalogue de la Liberty, soit un quatre cylindres de base de 2,4 litres ou un tout nouveau V6 3,7 litres à simple arbre à cames en tête. Celui-ci développe 210 chevaux et 225 lb-pi de couple. C’était le moteur qui propulsait chacun de mes deux Liberty d’essai. Il peut venir avec une boîte manuelle à cinq vitesses ou une automatique à quatre rapports (comme sur mes deux autos d’essai). Évidemment, il s’agit d’une propulsion arrière qui se transforme rapidement en quatre roues motrices grâce à un levier au plancher qui permet au conducteur de passer en quatre roues motrices de haut ou bas rapport. En vérité, cette Jeep est la première du nom à être complètement dessinée par DaimlerChrysler (toutes les autres Jeep l’ont été par AMC-Jeep, du moins de base, même pour la Grand Cherokee). La Liberty se présente donc avec de nouvelles composantes mécaniques, des moteurs à la suspension. En effet, pour la première fois de son histoire, Jeep propose une suspension avant indépendante, une véritable hérésie pour les “ vrais ” amateurs de Jeep! Mon premier véhicule d’essai était une version Limited de luxe que je n’ai conduit que sur la route. Ma première grande surprise fut de constater comment la Liberty était la plus silencieuse des Jeep! Croyez-le ou non, on ne l’entend qu’à peine sur la route et de plus, cette Jeep est très confortable. Je ne pourrais pas dire qu’elle affiche des accélérations extraordinaires (le poids est quand même important), mais elle est suffisamment rapide pour suivre le flot de circulation et mieux encore. Les vitesses de reprise étaient plus satisfaisantes. Sur l’autoroute, la Liberty était, encore une fois, silencieuse et surtout très stable. J’ai bien apprécié la direction très précise qui, cependant, pourrait s’avérer un peu difficile à manœuvrer dans les espaces de stationnement serrés.

L’intérieur de la Limited est impressionnant. Le tableau de bord n’est pas du style très profond que l’on peut y perdre ses verres fumés s’ils glissent vers le pare-brise. Il est peu profond et arrondi, alors que son instrumentation aux cercles chromés est des plus faciles à lire. La radio et les commandes du chauffage et de la climatisation sont judicieusement placées au centre. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est la qualité de finition de l’intérieur et la belle allure que les pièces d’aluminium peuvent donner à l’intérieur. La Liberty peut asseoir cinq personnes et son espace de chargement est bon. Pour y accéder, la glace arrière se soulève comme un hayon et le panneau inférieur s’ouvre comme une portière vers la gauche. Le pneu de secours qui y est monté ne nuit pas à la visibilité.

Le vrai premier test de la nouvelle Liberty, c’est au Jeep Jamboree du Mont Glen que j’ai pu le faire. Un Jamboree, c’est une randonnée dans les bois qui met vraiment une Jeep à l’épreuve. J’ai donc passé tout un samedi au volant d’une Jeep Liberty Sport (la Sport a des pare-chocs et extensions d’ailes noirs et un intérieur tout en tissu sans les finitions d’aluminium) dans les sentiers de cette montagne des Cantons de l’Est. Qui plus est, cette Liberty était munie de ses pneus Goodyear Wranglker SR-A d’origine! Il n’y avait peut-être pas beaucoup de boue dans les sentiers, mais suffisamment pour y essayer la Liberty. Résultats? J’ai trouvé la Liberty aussi agile que les autres Jeep dans les sentiers. Le seul problème que j’ai vécu, c’est que la roue de droite a glissé sur une petite souche pourrie qui a cédé sous le poids. La Liberty s’est retrouvée prise par la souche plantée dans le bras triangulaire inférieur, ce que les “ mordus ” de Jeep reprochent à ce véhicule, mais une telle situation risque de ne jamais se reproduire!

Je reste convaincu que la Liberty est une véritable Jeep! Et au prix que DaimlerChrysler du Canada veut la vendre, je n’ai aucun doute qu’elle connaîtra un immense succès sur le marché. Ce n’est que plus tard que nous pourrons mettre la main sur la version à moteur à quatre cylindres. Nous aurons alors l’opportunité de vous en parler.