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Vieux 10/01/2017, 14h19
Jean Bourque Jean Bourque est déconnecté
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Par défaut Dépassements, fiabilité : ce qui devrait changer en 2017

2017 sera une année de changement avec des F1 plus rapide, mais qu'adviendra t-il du spectacle? Voici un article intéressant sur le sujet.

Alors que les F1 seront plus rapides dans le but de rendre les courses plus spectaculaires cette saison, on craint que les dépassements soient moins nombreux que ces dernières années.

Même si les voitures devraient être plus difficiles à piloter, ce qui pourrait mener à davantage d'erreurs et à des résultats surprenants plus fréquents, il semble que l'amélioration des performances rende les dépassements plus difficiles.

Il est intéressant qu'il ait été prédit que les pilotes passeraient 70% du tour à fond sur l'accélérateur cette année à Barcelone, alors que ce n'était que 50% l'an dernier. Quel effet cela va-t-il avoir sur le spectacle ? Pourrions-nous nous retrouver dans une situation où les courses seront moins passionnantes parce que les positions ne changent pas, mais plus imprévisibles parce que la fiabilité redeviendra un facteur majeur ?

Des virages à fond

Lorsque la nouvelle réglementation de 2017 a été annoncée, il ne s'agissait pas de rendre les courses plus animées mais que les voitures soient plus rapides. L'objectif ? Des chronos plus rapides de cinq secondes par rapport à Barcelone en 2015, et il semble que ce soit parti pour être le cas.

La pole position du Grand Prix d'Espagne 2015 était 1'24"681. L'objectif est donc de descendre en moins de 1'20. L'an dernier, Lewis Hamilton a signé la pole en 1'22"000. Par conséquent, il suffira d'une amélioration du même calibre pour atteindre l'objectif des cinq secondes.

Mais l'objectif pourrait bien être dépassé, puisque les prévisions font état d'un gain d'une seconde et demie avec les pneus plus larges de Pirelli. Il est donc probable que les voitures soient largement plus rapides, surtout sur les circuits où l'appui aérodynamique est important.

La semaine dernière, Tim Goss, directeur technique de McLaren, a déclaré que les équipes étaient déjà en train de redéfinir les circuits, car certains virages étaient désormais considérés comme des lignes droites.

"Les ingénieurs définissent un virage comme un point du circuit où le pilote doit lever le pied, diriger et manier la voiture", explique Goss. "S'il prend le virage avec l'accélérateur à fond, nous le classifions comme une ligne droite."

"Alors que les nouvelles voitures iront plus vite, certains 'virages' 2016 seront classifiés comme des 'lignes droites'. Mais vu qu'ils iront bien plus vite, ils seront soumis à bien plus de forces G et cela fatiguera le corps."

Plus de temps sur l'accélérateur

Jusqu'à ce que les F1 2017 fassent leurs premiers tours de roue avec les pneus Pirelli aux premiers essais de pré-saison, fin février, il sera impossible de savoir avec certitude à quel point elles seront rapides. Mais chaque équipe a travaillé sur ses propres simulations et aura sa propre idée des gains attendus pour la saison à venir.

Par exemple, le virage 3 de Barcelone sera pris au moins 30 km/h plus vite cette année et se passera à fond. Les muscles du cou des pilotes seront mis à rude épreuve avec des forces latérales supérieures à 5G.

Selon un ingénieur, qui ne souhaite pas que son équipe soit identifiée, les moteurs de F1 seront utilisés à pleine accélération lors de 70% du tour à Barcelone, alors que l'an dernier, ils n'étaient à la limite que pendant 50%.

Dans le temple de la vitesse qu'est Monza, les données de simulation fournies par Magneti Marelli indiquent qu'en 2016, l'accélérateur était utilisé à fond pendant 69% du tour, mais cette année, cela pourrait être aussi élevé que 80%.

Et la fiabilité ?

Bien sûr, moins de virages, cela fait moins d'opportunités d'erreurs ou de dépassements, mais la présence de davantage de sections à fond aura pour conséquence une pression plus grande sur les voitures et sur les moteurs.

La gestion des moteurs aura un impact d'autant plus grand cette année qu'il n'y aura que quatre unités de puissance disponibles, contre cinq en 2016. En effet, les motoristes se sont mis d'accord, dans le but de réduire les coûts, pour réduire le nombre de moteurs par an à quatre, quel que soit le nombre de courses.

Cela signifie que chaque unité de puissance va devoir durer cinq week-ends entiers. Pendant ce temps, les pilotes pourront attaquer davantage, puisque le carburant sera limité à 105 kg au lieu de 100.

Bien que les développements pour 2017 aient été focalisés sur l'aérodynamique, il serait faux de dire que la puissance moteur ne va pas être aussi importante. Plus d'appui signifie plus de traînée ; de surcroît, les voitures à la carrure plus imposante et aux pneus plus larges vont devoir créer un plus grand trou dans l'air ; les chevaux seront donc particulièrement importants.

Nous n'aurons pas de réponses quant au véritable impact de ce changement avant Melbourne au plus tôt, et même à ce moment-là, la question du spectacle en course demeurera ouverte.

Source Franco Nugnes, Jonathan Noble, Benjamin Vinel, motorsport.com
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