Précédent   Forum GuideAuto.com > 2) Forum - Sports motorisés > F1 / INDYCAR
Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 14/01/2020, 11h10
Jean Bourque Jean Bourque est déconnecté
Maître
 
Date d'inscription: March 2013
Localisation: Québec
Messages: 3 999
Par défaut Bilan 2019 - Le paradoxe Hülkenberg

Fer de lance du projet Renault lors des deux saisons précédentes, Nico Hülkenberg avait une place de cœur à conserver pour sa troisième campagne en jaune... et une place tout court.

En accueillant Daniel Ricciardo comme nouvelle recrue phare à ses côtés, Nico Hülkenberg était mis au parfum mais allait également pouvoir montrer s'il avait du répondant face à un coéquipier considéré comme l'un des meilleurs pilotes de la grille, et déjà plusieurs fois vainqueur en Grand Prix. Le challenge était certes relevé, néanmoins qui aurait pu imaginer il y a 12 mois que 2019 serait peut-être sa dernière année en Formule 1 ?

Lui-même convaincu de conserver son volant alors que l'été approchait, l'Allemand a vu Renault changer son fusil d'épaule en optant finalement pour Esteban Ocon en vue de 2020. Le bec dans l'eau, il n'a pas pu décrocher le baquet qu'il convoitait chez Haas ou Alfa Romeo, ce qui le laissera sur le carreau la saison prochaine. Pourtant, le bilan que l'on peut tirer de sa saison montre qu'il n'a pas à rougir de la comparaison directe avec Ricciardo, mais ce n'est sans doute pas là que s'est joué l'avenir de celui qui a remporté les 24 Heures du Mans en 2015.

En ouvrant la saison par une septième place, Hülkenberg avait donné le sentiment de pouvoir poursuivre sur sa lancée des années précédentes. Bien intégré, il a su mettre à profit cet avantage sur un Ricciardo alors en quête de confort et d'automatismes, et sans doute aurait-il pu engranger de gros points lors du premier quart de la saison sans les ennuis de fiabilité puis d'irrégularité de Renault.

Au terme de la saison 2019, Hülkenberg pointe à une anonyme 14e place au championnat, à cinq places de Ricciardo et surtout avec un retard de 17 points. Un paradoxe, quand on sait qu'il reste celui des deux pilotes qui a le plus souvent terminé dans le top 10, à dix reprises contre huit pour son coéquipier. Oui mais voilà, quand il fallait faire un "coup", c'est l'Australien qui était au rendez-vous. Comme un symbole.

Comme un symbole aussi, cette opportunité en or manquée à domicile lors du Grand Prix d'Allemagne, alors que la pluie était venue bouleverser la hiérarchie et que plusieurs favoris s'étaient retrouvés au tapis. Hülkenberg aurait pu être un candidat au podium, mais il était parti lui aussi à la faute. Un sentiment de déjà vu pour celui qui détient un record dont il se serait évidemment bien passé : 177 départs en Formule 1 sans jamais monter une seule fois sur la "boîte".

Salué, déjà regretté… mais sur la touche
Pilote solide, aux références reconnues de tous, Hülkenberg aura traversé la décennie qui s'achève avec l'étiquette d'un éternel espoir, devenue celle d'un pilote au potentiel clairement identifié mais jamais totalement concrétisé, non sans rappeler la destinée de l'un de ses compatriotes en la personne de Nick Heidfeld. Lui l'affirme, il part sans aucun regret, tout en conservant l'ambition de retrouver un jour les Grands Prix. Si l'occasion se présente… Car à 32 ans, l'Allemand s'expose au risque d'avoir "fait son temps" et d'être rapidement oublié. Sans aucun doute, il n'est pas question de talent ou de capacité, mais de timing et de présence au bon endroit au bon moment.

Lorsqu'il a rejoint Renault en 2017, on pensait Hülkenberg enfin sur orbite, ayant décroché le contrat d'usine que beaucoup considéraient comme une récompense méritée pour lui. L'aventure tricolore ne lui a finalement pas souri et sans aucun doute a-t-il été une victime collatérale de la crise de croissance du Losange, ce dernier ayant peut-être sous-estimé le temps nécessaire pour se rapprocher des top teams. Le dossier Hülkenberg est celui de tous les paradoxes, celui d'un pilote que de nombreux observateurs n'imaginaient pas sans volant en F1 pour 2020, celui d'un pilote salué et regretté par une équipe qui a toutefois décidé de s'en séparer. C'est l'histoire d'un pilote qui "aurait pu"...

Source Basile Davoine, motorsport.com
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

Les balises BB sont activées : oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : oui
Le code HTML peut être employé : non

Navigation rapide


Fuseau horaire GMT -4. Il est actuellement 23h59.


Powered by vBulletin® Version 3.8.6
Copyright ©2000 - 2020, Jelsoft Enterprises Ltd.
Version française #23 par l'association vBulletin francophone