Cadillac SRX 2010 : heureuse métamorphose

ESSAIS ROUTIERS par Sylvie Rainville, mars 3, 2010

La première génération de la SRX (2004-2009) a eu du mal à trouver son identité. Cette Cadillac imposante dotée de trois rangées de sièges ressemblait à une familiale à talons hauts. Et devant ses concurrents – fort nombreux – portant le titre de multisegment ou d’utilitaire sport de luxe, ses arguments ne faisaient pas le poids.  Mais cette fois-ci, le constructeur a concocté une version aux dimensions plus modestes où l’espace est optimisé au maximum. Le constructeur a également pris soin de lui offrir des moteurs moins gourmands.

Oubliez l’ancien modèle. La SRX 2010 nous arrive complètement redessinée et repensée.  Tout d’abord, la nouvelle mouture repose sur une toute nouvelle architecture. Autrefois, la SRX était basée sur une version modifiée de la plateforme Sigma, la même que la Cadillac CTS. Les clients avaient donc le choix entre une propulsion ou une intégrale.  Dans le cas de la deuxième génération, la nouvelle plateforme est aussi conçue pour la transmission intégrale, mais le mode d’entraînement de base est à traction.

À l’extérieur, on remarque ses nouvelles lignes plus modernes et son format moins encombrant. En fait, la SRX n’a perdu que 116 mm en longueur (4,7 po).  Sa ligne de toit moins élevée (52 mm ou 2 po) et sa largeur hors-tout augmentée (66 mm ou 2,6 po) donnent l’effet visuel que le véhicule est beaucoup moins imposant.

Les seuils des portes qui s’illuminent quand on ouvre les portes, comme pour vous accueillir à bord font bel effet. Dans l’habitacle élégant et de conception soignée, le fabricant a éliminé la troisième banquette qui était plutôt destinée aux enfants.  L’objectif est d’offrir un confort optimal à cinq passagers et surtout, un compartiment de chargement pouvant accueillir tous leurs bagages.

Auparavant, l’espace derrière la banquette de troisième rangée ne convenait pas du tout (238 L). Lors d’une visite au supermarché, il fallait absolument replier les sièges de la troisième rangée pour ranger les provisions d’une famille de quatre personnes ou plus. Maintenant, la capacité de chargement est de 839 litres derrière la deuxième rangée. Cette dernière se rabat pour offrir une capacité maximale de 1 733 litres. L’espace utilitaire comprend un système de gestion du chargement avec rail en U fort pratique.

Le V8 disparait

Sous le capot, les changements se feront surtout sentir à la pompe.  Cadillac a troqué le V6 de 3,6 L pour un 3 L, mais ce dernier profite de la technologie de l’injection directe qui a l’avantage de réduire la consommation de carburant et de pimenter les performances.  Le nouveau moteur de base, malgré sa plus petite cylindrée, développe plus de puissance que l’ancien de 3,6 L.  Cependant, le couple est similaire.  Le 3 L produit 265 chevaux à 6 950 tr/min et 223 lb-pi de couple à 5 100 tr/min tandis que l’ancien 3,6 L livrait une puissance de 255 chevaux et un couple de 254 lb-pi.  Seule différence, c’est que l’ancien moteur atteignait son couple maximal à 2 800 tr/min.  Les accélérations sont donc un peu plus lentes avec le 3 L, mais la puissance est tout à fait adéquate. Il faut préciser que la version à l’essai était équipée du rouage intégral, ce qui peut affecter la puissance.

En remplacement du V8 optionnel, Cadillac propose une option plus écologique et moins gourmande en carburant.  Cependant, il vous faudra oublier le son mielleux du huit-cylindres et faire le deuil de 20 chevaux, mais en récompense, le nouveau V6 de 2,8 L turbocompressé vous livrera un couple généreux de 295 lb-pi disponible dans son intégralité à environ 2 000 tr/min.  La traction intégrale est offerte de série sur ce modèle et en option avec le moteur de 3 L.

Mentionnons également que la transmission intégrale fait partie des améliorations.  Ce nouveau système plus prompt à réagir et plus efficace a été développé en partenariat avec Haldex, un leader dans le domaine.  Le système est doté d’un différentiel à glissement limité électronique qui distribue le couple entre les deux essieux et entre les deux roues de l’essieu arrière. La suspension indépendante comprend un système d’amortissement en temps réel qui, de concert avec la TI, ajuste le taux de flexion des amortisseurs en fonction des conditions de la route.

Grâce à ces motorisations modernes et aux nouvelles boîtes automatiques à six rapports (Hydra-Matic pour le 3 L, Aisin Warner pour le turbo), la consommation en carburant est considérablement améliorée, même sur les modèles équipés de la traction intégrale.  La consommation de la SRX (ville/route/combinée) est de 11,5 / 8,0 / 9,9 litres en traction avant et de 12,2 / 8,8 / 10,7 litres en traction intégrale. Si on compare avec les modèles 2009, les versions intégrales 2010 consomment moins que les versions à deux roues motrices 2009. Par exemple, le modèle V6 de base à deux roues motrices de la SRX 2009 avalait 14,1/8,8, 11,7 litres de carburant.

Sur la route

La suspension est ferme, mais ne cause pas d’inconfort aux occupants.  À moins que vous n’optiez pour les roues de 20 po optionnelles.  Les roues en alliage de 18 po de série vous offriront un meilleur confort de roulement et le coup sera moins dur sur votre budget lorsqu’il sera temps de les remplacer. La direction hydraulique plutôt qu’électrique donne une bonne sensation de la route.  Malgré ses dimensions et son poids, le véhicule s’est révélé agile. Et il ne se débrouille pas trop mal dans les virages. Ses voies plus larges que celles de l’ancienne version contribuent à une stabilité supérieure sur la route.

Trouver une position de conduite optimale est un jeu d’enfant avec les pédales ajustables à commande électrique (en option) ainsi que le volant télescopique et inclinable (de série). Toutefois, il n’est pas doté d’un dispositif chauffant, même en option. Par ailleurs, la caméra de recul s’avère essentielle en raison de la visibilité réduite à l’arrière.

Technologies au menu

L’équipement de série comprend une panoplie de commodités, incluant le régulateur de vitesse, la climatisation, les sièges avant chauffants à réglage électrique, la mémorisation, le verrouillage électrique et les rétroviseurs à commande électrique.

Parmi les options, on trouve un écran de navigation escamotable au tableau de bord avec images tridimensionnelles, des phares adaptifs qui pivotent en fonction de la direction du véhicule, un hayon à commande électrique à hauteur d’ouverture programmable, un disque dur intégré pour le stockage de musique et un système de divertissement arrière à deux écrans. La téléphonie Bluetooth est offerte de série, tout comme la navigation pas à pas OnStar pour les acheteurs qui ne prennent pas le système de navigation.