Cadillac CTS 2003 : une Cadillac avec du style!

ESSAIS ROUTIERS par Sylvie Rainville, March 20, 2002

Depuis la présentation de la nouvelle berline CTS, j’étais impatiente d’essayer cette voiture, qui ne m’avait pas laissé indifférente. Avant que Cadillac prenne cette tangente radicale, dans la stylique de leurs véhicules, j’associais cette marque à une génération passée. Les choses ont commencé à changer, avec l’apparition de l’Escalade, un immense véhicule affichant les lignes angulaires et agressivement attirantes et modernes que l’on peut détecter sur la CTS, ainsi que sur le Cabriolet XLR 2003 de Cadillac. En lançant la CTS, Cadillac prouve qu’il a su mettre à profit ses cent ans d’expérience en automobile, pour développer des produits innovateurs s’ajustant aux nouvelles technologies et aux goûts actuels pour plaire à une nouvelle génération de consommateurs. À première vue, la Cadillac est belle sous tous ses angles, particulièrement sa devanture, qui affiche un air déterminé et fonceur. Le modèle à l’essai, la version sport, comprend le groupe Deluxe, en plus de jantes en aluminium poli de 17 po avec pneus à cote V, une suspension sport à correcteur d'assiette automatique à l'arrière dotée du système de suspension « Stabili Trak », des garnitures de frein haute performance et une direction à crémaillère à assistance variable selon la vitesse.

À l’intérieur, vous serez comblé par le luxe qui vous entoure, à débuter par les sièges en cuir chauffants, qui épousent les formes de votre corps. Le siège du conducteur bénéficie d’un ajustement à commande électrique, en 8 positions. Le passager avant, peut régler manuellement son siège en 4 positions, à l’aide de commandes. Si vous partagez le véhicule avec un autre conducteur, vous apprécierez le dispositif de mémorisation du siège. A l’arrière la banquette présente un accoudoir intégré ainsi qu’une trappe d’accès au coffre, fort utile pour ranger des objets plus longs. Les passagers se sentiront un peu à l’étroit, mais, en général, le confort du véhicule a été apprécié des occupants. D’ailleurs, tous ceux qui m’ont accompagnée durant cet essai routier, ont été surpris et émoustillés, autant par L’esthétique extérieure et intérieure, que par les performances et la tenue de route de cette berline sportive. Le tableau de bord ainsi que le pavillon regorge de commandes et d’informations, qui requièrent une bonne lecture du manuel d’instruction. Ma première erreur a été de me lancer sur la route, sans l’avoir consulter. Après quelques minutes au volant, j’ai réalisé que les lumières de courtoisie restaient allumées. À force de jouer avec les différentes commandes, j’ai finalement trouvé le fameux bouton, mais seulement au deuxième essai. Ma première tentative m’a donné un résultat assez étonnant quand, à la pression du bouton, la voix d’un de mes collègues journalistes, ayant fait l’essai du véhicule la semaine précédente, a retenti dans le véhicule. J’avais fait la découverte du « Travel note », un magnétophone numérique qui vous permet d’enregistrer des informations. Une petite invention fort utile pour ceux qui utilisent leur véhicule pour le travail et qui n’ont pas toujours accès à un bloc note et stylo. Le volant, réglable et gainé de cuir, loge les commandes de climatisation, le régulateur de vitesse, la reconnaissance vocale, le système sonore et fonctions programmables pour le ventilateur intérieur, l’antipatinage et système de navigation offert en option. Au milieu de la planche de bord, on retrouve le système de chauffage à et climatisation à deux zones, la chaîne audio Bose comprenant lecteur de cassette et chargeur 6 disques ainsi que le centralisateur informatique. La sécurité n’a pas été laissée de côté, lors de la conception du véhicule, en commençant par sa cage de sécurité qui cuirasse l’habitacle. Six sacs gonflables, protègent les occupants des collisions frontales et latérales, et même lors de tonneaux, puisque la doublure du pavillon est munie de coussins gonflables qui s’étendent sur toute la longueur du toit.

Son architecture de propulsion et son moteur V6 de 3,2 litres jumelé à une boîte automatique à 5 vitesses avec commandes électroniques, vous réservent des heures de plaisir, sur la route. Le mode Sport, ne m’a pas toutefois convaincue, à cause des rapports saccadés. S’il me fallait choisir, j’opterais pour la boîte manuelle qui procure une sensation plus sportive au volant. La horde de 220 chevaux et le couple de 218 li-pi, sont satisfaisants, mais les amoureux de puissance en exigeront davantage. Le réglage de la suspension, finement ajustée, et le travail des freins sont remarquables. La nouvelle Cadillac est également dotée d’un mode hiver qui, grâce à un circuit de freinage antiblocage à quatre canaux et d’un antipatinage toutes fonctions, vous permet de garder le contrôle du véhicule lorsque vous devez freiner sur une surface glissante. Ce système s’est avéré fort efficace, après une averse de pluie verglaçante qui s’est peu à peu transformée en neige. Le thermomètre ayant descendu de plusieurs degrés, la route était très glissante, mais la CTS n’a jamais quitté sa trajectoire. Trois versions vous sont proposées, soit le modèle de base à 39 900 $, la version de luxe à 44 360 $ et la sportive de luxe à 42 450 $. La version de base est fort bien équipée, mais ne comprend pas l’ajustement électrique du siège du passager, la mémorisation ainsi que le système anti-vol, le « Travel Note » et quelques autres petits gadgets. C’est avec regret que j’ai dû remettre les clefs, après seulement une semaine d’essai. Ceux qui se procureront ce véhicule, réaliseront bien vite qu’il y a encore bien des choses à découvrir, après cette courte période.