Chevrolet Sonic LTZ 2012 – L’ambitieuse

ESSAIS ROUTIERS par Daniel Charette, juillet 2, 2012

APPRECIATION DE: Chevrolet - Sonic ltz 2012

  • Consommation:
  • Qualite-prix:
  • Esthetique:
  • Confort:
  • Performance:
  • Appréciation générale:

La Chevrolet Sonic LTZ 2012 n’est pas une sous-compacte comme les autres. Par conséquent, sa première mission était d’utiliser tous les moyens pour rompre toute affiliation avec la précédente Aveo. Pour ça, pas de doute : elle a réussi. Est-elle pour autant la nouvelle référence du segment?

Faire mieux que l’Aveo n’était pas si difficile étant donné que ce modèle d’origine coréenne était en service depuis plusieurs années. La Sonic 2012 en reprend pourtant certains traits, mais y ajoute un dynamisme rafraîchissant. Difficile de ne pas remarquer le regard sombre de cette petite puce qui semble prête à bondir. Le dessin des phares, pour le moins original, est agréable à l’œil, mais l’absence d’une lentille affleurante pour couvrir les optiques circulaires mérite réflexion. Non seulement il s’agit d’un pas en arrière du côté de l’aérodynamisme, mais ces recoins concaves promettent également d’amasser saleté et moustiques tout en étant très difficiles à nettoyer.

La Chevrolet Sonic 2012 poursuit l’audace du design à l’intérieur en optant pour un bloc d’instrumentation fortement inspiré du monde de la moto. Simple à consulter, ce dernier occupe très peu d’espace, permettant une excellente visibilité. Vers l’arrière par contre, on ne peut en dire autant, l’angle mort étant assez important dû à la largeur du pilier C. Dans l’automobile et plus encore chez les sous-compactes, l’allure vend beaucoup et Chevrolet l’a compris et ne manque pas de le faire savoir à son jeune auditoire au moyen de campagnes publicitaires où tout un univers, voir un style de vie semble graviter autour de la Sonic. À l’utilisation, on déchante quelque peu…

Inachevée

Si la Sonic LTZ 2012 essayée était un modèle de pré-production, on dirait que ça promet et on aurait hâte de voir la version définitive. Malheureusement, aussi saine soit son architecture, certains irritants auraient dû être corrigés avant la commercialisation. Ainsi, la plateforme rigide qui autorise une tenue de route plus qu’acceptable est jumelée sur le modèle LTZ, à un moteur turbocompressé difficile à exploiter.

Face à ses concurrente, elle possède quelques arguments de taille, par exemple une boîte manuelle à 6 rapports. Mais ne vous enthousiasmez pas trop rapidement. Cette boîte ne brille pas aussi bien sur la route que sur papier. En fait, son étagement est carrément à revoir.

La première vitesse est si courte qu’on est sans cesse projeté en avant et en arrière au simple toucher ou relâchement de l’accélérateur lorsque la congestion exige que l’on maintienne une vitesse inférieure à 10 km/h. Oubliez toute de suite le second rapport : vous devrez rétrograder en première dès qu’un peu d’espace se libère devant vous, car le couple à bas régime brille par son absence. Les rapports supérieurs sont si surmultipliés, qu’on se surprend à rouler à 120 km/h en 4e, puisque le régime de 3500 tr/min est plutôt normal pour une sous-compacte à cette allure. On décide alors de passer en 5e, puis en 6e afin d’économiser du carburant, mais à tout juste 2000 tr/min à 120 km/h, on peine à maintenir sa vitesse et ça devient impossible à la moindre inclinaison de la chaussée.

Finalement, la consommation moyenne ville/route s’est chiffrée à 7 L /100 km/h lors de mon essai.

Plus grande qu’elle n’y paraît

Dans l’habitacle de la Chevrolet Sonic 2012, l’espace ne fait aucunement défaut. La seule restriction au gabarit provient de l’étroitesse des baquets avant sur lesquels les plus costauds dépasseront probablement de chaque côté. Pour le confort, ça ne pose pas problème, du moins sur de courtes distances.

Après plus d’une heure de route, il arrive parfois qu’on ait besoin de se soulever légèrement de son siège, ne serait-ce que pour respirer du dos par grande chaleur ou réajuster ses vêtements. On ne réalise normalement pas que l’on fait ce petit geste, jusqu’à ce qu’on prenne bord dans la Sonic et qu’on se confronte à une ceinture de sécurité qui refuse de s’étirer à la taille. La seule façon de mettre la main dans ses poches est donc de défaire sa ceinture : pour la sécurité, ce n’est pas l’idéal.

Au chapitre de l’équipement, la LTZ en propose beaucoup. La liste inclut la climatisation, une caractéristique quasi indispensable pour de nombreux acheteurs. Les glaces latérales s’ouvrent aussi électriquement. Cependant,  le bouton de verrouillage des portières est un mauvais clin d’œil au passé en étant logé sur la partie supérieure du panneau de portière et rend intolérable l’appui du bras sur son rebord.

Remplie de potentiel, la Chevrolet Sonic devra être peaufinée avant de pouvoir se présenter comme une référence dans la catégorie. N’étant pas tout à fait une aubaine, mieux vaut s’en tenir à une version plus prolétaire afin de maximiser le rapport qualité/prix. La transmission manuelle à 6 rapports n’est en rien supérieure à celle à 5 rapports et le simili cuir de la LTZ est aussi peu convaincant que nauséabond lorsqu’exposé au soleil et à la chaleur toute la journée. Souhaitons que Chevrolet améliorera sa Sonic, car si ce n’était que de sa bouille sympathique, tout le monde l’adopterait!

FICHE TECHNIQUE : Chevrolet Sonic 2012

  • Prix de base 16 240 $
  • Prix du modèle essayé 21 595 $
  • Modèles : berline 4 portes et 5 portes à hayon
  • Entraînement : traction
  • Moteurs : L4, DACT, 1.4 L turbocompressé (LTZ)/ L4 de 1,8 L à DACT (base)
  • Puissance : 138 chevaux à 4 900/ 138 chevaux à 6 300
  • Couple (lb-pi – tr/min) : 148 lb/pi  à 2 500/125 à 3 800
  •  Boîte : manuelle 6 rapports
  • Principaux rivaux : Fiesta de Ford, Fit de Honda, Accent de Hyundai, Yaris de Toyota