BMW Série 3 2001 : muscle intégral

ESSAIS ROUTIERS par Sylvie Rainville, octobre 25, 2000

Avec plus de chevaux et plus de couple, la Série 3 de BMW ne peux que mieux se porter. En Bavière, nous avons goûté les vertus d’un nouveau six cylindres en ligne de 3,0 L appelé M54. Cette évolution du M52, le 2,8 L des 328i, produit 30% plus de puissance, soit 231 chevaux au lieu de 193. Il remplacera rapidement le 2,8 L des BMW 328, qui céderont leur place au coupé et au cabriolet 330Ci et à la berline 330i. Grâce au système de calage variable de soupapes Double VANOS, ce 3,0 L brille par sa douceur de fonctionnement. Il développe 90% de son couple (221 lb-pi) dès qu’il tourne à 1 500 tours, assurant des reprises musclées, même à très haute vitesse. Nous l’avons constaté sur le tronçon de l’autobahn 92 entre Munich et Deggendorf… Ce moteur est jumelé à une boîte manuelle-automatique Steptronic à cinq rapports. Oubliez la boîte manuelle.

Ce moteur permet à BMW d’offrir un rouage intégral (option de 3 100$) sur la berline, renommée 330xi, un système à quatre roues motrices semblable à celui de l’utilitaire X5. En conditions normales, 38% du couple moteur va aux roues avant et 62% aux roues arrière, une répartition asymétrique destinée à reproduire le comportement “équilibré” d’une Série 3 conventionnelle, précisent les gens de BMW. Si, toutefois, le module ADB-X (pour Automatic Differential Brake, un système de répartition électronique de freinage) du système antidérapage DSC (Dynamic Stability Control) détecte qu’une roue perd de l’adhérence, il la freine et retransmet le couple vers les autres roues qui ne patinent pas. Ce système évite l’encombrement et le poids de différentiels autobloquants, mais un usage intensif peut réduire la vie utile des freins. BMW a d’ailleurs prévu un système de contrôle destiné à éviter la surchauffe des freins. La 330xi se distingue peu d’une 330i. Elle porte un sigle “xi” derrière et sa garde au sol est supérieure de 1,7 cm pour faciliter la circulation sur des chemins peu hospitaliers. Le rouage intégral impose un rayon de braquage de 0,4 m supérieur seulement et une consommation d’essence additionnelle de 0,8 L aux 100 km. C’est bien peu compte tenu du gain en sécurité active. “Nos BMW ont l’antipatinage et une répartition idéale de leur masse. Maintenant, nous offrons aussi quatre roues motrices pour ceux qui veulent une meilleure traction. Mais n’allez pas croire que toutes les BMW auront bientôt quatre roues motrices”, s’est empressé de nous préciser le Docteur Schmidt, le vice-président responsable du développement des moteurs chez BMW AG, lors de la présentation. Une affirmation pleine de conviction, presque dogmatique…